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vendredi 18 août 2017
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Baromètre de conjoncture des entreprises du Mali: 36% des intervenants exercent de façon déloyale

Le Rapport de synthèse du baromètre de conjoncture des entreprises du Mali, édition 2014, a été rendu public, hier, au siège du Conseil national du patronat du Mali. L’enquête réalisée par l’Institut africain de l’entreprise, auprès de 157 entreprises, entre mai et juillet 2014, révèle qu’au Mali, 36% des concurrents sont déloyaux.

Le baromètre de conjoncture des entreprises du Mali est une initiative du CNPM, qui consiste à identifier le point de vue des chefs d’entreprises sur le climat dans lequel leurs affaires se créent et se développent. L’enquête a été réalisée auprès de 157 entreprises, entre mai et juillet 2014 par l’Institut africain de l’entreprise.

Ont pris part à la cérémonie de présentation du rapport, les membres du bureau du Conseil national du patronat, notamment son président, Mamadou SIDIBE; les représentants des départements ministériels ; des entreprises ; des partenaires techniques et financiers, entre autres.

Dans son exposé, le directeur de l’Institut africain de l’entreprise, Daha Tidaine BA, a précisé que l’objectif du baromètre de conjoncture des entreprises est de montrer d’une année sur l’autre l’évolution de la conjoncture dans laquelle les entreprises se créent et se développent surtout l’évolution du moral et des priorités des chefs d’entreprises.

L’édition 2014 révèle certains constats, entre autres: L’an 2013 peut être considéré comme une année de transition vers une reprise d’activités; 7/10 entreprises ont investi en 2013 et elles ont globalement maintenu leurs effectifs. L’offre des qualités est moyenne avec une disponibilité suffisante; les attentes sont fortes sur les marchés du financement et du foncier d’entreprise.

Les entreprises estiment que l’offre s’améliore un peu en termes de qualité, mais que les règles du jeu en matière de concurrence demeurent peu transparentes, avec des concurrents peu loyaux.

Les entreprises sont peu satisfaites des infrastructures de base; et indexent plus particulièrement les réseaux d’énergie et d’eau, les infrastructures d’assainissement ainsi que l’immobilier et le foncier d’entreprise (zones industrielles et zones d’activités).

Le cadre réglementaire et les institutions d’appui aux entreprises sont jugés peu efficaces.

Les dirigeants d’entreprises se situent dans une perspective optimiste dans la mesure où ils annoncent la poursuite des investissements en 2014 et des prévisions d’accroissement de leurs activités.

Les attentes demeurent fortes vis-à-vis de l’État et des institutions publiques, notamment pour la stabilité politique, l’assainissement des pratiques sur les marchés, la sécurité juridique et judiciaire, l’accès aux financements.

S’agissant des performances réalisées en 2013, selon l’étude présentée par M.BA, 43% des entreprises ont maintenu leur effectif,  malgré les baisses d’activités et de trésorerie qu’elles ont connues.

Les meilleurs niveaux de chiffres d’affaires et d’investissement viennent des entreprises étrangères. ¼ entreprise détient des créances sur l’État, créances qui sont de plus de 6 mois pour 78% du montant total.

L’année 2013 peut être considérée comme une année de reprise timide, car plusieurs entreprises ont limité la dégradation économique, amorcée en 2012.

Les grandes entreprises ont mieux résisté. Leurs chiffres d’affaires ont progressé pour 47%; leurs trésoreries ont connu des hausses.

La crise de 2012-2013 a été gérée de façon différente par les entreprises. 7/10 entreprises ont procédé à des baisses d’activités; 1/10 à la fermeture temporaire; 1/9 a procédé aux licenciements.

Les entreprises expliquent, en grande partie, leurs performances, non pas par des facteurs externes, mais par des facteurs internes.

Les dirigeants d’entreprises enquêtés perçoivent leurs marchés comme très concurrentiels, avec des entreprises qui innovent peu et qui ne coopèrent quasiment pas, avec des règles du jeu peu transparentes et des concurrents peu loyaux.

Le cadre institutionnel et réglementaire est peu efficace et joue peu son rôle de régulation.

Pour les chefs d’entreprises, les infrastructures comme le fret aérien, les réseaux de téléphonie,  d’eau, routiers, les services postaux, les transports routiers, le fret ferroviaire…

Les dirigeants d’entreprises connaissent peu les institutions et structures d’appuis et estiment qu’elles sont peu efficaces. Ils connaissent également peu le cadre réglementaire qui les régit.

Par rapport à la prévision, ¾ des entreprises annoncent des hausses de chiffres d’affaires, ainsi que de résultats et de trésorerie pour 2014.

88% des entreprises pensent qu’en dehors de la stabilité politique et la sécurité intérieure, l’État prend peu en considération leurs préoccupations.

Toutes les entreprises enquêtées ont pour défi commun: l’efficacité organisationnelle et de l’amélioration des performances du personnel.

Par Hamidou TOGO et Mariama KABA (Stagiaire)

 




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