Search
mercredi 20 septembre 2017
  • :
  • :

Barrières contre la croissance économique: plaidoyer d’Ibrahim TOGOLA à Copenhague

La plateforme des jeunes du Mali « Anw tè son», le creuset de toutes les sensibilités de la jeunesse de la majorité présidentielle, de l’opposition et de la société civile, a organisé, samedi et dimanche dernier, les journées de réflexion sur la contribution aux pourparlers inclusifs d’Alger. Objectif affiché: fédérer les visions et les solutions des jeunes du Mali en apportant des éléments susceptibles de mieux accompagner les négociateurs et l’équipe de médiation, tout en garantissant une acceptation par tous des futurs accords.

Le président du Réseau-climat Mali, le Dr Ibrahim TOGOLA, a participé, en octobre dernier, au «Global green grow forum» (Forum global international de croissance), à Copenhague. Au cours d’une rencontre dinatoire, le week-end dernier, il a informé la presse des enjeux de ce rendez-vous pour le développement de notre continent dans années à venir ainsi que les efforts déployés déjà par son ONG, «Niètaa-group», dans ce sens.

Le président du Réso Climat Mali, à travers son président, a participé à ce Forum à titre d’expert en entreprenariat sociale aux côtés de de hautes personnalités maliennes et africaines dont Mahama DRAMANI, Président du Ghana, Hailemariam DESALEGN, Premier ministre de l’Ethiopie ; Mogens JENSEn, ministre du Commerce et de la Coopération au développement du Danemark et Vimal Shah BIDCO, président du Secteur Privé Alliance du Kenya.

La rencontre, Selon M. TOGOLA, s’est déroulée, les 20, 21 et 22octobre 2014, à Copenhague, sur le thème: «

Il s’agissait d’animer un panel, sur comment l’Afrique peut répondre aux attentes placées en elle par le reste du mode, en matière de développement, dans les prochaines décennies. Ce qui pose selon lui, la problématique du développement durable de notre continent qui a aujourd’hui un milliards de personnes. Cette population, dit-il, va atteindre les 2milliards, en 2050. A partir de cette date, les ¼ de ces jeunes cadres seront en activité. Donc, l’Afrique va être la locomotive du dévalement, à travers le monde, a expliqué M. TOGOLA.

Il s’agissait donc, lors du rendez-vous de Copenhague, de poser les jalons de cette prise de conscience pour une Afrique de demain, a fait savoir l’expert malien.

«Nous devons faire en sorte que cette jeunesse africaine prenne conscience qu’il est un acteur incontournable du développement, un développement plus vert et plus durable. En la matière, je pense que le défi malgré qu’il soit énorme peut être relevé. Car, le continent a une richesse énorme inexploitée», a martelé le président du Reso-climat Mali. Il faut commencer à renverser la tendance au niveau de l’accès à l’éducation et à la formation à hauteur d’au moins 60% et à l’électricité à hauteur de 80% de la population, a-t-il préconisé. L’impact de ces actions peut être déjà important et positif sur l’économie.

«Nous avons de bons ingénieurs, de bons cadres et à la base aussi, il y a une population motivée agriculteur, éleveur, pêcheur. Le défi qui se pose c’est de former des ressources humaines intermédiaires (de bons tailleurs, de bons maçons, de bons électriciens pour pouvoir tirer la croissance. Concernant nos économies africaines je pense que la pyramide est renversée, c’est-à-dire que nous avons moins ingénieurs, des économistes, beaucoup de juristes, etc. cette politique ne nous permet pas de construire une économie durable bien articulée. Il ne faut surtout pas que le monde producteur africain soit seulement producteur de matière première. A côté des matières premières, dans les zones rurales, il faut des ressources capables de les valoriser, de créer de la valeur ajoutée», a-t-il indiqué.

C’est pourquoi, «Niètaa group», au sein duquel évoluent M. TOGOLA et ses compagnons, a axé son intervention, depuis quelques années sur la création de valeur ajoutée.

«Je suis au Mali maintenant ça fait 15 ans et nous n’intervenons que dans les domaines qui attirent la croissance locale à savoir, l’accès aux énergies renouvelables et le développement de l’agriculture et la création des compétences.

«Nous avons comme mission de faire en sorte que nos partenaires n’aient plus besoin de notre apport, une fois que nous serons appelés à partir. Qu’ils soient les maîtres de leur propre destin. Nous nous mettons toujours dans une position d’accompagnement. Nous avons décidé de créer notre structure de micro finance pour appuyer l’économie locale, cela est plus souhaitable», a expliqué Ibrahim TOGOLA.

Il faut noter que cet rendez-vous de Copenhague s’inscrivait dans la ligne droite du sommet de l’Union Africaine, tenu en Janvier 2014, à Addis-Abeba où, il a été reconnu que le chemin pour parvenir à une croissance inclusive et verte en Afrique, passe par le renforcement des chaînes de valeur, une meilleure gestion des ressources naturelles, et l’infrastructure appropriée.

Par Sidi DAO

 




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *