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mardi 20 avril 2021
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Bétisier

A Mopti, les jihadistes qui évoluent en modes amphibie et camouflage, dernière le fleuve, ont l’outrecuidance de le faire en mode visible, provoquant une avalanche de dénonciations des populations et une lésion dans la fierté nationale. Pendant ce temps, le Cousin national qui n’a pas l’écouvillon exemplaire donne le bâton pour se faire battre, en raison d’un artifice des artifices de solution. Pis, il commet le sacrilège de s’affubler du foulard des pionniers, pendant que, dans une indifférence quasi-générale, l’Association des pionniers du Mali se meurt. Comble de paradoxe, pendant que l’on demande à gorge déployée la redynamisation de l’éducation civique, ce mouvement qui est le creuset de la citoyenneté s’étiole, sombre dans la dégénérescence. C’est le sujet de votre Bêtisier du jour.

Insécurité à Mopti : l’amer paradoxe !
En dehors d’une poignée de localités, toute la région de Mopti est baignée dans une insécurité totale, témoignent plusieurs habitants à l’image de M. CISSE qui denonce, à la faveur de la visite du Cousin national dans ladite région : « aucun soldat ne peut se rendre par exemple derrière le fleuve. Et les populations de ces zones sont laissées à leur compte ». L’un des conseillers de la ville de Konna, Demba SAMOUKA a constaté avec regret que la situation sécuritaire s’est détériorée dans les localités de la commune rurale de Konna. De 2013 à nos jours, la situation sécuritaire ne s’est pas améliorée. Bien au contraire, elle s’est dégradée puisqu’il y a toujours des zones où l’Etat n’est pas encore présent. Ces villages sont fréquemment soumis au diktat des groupes armés. Même le Cousin national confesse qu’il faut recentrer les opérations militaires, de sorte que les Bledards ne se considèrent pas pour des laissés-pour-compte et que se perpétue le cycle de création des milices d’auto-défense.
Les Bledards (déplacés intérieur ou pas) ne parlent pas sur la foi d’un faisceau de présomptions, mais de preuves concrètes, d’éléments tangibles. Ils sont tout sauf des hâbleurs et des mythomanes. Ainsi ce n’est pas seulement Farabougou qui vit sous état de siège ; il y a une tendance à la généralisation du blocus imposé par des psychopathes marchands d’illusion. Ils profitent du vide laissé par l’armée malienne pour contrôler des localités supplémentaires.
Pourtant, à en croire le site américain Global Fire Power (GFP), dans son classement 2019 des puissances militaires africaines où 34 pays du Continent ont été analysés afin de déterminer les poids lourds du en matière de défense, le Mali occupe la 18e place devant le Botswana, le Cameroun, la Côte-d’Ivoire, le Ghana, le Mozambique, le Soudan du Sud, le Niger (25e), la République du Congo, Madagascar, la Namibie, le Gabon, la Mauritanie (30e), la Somalie, la République centrafricaine, la Sierra Léone, le Libéria. Le classement GFP se base sur cinquante critères, dont le nombre de militaires actifs, la force navale, la disponibilité du carburant pour les opérations militaires, le nombre d’avions de chasse, le budget consacré à la défense et la flexibilité logistique.
Le rang du Mali qu’il doit à une politique volontariste de réarmement moral et matériel est honorable. La montée en puissance des FAMa est un fait dont témoignent même les petits gobies, tout comme il est évident que l’Armée malienne paie le plus lourd tribut à cette guerre contre le terrorisme.
Mais le bluff ne mène pas loin. Recentrer les opérations militaires est un feu d’artifice, de tous les artifices. Le Cousin national, par cette déclaration donne le bâton pour se faire battre.
Au lieu de philoter et de filouter les Bledards qui sont loin d’être des benêts avec béret, il faut introduire une clause de revoyure pour décaler les opérations militaires derrière le fleuve. Parce que si ailleurs, les séides de Iyad et Kouffa évoluent en mode amphibie, en mode camouflage, derrière le fleuve, ils sont en mode visible et depuis longtemps. Ce que les Bledards attendent, c’est de briser cette souveraineté usurpée sur une partie du territoire national derrière le fleuve. Ils en ont par-dessus la tête de naviguer de petites frustrations en grandes déceptions, en raison d’une coexistence qui est tout sauf pacifique, dont personne demandeur. L’article 1er de notre Constitution dispose : ‘’la personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne’’.

Foulard pionnier : le sacrilège des gros bonnets
Après le Ninja national, c’est le Cousin national qui s’exhibe et se tourne en dérision. Depuis plusieurs années que le Mouvement pionnier national patauge dans la décrépitude, dans l’indifférence quasi générale, ceux qui ont pour mission de maintenir son flambeau allumé, profitent de toutes les sorties à l’intérieur du pays pour s’affubler du foulard des pionniers ! Sacrilège.
Autant lors de la Conférence d’entente nationale que du Dialogue National Inclusif (DNI), les participants ont recommandé de mettre l’accent sur la formation civique.
Pourtant ce cadre de formation existait à travers le Mouvement des pionniers du Mali créé en avril 1960, avant de devenir l’Association des pionniers du Mali (APM) en juillet 1994. Mais, sa mission est toujours centrée sur l’éducation et la formation.
Le Mouvement pionnier est un tremplin de la construction citoyenne. Le mouvement pionnier est un cadre d’encadrement des jeunes pour leur donner une bonne formation civique, morale, physique et pratique. Son but est de faire des jeunes du Mali un modèle de citoyen accompli soucieux du développement de sa patrie. Avec l’ensemble de ses partenaires, l’APM mobilise et organise les enfants et les jeunes dans le but de compléter l’éducation familiale et scolaire par l’organisation de loisirs sains ; assurer leur formation morale, civique, patriotique et physique des jeunes ; les préparer à leur participation à la vie active par la valorisation d’activités techniques et pratiques de production ; cultiver en eux le sentiment patriotique, le dévouement, l’abnégation et l’esprit de sacrifice.




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