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mardi 11 août 2020
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Bétisier

Un député qui fait yako pour ses collègues qui se sont mis la corde au coup par des dettes de campagne et des dettes de prestige, en pleine tempête de dégagisme, et un député baladeur universel, champion olympique de pharisaïsme qui endosse le costume de quêteur pour la bonne cause, cette Assemblée nationale, sous le tableau ci-dessous dépeint, est un melting-pot de bagnards en sursis et de Samaritains pastichés. Voici votre BÊTISIER du jour

AN : le plaidoyer piteux

Dans son show mémorable, dans la Cité du rail, il y a quelques jours, le Cousin national a rafraîchi le coco taillé de ses groupies : ‘’des députés ont pris du crédit pour battre campagne. Si l’Assemblée nationale est dissoute, beaucoup iront en prison’’. Soubahanalahi ! Donc, de l’Assemblée nationale à Bamako-Coura. C’est le parcours cabossé le plus court qu’un routard politique pourrait carrosser. Pis, beaucoup n’ont pas encore eu le temps de savourer les délices de leur victoire électorale supposée ou réelle. Diable ! ‘’C’est l’hôpital qui se moque de la charité’’. Ce dicton n’est pas sorti de l’imagination fielleuse des bledards maliens ; mais il est tellement établi qu’ici on ne se gêne de faire le copier-coller. Voyez-vous, les juifs disent : ‘’un kilo d’inquiétude ne peut pas payer un gramme de dettes’’. Les dettes, ça se paye et ce ne sont pas les promesses qui les paient. Considérant qu’ils ont mis la corde à leur cou pour mettre l’écharpe à leur cou, il n’y a aucune raison de geindre sur le sort de ce cou. Là ! Là ! Il ne faut pas croire une minute ébranler les gens avec cette pitrerie. Ah ! Les politicards ! Aller s’endetter pour apaiser sa boulimie du pouvoir ! Maintenant, on parle de dissolution hypothétique de l’Assemblée nationale. Et s’ils n’avaient même pas été élus pour y siéger ! Ils auraient certainement vidé les lieux sans régler leurs factures ; des mauvais payeurs comme dab ! Le Cousin national, cette fois-ci, n’a pas fait comme ses parents. Eux là, leur ciboulot tourne comme s’ils étaient non-stop aux jeux d’échecs. Son plaidoyer est tout simplement lamentable sur ce mauvais coup-ci. Encore plus funeste que certains députés ont ajouté à la dette de campagne, la dette de la nouvelle voiture. Désolé, ce sont leurs propres mains qui vont les pendre. Thièè ! Quand on n’a pas les moyens de sa politique, il faut au moins avoir la politique de ses moyens. Ça, ce n’est quand même pas difficile à piger. Sauf quand on est obnubilé par le siège parlementaire.




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