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mercredi 12 décembre 2018
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Biennale 2017: au total 13 troupes en compétitions

L’édition spéciale de la Biennale artistique et culturelle de Bamako aura finalement lieu, du 24 au 31 décembre 2017, au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba. La confirmation a été faite, hier mardi, par le secrétaire général du ministère de la Culture, lors d’une conférence de presse au Mémorial Modibo Keita. En plus des 10 troupes régionales et le District de Bamako, l’édition spéciale de 2017 enregistrera la participation d’une troupe de la diaspora malienne et de l’Association des personnes handicapées du Mali.

Le secrétaire général du ministère de la Culture, Andogoly Guindo, principal conférencier, était entouré de M. Samba Niaré, doyen de la Commission d’organisation, et de M. Sidy Dagnoko, secrétaire général du groupement patronal des agences de communication (GPAC).
Selon le conférencier, la plus grande manifestation culturelle organisée par le gouvernement au Mali, la Biennale artistique et culturelle, dans sa dynamique de cultiver la paix et la cohésion sociale, après six années d’interruption, sera de retour. Elle était réclamée par les populations du Mali sur toute l’étendue du territoire national de Kayes à Kidal en passant par Bamako, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka et Taoudéni, a indiqué M. GUINDO.
L’édition spéciale de la biennale, qui ouvre ses portes, à partir du 24 décembre, se veut inclusive, selon le conférencier.
Elle enregistrera la participation des communautés, à travers des délégations venant des 10 régions administratives et du District de Bamako et verra une implication particulière de l’ensemble de la jeunesse malienne, de la diaspora malienne ainsi que l’Association des personnes vivant avec un handicap, a fait savoir le conférencier.
Ainsi, après deux reports, en décembre 2016 et en septembre 2017, l’édition spéciale de la Biennale se tiendra au bord du fleuve Djoliba, dans un environnement cordial et de réconciliation nationale, a expliqué, M. Guindo.
Pour M Guindo, à la différence des éditions précédentes, cette année, chaque troupe régionale aura une commune « Dyatigi » à Bamako.
Aussi, dans le souci d’un accueil et d’un séjour mémorable pour les participants, le département a choisi trois sites d’hébergement pour les troupes qui arriveront pour cette fête culturelle et artistique. Il s’agit, selon de le conférencier, du Lycée Massa Makan Diabaté sur la rive droite et les lycées Askia Mohamed et Ba Aminata Diallo sur la rive gauche. Quant à la diaspora, elle sera hébergée au niveau des bâtiments publics dans le quartier de Garantiguibougou en CV du District de Bamako.
«Toutes les dispositions sont prises ou sont en train d’être prises pour réserver aux hôtes des espaces accueillants sains et conviviaux de séjour », a assuré M Guindo.
Quant au doyen de la commission d’organisation, il s’est surtout appesanti sur le côté adaptabilité de la biennale qui se tient depuis les premières heures de l’Indépendance de notre pays, sous diverses dénominations et formes, sans jamais altérer, le contexte promotion culturelle de l’initiative de nos plus hautes autorités.
En effet, a rappelé le doyen, l’on est ainsi passé de la «Semaine de la jeunesse» avec les ardeurs de l’Indépendance de 1962 à 1968, avec ses sept éditions, et sous la 2è République, à la « Biennale artistique, culturelle et sportive », qui a connu 10 éditions de 1970 à 1988.
Pour le doyen, si en 2010, la Biennale s’est intégrée à la mouvance de la célébration du cinquantenaire de notre pays, cette édition spéciale s’inscrit dans la dynamique de la réconciliation nationale avec l’accord pour la paix et la réconciliation, signé entre le gouvernement et les groupes armés du nord en 2015.
Les 10 années d’interruption de la biennale, selon le conférencier, ont été une période de léthargie qui a sérieusement entamé nos valeurs artistiques et culturelles et aussi plongé notre pays dans un vide culturel inquiétant, a indiqué le conférencier Niaré.
Pour marquer la volonté de l’État de faire vivre ce grand rendez-vous après les 10 années d’interruption, le ministère de la Culture a opté pour la stratégie d’une édition spéciale à Bamako, avant de reprendre le cycle tournant, en commençant par Mopti, a souligné un intervenant.
Ainsi donc, aux dires des conférenciers, le choix porté sur Mopti en 2010 pour abriter une prochaine édition de la biennale reste maintenu.
Quant à Sidy Dagnoko, secrétaire général du GPAC, partenaire de l’événement, il a rassuré quant aux efforts déployés et en cours pour sa visibilité au niveau public.
Il faut noter que les cérémonies d’ouverture et de clôture de ce grand rendez-vous culturel de fin d’année 2017 seront placées sous le haut patronage du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita. Tous les présidents d’institution de la république sont associés à 8 jours de manifestations culturelles et artistiques et de promotion des valeurs maliennes.

Par Sidi Dao




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