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mercredi 20 septembre 2017
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Biennale de la photo : le Mali est de retour

Le Musée national a abrité le samedi dernier une conférence de presse portant sur l’organisation de la 10e édition de ‘’Les Rencontres de Bamako, la Biennale africaine de la photographie’’, prévue en novembre et décembre 2015.

C’était en présence du ministre de la Culture, N’DIAYE Ramatoulaye DIALLO, de l’ambassadeur de France, Giles Huberson, du Délégué général, Samuel SIDIBE, directeur du Musée national qui dirige l’événement depuis 2009, de la Directrice artistique de Cette édition, Bisi SILVA, Commissaire indépendante.

L’ambassadeur de France a donné trois raisons pour lesquelles son pays est fier de soutenir le projet de la biennale de la photographie.

La première, c’est que le Mali est quand même le pays de Malick SIDIDE, un grand nom de la photographie ; un pays qui doit être honoré par ce genre d’artistes et dont la culture doit se rependre à travers le monde.

La deuxième raison est que la biennale est un événement international qui participe au rayonnement du Mali sur un sujet important qu’est l’art qui fait la racine du Continent.

La troisième raison porte sur le fait que l’organisation de cette 10e édition de la biennale marque le retour à la normalité. D’où son souhait que les négociations d’Alger se passent bien pour que les frères maliens se retrouvent.

En ce qui est de l’engagement de la France qui contribue au budget de la biennale à hauteur 150 millions FCFA, l’ambassadeur français a expliqué qu’il se justifie par la confiance au projet. Ce d’autant plus que le ministre de la Culture le pousse autant que faire se peut.

La directrice artistique de cette édition, Bisi SILVA, Commissaire indépendante, parlant de la thématique retenue : « le temps conté » ou « telling time » en anglais (formulation provisoire, a expliqué qu’elle vise à utiliser la photographie comme un medium d’expression de la notion de temporalité à travers la narration du passé, du présent et du futur. Elle s’adaptera parfaitement aux bouleversements récents qu’ont connus le Mali et les régions avoisinantes

Outre les expositions dans les salles, elle a annoncé que le projet prendra en compte plus largement le public local. L’espace public sera au centre des préoccupations avec des expositions en plein air, des projections et des animations publiques.

Le ministre de la Culture, N’DIAYE Ramatoulaye DIALLO, a souligné que dans le contexte qui est le nôtre, l’organisation de la biennale de la photographie devient une affaire de place du Mali dans le concert des nations. Il est donc important pour notre pays de faire aboutir l’événement qui reprend après une période d’interruption de deux ans liée aux événements que le Mali a connus entre 2012 et 2013.

L’importance de cet aboutissement, a fait savoir le ministre de la Culture, tient d’un certain nombre de considérations.

La première est que la biennale, pendant longtemps, a été unique sur le Continent en tant qu’outil de promotion de la photographie et des photographes.

La ministre a rappelé que 80 à 90% des photographes ont été révélés ou primés à Bamako. Ce qui fait de Bamako un festival fondateur.

La deuxième considération, a-t-elle fait savoir, est que la biennale de la photographie est un outil de coopération régionale et internationale. Sa relance, en ce moment, en est convaincue N’DIAYE Ramatoulaye, contribuera à donner une image du Mali qui se retrouve et prêt à s’ouvrir au monde.

Pour la réussite de l’événement, le ministre de la Culture a souhaité une implication à grande échelle

La biennale est organisée, comme par le passé, en partenariat avec les institutions nationales et internationales publiques et privées. Le Gouvernement contribue au budget de l’événement à hauteur de 80 millions FCFA.

Organisées tous les deux ans, depuis 1994, les Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie, sont la première et la principale manifestation consacrée à la photographie africaine.

Véritable plateforme de découvertes, d’échanges et de visibilité, les Rencontres de Bamako s’inscrivent comme lieu incontournable de révélation des photographes africains et de rencontres avec les professionnels du monde entier. Elles sont coproduites par le ministère de la Culture et l’Institut français.

Par Bertin DAKOUO

 




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