Blessé par balle lors des opérations de déguerpissement : Bakary Coulibaly implore l’assistance des autorités

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Il s’appelle Bakary COULIBALY, vendeur de carreaux dans un magasin derrière l’IBG. Il a été grièvement touché au dos par une balle venue des échauffourées entre la police et des commerçants dès les premières opérations de déguerpissement, le 30 juillet dernier. M. Coulibaly se trouve dans un état préoccupant nécessitant des soins appropriés.

À l’entame d’un entretien qu’il a bien voulu nous accorder, depuis son lit d’hôpital, M. COULIBALY nous a fait savoir qu’il souffrait énormément de cet accident, avant d’expliquer qu’il était un commerçant détaillant au Marché Dibida derrière l’IBG, au bord de la route.
Dans son récit des faits, Bakary COULIBALY a souligné qu’il était arrivé ce samedi au marché accompagné de son jeune frère. Quelques instants après avoir ouvert son commerce, il a remarqué une fumée noire qui montait, puis des engins se sont mis à détruire les installations. Il a compris aussitôt que l’atmosphère n’était pas bonne dans le marché.
« Toute de suite j’ai demandé à mon jeune frère de remettre les articles dans le magasin pour évacuer les lieux. Pendant que je fermais, les véhicules de police défilaient à vive allure. Après avoir fermé, nous avons constaté que le carreau de M. SYLLA, mon voisin n’était pas dans le magasin à son absence. Ensuite, j’ai prêté main-forte à un autre voisin à arranger ses affaires. C’est ainsi qu’au moment où j’ai voulu quitter les lieux que j’ai reçu une balle », a-t-il témoigné.
Aujourd’hui, grâce aux soins apportés par les services d’urgence et de réanimation de l’hôpital Gabriel TOURE, son pronostic vital n’est en jeu. Mais M. COULIBALY se plaint énormement de son dos dont il a peur de perdre définitivement l’usage, car ne pouvant rien faire sans l’assistance de son frère. Au cours de notre entretien, il a indiqué que ses médecins s’occupent bien de lui, avant de déplorer ses conditions d’hospitalisation qui lui font souffrir.
« Tout ce que je veux aujourd’hui, c’est que les autorités s’occupent de moi pour que je puisse avoir les soins appropriés », a-t-il interpelé. Il nous a déploré le fait que depuis son admission à l’hôpital aucune autorité n’est venue s’enquérir de son état de santé, malgré le fait qu’il soit une victime innocente de cette opération. Aujourd’hui, M. COULIBALY et ses parents pensent que son état exige une évacuation dans un centre spécialisé.
Avant de terminer, il a ajouté « J’ai tout simplement envie de remarcher un jour, de reprendre mon commerce afin de pouvoir m’occuper de ma famille ».
De son côté, le jeune frère, Youba COULIBALY, dira que : « Mon frère souffre beaucoup, il été gravement blessé. Depuis notre arrivée, il y a eu deux interventions : une première au ventre et une seconde au dos. Son dos est grièvement touché, il ne peut même pas s’assoir. Pour lui donner à manger, on est obligé de le mettre sur un côté ».
Selon son récit, il n’était pas avec son frère au moment où il a reçu la balle.
« Après avoir fermé le magasin, je suis allé voir ailleurs et tout d’un coup, on m’a dit que mon frère allait mal et qu’il était tombé à terre. Très surpris et affolé, j’ai accouru à son chevet, on m’a fait savoir que des policiers, de passage, avaient tiré et qu’il avait reçu une balle », a-t-il expliqué. Mais déjà, avant mon arrivé, des gens l’avait apporté secours et l’avait mis dans un taxi en direction l’Hôpital Gabriel TOURE.
« Dieu merci, grâce à la perspicacité des agents de l’urgence, il est en vie », s’est réjoui son frère Youba COULIBALY. Mais depuis ce samedi, jusqu’à nos jours, a-t-il déploré, le blessé n’a reçu la visite d’aucune autorité à l’exception de l’honorable Oumar MARIKO.
« Il est venu lui rendre visite aux urgences avec une enveloppe symbolique, nous a-t-il témoigné. C’est après l’honorable MARIKO que le ministre de la Santé, qui était de passage, après lui la ministre de la Santé.

Par Abdoulaye OUATTARA

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