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mardi 27 octobre 2020
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BMS: un client dénonce avoir été spolié de 17 000 000 CFA

Un ‘’fidèle client de la BMS’ le traine sur le banc des accusés pour une affaire de 17 500 000 FCFA. Et pour cause, M. Mahamadou DIABY, opérateur économique de son état, accuse l’institution financière de l’avoir spolié de toutes ses économies. L’information a été donnée hier par le client à la faveur d’un point de presse qu’il a animé à Daoudabougou, pour informer l’opinion nationale du litige qui l’oppose à la banque.

elon M. DIABY, cela fait dix ans que ses sous sont logés à la BMS, sans problème. Malheureusement, cette fidélité tournera au vinaigre pour ce client qui crie à la désolation, suite à la perte d’une importante somme qu’il avait confiée à l’institution financière. Il raconte sa mésaventure : « Le 30 janvier 2019, j’ai remis un chèque de 300 000 FCFA à un de mes collaborateurs. Le numéro dudit chèque est le 1714466. À ma grande surprise, mon collaborateur me fait savoir que ce même chèque a été déjà touché. Je me précipite pour aller voir de quoi s’agissait-il réellement. J’ai constaté avec la plus grande stupéfaction qu’un chèque du même numéro que la mienne a été touché. Ils ont retiré 8 500 000 FCFA. Pour être sûr, j’ai fait un autre chèque dont le numéro est 1 714 467, j’ai pu payer mon collaborateur sans problème », a-t-il dit. Mais malgré l’assurance des agents de la BMS de voir clair, le problème des 8 500 000 FCFA, l’opérateur économique se dit préoccupé. Car, plus des 8 500 000 FCFA frauduleusement retirés, M. DIABY indique avoir fait le constat de la perte d’une importante somme sur son compte.

« Je voulais retirer une somme pour moi-même avec le chèque numéro 1714468 à l’agence BMS de Médine. On m’a fait savoir que ce chèque aussi a été utilisé avec un retrait de 9 000 000 CFA dans mon compte. Les deux sommes font 17 500 000 FCFA. Je n’en revenais pas », a-t-il calmé ! Après une demande de restitution de fonds, poursuit M. DIABY, ayant l’espoir que tout allait vitre rentrer dans l’ordre au nom de la crédibilité de la Banque.

« On m’a convoqué à la Banque pour me poser des tas de questions. Le nouveau contrôleur général, un certain Aboubacar m’a dit de l’amener mes chèques. Il m’a montré d’ailleurs un rapport que la BMS était prête à me rembourser mon argent. Je pensais toujours que j’allais avoir gain de cause. Mais j’avais pris des précautions avant de lui remettre les chèques. Je continuais à l’appeler pour avoir l’évolution du dossier. Un jour, il me dit de ne plus l’appeler. Cinq mois après ces opérations frauduleuses, la BMS, à travers ses responsables, a fait mijoter un rapport par l’imprimerie qui imprime d’ailleurs les chèques de la BMS que mes deux chèques étaient faux, qu’ils n’étaient pas des bons chèques », a-t-il dit. Pire, M. DIABY déplore l’attitude des responsables de la BMS qui l’accuse à son tour que ses chèques sont des faux.

« Ils ont eu le courage de me dire que ce sont les faux les chèques que moi je possède. Le comble, ils disent que ceux qui ont été utilisés frauduleusement pour soutirer les 17 500 000 FCFA dans mon compte sont des vrais chèques. Et pourtant, c’est la BMS qui m’a donné un chéquier contenant 100 chèques. Cela m’a donc donné l’idée, que c’est la BMS qui est responsable de la soustraction frauduleuse de mes 17 500 000 FCFA. Sollicitée pour établir la fiabilité des cartes d’identités des personnes qui ont empoché les deux chèques, la gendarmerie de Kalaban-Coro, après une enquête approfondie, a affirmé que les pièces d’identité utilisées ne sont pas réelles », a-t-il.

Malgré tout, relate-t-il, la BMS persiste en soutenant que les chèques qui ont permis de sous-tirer mon argent sont des vrais.

« La gendarmerie persiste que les pièces sont fausses. Qui est donc le voleur ? Ne comprenant plus cette attitude d’escroquerie de la BMS, j’ai porté plainte au niveau du tribunal de commerce contre la BMS. Le verdict, qui était prévu le 5 février 2020, a été reporté au 12 février prochain », a martelé le conférencier.

Pour finir, M. DIABY rassure qu’il n’a jamais douté de la justice de son pays.

« Je suis un paisible citoyen, je vis de la sueur de mon front. J’ai travaillé dur pour avoir mon argent. Je veux être mis dans mes droits », a-t-il conclu.

PAR CHRISTELLE KONE




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