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samedi 24 octobre 2020
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Budget 2020: un déficit de plus de 400 milliards FCFA

L’Assemblée nationale a analysé et adopté hier jeudi des annexes du budget programme de notre pays. Le montant global du budget en 2020 est évalué à 2 181 milliards de FCFA, en ressources. Il connaît une légère augmentation, comparativement à l’exercice budgétaire en cours avec un déficit global de plus de 422 milliards de FCFA.

La plénière du jeudi 5 décembre était consacrée à l’examen et à l’adoption du budget national placé sous la présidence de l’honorable Issiaka SIDIBE. A cette occasion, le président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Abdine KOUMARE, a précisé que le budget 2020 est évalué en ressources à 2 181, 828 milliards de FCFA et en charge de 2 604,568 milliards de FCFA soit un trou global de 422,740 milliards de nos francs à combler pour le gouvernement. Ce déficit sera financé par les ressources provenant des aides budgétaires extérieures et la mobilisation de l’épargne, à travers les titres d’emprunts émis par le trésor.
Toutefois, a-t-il comparé, le budget de 2020 est plus ambitieux que celui de l’exercice budgétaire en cours avec une augmentation de près de 216,826 milliards FCFA soit un taux d’accroissement de 9,08%. Ce budget a été élaboré suivant les orientations de la politique budgétaire en 2020 en tenant compte des engagements pris par l’Etat aux plans interne et externe, selon le rapport de la Commission. Et les prévisions budgétaires 2020 sont établies sur la base d’une prévision de la croissance économique de 5,%, précise le document en sa possession.
Pour prendre en compte les appréhensions de certains quant au réalisme et la faisabilité, en 2020 la politique budgétaire mettra l’accent sur la mobilisation des ressources, afin d’accélérer l’atteinte le taux de pression fiscale fixé à 20% du PIB par l’UEMOA. Le pays a 11% de cette pression fiscale très en deçà de l’exigence communautaire.
En outre, des efforts seront consentis pour la rationalisation des dépenses récurrentes, en vue de créer un espace budgétaire pour financer les investissements et les dépenses sociales.
En matière des dépenses, les allocutions budgétaires cibleront les priorités du gouvernement retenues dans le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) 2019-2023.
La ministre SYLLA, qui défendait le dossier, a reconnu des difficultés intervenues dans l’exécution du budget 2019 à cause notamment de la faible mobilisation des recettes de la douane. Ainsi, pour éviter une éventuelle révision du budget, comme il a été le cas récemment, la Commission recommande au gouvernement d’apporter son assistance et son accompagnement aux différents services d’assiettes et de recouvrement pour leur permettre d’atteindre les objectifs annuels de recettes en 2020.
De même, la Commission recommande à l’exécutif de veiller à la mise à disposition de l’intégralité de la subvention allouée à l’APEJ au titre de la taxe emploi-jeunes ; de prendre des mesures urgentes pour une structuration de la dette intérieure dans les conditions plus favorables.
Après les débats et discussions, les députés ont procédé à l’adoption du budget, mode programme. Ainsi, pour cette première partie, plusieurs sections du budget prises individuellement, ont été adoptées par l’Assemblée nationale. Il s’agit notamment des annexes, des comptes spéciaux du trésor, l’évaluation des ressources de trésorerie, le plafond des dépenses du budget…

Par Sikou BAH




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