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samedi 16 février 2019
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Cadre de concertation: la CODEM se retire

Le parti Convergence pour le développement du Mali (CODEM) dans une correspondance, en date du 11 février, a informé le ministre de l’Administration territoriale de son retrait du cadre de concertation national en l’état. Le parti de la «Quenouille» conditionne sa participation à ce cadre à la modification de son décret et arrêté d’application.

La liste des partis qui refusent de siéger au cadre de concertation national se rallonge. L’opposition dite « radicale » constituée notamment l’URD, le PARENA, a donné le ton la semaine dernière.

Après ces partis politiques, c’était au tour de la CODEM, un ancien allié du pouvoir, d’annoncer ses couleurs. A l’issue de la réunion du Bureau politique national, tenue le samedi dernier, le parti a décidé de suspendre sa participation au cadre de concertation national.

Dans une correspondance adressée au ministre de l’Administration territoriale, dont nous avons copie, le Bureau politique national de la CODEM a salué l’initiative du Premier ministre de créer un cadre de concertation entre les différents acteurs pour les réformes constitutionnelles, entre autres.

Toutefois le parti CODEM souligne, dans son document, que « cet organe tel que proposé suivant l’arrêté 0037/MATD-SG du 17/01/2019 dans sa composition, ses missions et son fonctionnement, ne correspond pas aux attentes de notre peuple ».

Aussi, à l’image de plusieurs autres formations politiques, la CODEM estime que le cadre de concertation national n’obéit pas aux conditions d’inclusivité pour traiter les grandes questions qui assaillent le pays.

« Sous réserve d’une modification du décret et son arrêté d’application dans une démarche de concertation élargie tendant à la création d’un cadre véritablement inclusif, la CODEM a le regret M. le ministre, de vous notifier sa décision de ne pas siéger au sein du cadre de concertation en l’état », déclare le communiqué du parti l’ancien ministre des Sports, Housseini Amion GUINDO, également l’un des candidats malheureux à la présidentielle de juillet 2018.

Déjà, le cadre de concertation national qui est à sa 3e réunion (deux pour les politiques, une pour les experts) peine à fédérer l’ensemble des acteurs politiques en vue de la mise en œuvre diligente du processus de la révision constitutionnelle.

Ces retraits massifs des acteurs du cadre de concertation risquent d’enliser le processus qui doit prendre en compte des aspects de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale.

Depuis quelques temps, ce parti a inscrit ses actions dans le cadre de l’opposition modérée.

A la différence de l’URD, du PARENA, de la SADI, du MODEC ; la CODEM n’a pas contesté l’élection du Président de la République Ibrahim Boubacar KEITA. Par contre, il a toujours clamé que les élections de 2018 ont été entachées d’irrégularités, de dysfonctionnements et même de fraudes.

Par Sikou BAH

 




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