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mercredi 13 décembre 2017
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Campagne agricole 2014-2015: le Mali dégage un excédent céréalier de 1 725 150 T

Selon le rapport bilan provisoire de la CPS du ministère du Développement rural, notre pays dégagera un excédent céréalier de l’ordre de 1 725 150 tonnes pour la campagne agricole 2014/2015.

La Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Développement Rural (CPS/SDR) a rendu public, cette semaine son rapport bilan prévisionnel de la campagne agricole 2014/2015.

Selon ledit rapport, sur le plan zoo sanitaire, les  vaccinations  réalisées par les agents  des secteurs privé et public ont concerné  3 962 808 têtes pour toutes les espèces confondues soit une réalisation de 17% sur une prévision de 23 756 549 têtes.  La campagne se poursuit et les résultats seront précisés, à partir du Mois de Mars 2015.

Les  principales maladies visées sont : la péri pneumonie contagieuse bovine,  les charbons,  les pasteurelloses, la peste des petits ruminants et la maladie de Newcastle. S’agissant de la vaccination contre la Péri Pneumonie Contagieuse Bovine (PPCB) la maladie faisant l’objet de programme quinquennal, une réalisation de 534 595 têtes vaccinées sur 6 263 859 têtes de bovins prévus.

Sur le plan acridien et phytosanitaire, la campagne a été caractérisée par des conditions écologiques  défavorables à la reproduction du Criquet pèlerin; une situation acridienne demeurée calme jusqu’au 31 juillet ; une présence d’individus isolés  de criquets pèlerins a été signalée à Tamalt par les brigades de veille dans le secteur d’Aguel Hoc ; un déploiement  des équipes de prospection dans les régions de Kayes, Koulikoro et Mopti.

Les activités de surveillance et de protection des végétaux, des récoltes et des pâturages au cours de la campagne agricole 2014/2015 ont été dominées par la prospection et le déterrage des oothèques de sautereaux , le suivi phytosanitaire de l’ensemble des cultures suivant les zones de production , la sensibilisation des producteurs pour l’application des méthodes alternatives de lutte contre les déprédateurs.

Sur le plan pastoral, les conditions d’alimentation et d’abreuvement du cheptel ont été bonnes dans les différentes zones agropastorales sud et centre du pays. Toutefois, la situation restera globalement  moyenne  dans le septentrion et la bande sahélienne.

Au niveau de la pêche, pour une prévision de 85 000 tonnes de poissons de capture dans le plan de Campagne, les mises à terre au niveau des points de débarquement sont estimées à 50 258 tonnes, pour l’ensemble des régions et tout type de poissons confondus (transformés et frais).

Au niveau de l’agriculture, la production céréalière prévisionnelle 2014/2015 est estimée à 6 878 500 tonnes composée de 32,72 % de riz ; 28,70 % de maïs soit environ 61,42 % pour les deux cultures. Le groupe mil/sorgho  représente 37,54 % du total. Par ailleurs, l’analyse régionale montre que la production reste concentrée à Ségou (bassin du riz) avec 27,87 % et Sikasso (Bassin du Maïs) avec 31,65 % ; soit environ 60,60 % de la production totale pour les deux régions.

La production prévisionnelle 2014/2015 est en hausse de  20 % par rapport à 2013/2014. Le mil et le sorgho enregistrent des hausses de 24% et 40,7% par  rapport à 2013/2014. Le Maïs a aussi connu une forte progression de 31,4% par rapport à 2013/2014.

Sur la base de cette production attendue, le pays dégagera un excédent céréalier de l’ordre de 1 725 150 tonnes.

La campagne cotonnière a donné des résultats prévisionnels de production meilleurs à ceux de la campagne 2013/ 2014. Toutefois, les intentions d’emblavures n’ont pas été atteintes compte tenu des éléments suivants : poches de sècheresse en juin et juillet occasionnant des semis tardifs ; parcelles de coton reconverties ou tout simplement abandonnées suite à un enherbement excessif,

En conséquence, la réalisation en superficie a été de 539 652 ha sur une prévision de 570 300 ha.

D’autre facteurs ont impacté la productivité : le retard dans les apports d’engrais suite aux poches de sècheresse, les pluies d’octobre ayant entrainé la pourriture des capsules de base.

Pour toutes ces raisons, le niveau de la production attendue se situe à 547 700 tonnes de coton graine soit 91,3% de nos ambitions.

En somme, les résultats prévisionnels, quoi qu’en deçà de nos ambitions, sont globalement satisfaisants.

Ces résultats sont à l’actif des quelques  900 000 exploitations agricoles  qui nourrissent nos villes et campagnes. C’est pourquoi, les responsables du département avec en tête le ministre Bocari TRETA ont félicité et encouragé les agriculteurs, pêcheurs, éleveurs et exploitants forestiers qui œuvrent à la sécurité alimentaire de nos concitoyens, sans oublier l’encadrement technique, pour toute l’assistance qu’ils apportent au monde rural et souvent dans des conditions difficiles.

S’agissant de la physionomie et du déroulement, la campagne agricole a eu un bon démarrage favorisant la réalisation de semis à bonne date et l’amorce de la fertilisation minérale sur les premiers semis. A partir du 10 juin jusqu’au 20 juillet, les poches de sécheresse ont été fréquentes et longues par endroit jouant négativement sur le rythme des semis. Le cumul des pluies recueillies a été normal à excédentaire dans l’ensemble.

Sur le plan de l’hydrologie, les niveaux d’eau observés dans les hauts bassins, les cours et  points d’eau pour la campagne 2014/2015 sont demeurés bas par rapport à l’année dernière et par rapport à la moyenne, notamment au niveau des principales stations : Sénégal (Kayes) –Niger (Koulikoro)- Bani (Mopti). Les déficits les plus marqués par rapport à l’année dernière et par rapport à la moyenne, durant cette campagne, ont été enregistrés dans le bassin du Sénégal.

Précisons que les plus hautes autorités accordent une place de choix au développement du secteur rural. Cette forte volonté politique est reflétée à suffisance des mesures prises lors de la dernière session du Conseil Supérieur de l’Agriculture (CSA). Parmi, ces mesures, on peut citer, entre autres : la poursuite et l’extension de la subvention des intrants et équipements agricoles avec une baisse substantielle du prix de sac d’engrais qui passe de 12 500 à 11 000 F CFA ; l’accroissement de la part du budget Agricole dans le budget d’état (15% par an). Dans le même temps, les partenaires ont accompagné cette politique de soutien à l’Agriculture par l’octroi d’importants équipements et intrants agricoles aux exploitants agricoles. Sur le plan technique et en rupture avec une approche très sous sectorielle, le département du développement rural a élaboré un plan de campagne harmonisé, consolidé avec des objectifs précis aux différents échelons administratifs.

Par Hamidou TOGO




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