Campagne nationale de reboisement: le geste citoyen de la fondation Mali Vert

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300 000 plants remis gracieusement au ministère de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable, sur lesquels 400 plants ont été plantés sur une superficie clôturée d’un hectare dans la forêt classée de Tienfala, telle est la réponse citoyenne d’un digne fils de la région de Koulikoro, Cheickna KAGNASSY, à l’appel lancé, il y a une semaine, par les plus hautes autorités. L’activité s’inscrivait dans le cadre de la deuxième édition de l’opération de reboisement de la Fondation Mali vert.

Une semaine jour pour jour, après le lancement officiel de la campagne nationale de reboisement, en ce même lieu, la forêt classée de Tienfala était une fois de plus à l’honneur, avant-hier samedi 9 août, à l’occasion de la deuxième édition de l’opération de reboisement de la Fondation Mali vert, organisée en partenariat avec le ministère de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable.
Placé sous le parrainage du Président du Haut conseil des collectivités, l’événement a drainé un aréopage de personnalités aux premiers rangs desquels: le président de l’Assemblée nationale, Issiaka SIDIBÉ, le ministre et anciens ministres de l’Environnement mais surtout des grands opérateurs économiques de la place, originaires de Banamba, parmi lesquels, le président de la Fondation Mali vert, Cheickna KAGNASSY et Mandjou SIMPARA. Sans oublier les autorités politiques et administratives de la région.
L’activité du jour, qui s’inscrivait dans le cadre de la campagne nationale de reboisement, est une réponse citoyenne d’un digne fils de la région de Koulikoro à l’appel lancé, il y a une semaine, par le Premier ministre, Modibo Keita, invitait en même lieu chaque malienne et chaque malien à faire sienne la lutte pour un Mali vert.
Cheickna Kagnassy, fondateur de la Fondation Mali Vert, qui a choisi le domaine de l’environnement sur lequel il a orienté ses actions, a décidé d’apporter sa contribution à l’édifice national. Ce qui dénote de l’identité de vue entre sa Fondation et celle des plus hautes autorités du Mali dans le domaine de la lutte contre les effets du changement climatique.
L’opération de reboisement de la Fondation Mali Vert n’est pas une première. Il y a un an, dans cette même région, précisément à Banamba, cette Fondation, révèle son Secrétaire général, Bouya KAGNASSY, plantait 100 000 plants de différentes espèces.
Cette année, elle fait nettement mieux en multipliant ce chiffre par trois et en ajoutant de nouvelles espèces.
Ainsi, les 300 000 plants, mis à la disposition du ministère à travers la Direction nationale des eaux et forêts, sont composés de Baobabs, de Tamariniers, d’Acacia-Sénégal, de Nîmes, de Moringas.
Ces espèces, dont le choix a été avalisé par les services techniques, notamment la Direction nationale des eaux et forêts, répond aux exigences du sol, seront plantées suivant les normes garantissant leur survie.
Au total 400 plants ont été plantés sur une superficie clôturée d’un hectare. Cette surface à reboiser par la Fondation s’ajoute aux 10 autres hectares sur lesquels le département a commencé, dans le cadre de la 22è édition de la Campagne nationale de reboisement, à planter 4000 plants. Le reste des plants seront mis à la disposition des habitants ou d’autres populations qui veulent les planter.
Au nom de la population de Koulikoro, M. Bouya KAGNASSY a remercié la ministre de l’Environnement pour le choix de la Forêt classée de Tienfala dans le cadre de ce bel exemple de partenariat public-privé, symbole de synergie d’actions contre l’avancée du désert et surtout de preuve de partage des préoccupations du Gouvernement en matière de la protection des ressources naturelles avec les communautés.
A son avis, ce geste, en cet endroit précis, contribuera à préserver cette forêt qui a été classée il y a 77 ans.
Voilà pourquoi, il a réaffirmé l’engagement total de la fondation Mali vert à rester aux côtés du gouvernement à traduire la volonté du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keita, qui est de faire du Mali un havre de paix.
En appréciant à sa juste valeur ce geste d’accompagnement de la Fondation KAGNASSY, dans ses missions de protection de nos ressources forestières, la ministre de l’environnement a indiqué que le choix de la forêt classée de Tienfala pour abriter la présente opération de reboisement n’est plus fortuit. Car se justifiant par la nécessité de concentrer les efforts sur cette forêt pour la mettre à l’abri des convoitises et des diverses pressions humaines qui s’exercent négativement sur elle. Ces maux ont pour noms : la coupe abusive du bois énergie, les feux de brousse, et les lotissements (plus de 50 titres fonciers attribués).
Face à cette situation de plus en plus préoccupante pour l’Etat et les populations riveraines, KEITA Aida MBO a annoncé l’engagement par le soin de son département du processus d’immatriculation du domaine forestier classé avec les services du ministère des Domaines de l’Etat et des affaires foncières, en vue de mieux examiner et gérer toutes les irrégularités constatées.
« Par son geste du jour, la Fondation Mali Vert, joue sa partition dans la préservation de cette forêt de 3000 ha qui avait été classée en 1939 pour constituer une réserve forestière stratégique au bénéfice des villes de Koulikoro et de Bamako », a-t-elle indiqué.
Rappelant au passage que cette forêt classée de Tienfala protège la ville de Bamako contre les catastrophes naturelles comme les éboulements, les pluies torrentielles et les vents violents ; et constitue avec les forêts classées de la Faya et des Monts mandingues les poumons d’absorption de la pollution de l’air engendrée par les villes de Bamako et Koulikoro en pleine expansion.
Compte tenu de l’importance de nos ressources forestières, elle a invité tous ses concitoyens à suivre l’exemple de la Fondation Mali Vert en plantant des arbres afin de faire du Mali un pays résilient face aux changements climatiques.
Pour sa part, le parrain de la cérémonie retient du geste de la Fondation une marque d’adhésion des initiatives privées dans la lutte contre l’avancée du désert mais surtout un acte patriotique et un soutien aux initiatives présidentielles visant à reverdir le Mali. Ce que du reste, se félicite Mamadou Satigui DIAKITÉ, se conforte dans les dispositions de l’article 15 de la Constitution du 25 février 1992 qui stipule « La protection, la défense de l’environnement et la promotion de la qualité de la vie sont un devoir pour tous et pour l’Etat ».
A la suite des précédents intervenants, il a exhorté, à son tour, les autorités et les populations bénéficiaires, qui ont une responsabilité d’office quant à l’avenir de ces plants, à veiller au mieux à leur survie.

Par Mohamed D. DIAWARA

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