Carte d’identité biométrique de la CEDEAO couplée à l’AMO: les experts saluent l’exemple du Mali

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Dans le cade de la mise en œuvre de la carte d’identité biométrique de la CEDEAO, notre capitale, Bamako, abrite les 7 et 8 novembre dernier, les travaux de la réunion de suivi des experts de la communauté. À l’issue de cette rencontre, le directeur de la libre circulation de la CEDEAO, N’Faly SANOH, a animée, hier mardi, une conférence de presse à l’hôtel Olympe.

D’entrée de jeu, le conférencier a souligné qu’il était important de saluer les initiatives du Mali dans le cadre de mise en œuvre effective de cette mesure communautaire en couplant carte d’identité nationale biométrique CEDEAO à l’assurance maladie.
Il a, en effet, rappelé que cette mesure a été adoptée par la réunion des 15 chefs d’État de la CEDEAO lors du sommet de décembre 2015 à Abuja (Nigéria), et que chaque pays se doit d’introduire son propre projet de carte d’identité nationale CEDEAO dès 2017.
La décision des chefs d’État vise à traduire le sentiment d’appartenance à une identité communautaire. Ainsi, la CEDEAO a défini une carte d’identité biométrique avec : un visuel commun, des éléments de sécurité connus et obligatoires pour les 15 pays ; des éléments de sécurité connus et additionnels laissés à la discrétion des pays.
Le Mali, a-t-il fait savoir, a démarré le processus d’introduction pour sa carte d’identité nationale conforme aux spécifications CEDEAO et couplée au service de santé. Des propos du conférencier, il ressort que le Mali est l’un des premiers pays à avoir entamé cette réflexion, à travers son décret présidentiel. Il est d’ailleurs montré aujourd’hui en exemple par la CEDEAO qui souligne son modèle de couplage de carte d’identité à l’assurance maladie. Une première en Afrique alliant le volet sécuritaire et le volet service aux citoyens.
À l’issue d’un accord entre le ministre en charge de la sécurité et celui des affaires sociales, la Mali a décidé de coupler la carte d’identité nationale aux prestations assurées par la CANAM. De même, le Mali a introduit, dans sa carte d’identité nationale, toutes les mesures de sécurité obligatoires et additionnelles adoptées par la CEDEAO ; notamment : la puce avec le design spécifique des armoiries du Mali pour se différencier des éléments visuels communs de tous les pays et pour faciliter le contrôle des agents au Mali et dans la région ; le respect des spécifications techniques de la carte par la participation de la CEDEAO à l’évaluation des spécimens remis par les soumissionnaires.
De son côté, le Sénégal a couplé la carte CEDEAO avec la carte d’électeur, précise le conférencier.
Pour assurer un succès régional, et garantir des contrôles fiables, M. SANOH, a souligné que la CEDEAO propose son assistance à chacune des étapes de mise en œuvre aux pays membres.
À travers ce projet, la CEDEAO s’engage auprès des Etats et des citoyens de la communauté pour : plus de sécurité, liberté et de mobilité dans l’espace.
Des spécifications techniques construites à partir de critères clés répondant aux normes internationales (OACI) ; aux cas d’usage spécifiques de la région ; des travaux entre la CEDEAO et les experts de chaque État membre.
Cette carte présente plusieurs avantages tenant, entre autres, aux systèmes de sécurité rendant toute falsification impossible et aux usages multiples pouvant être faits de sa base de données.
Cette base de données permet le couplage avec le système d’information intégré à identification biométrique. Le décret pris par le gouvernement définit les éléments de sécurité, le contenu, les conditions d’obtention, de délivrance et de validité de la carte d’identité sécurisée CEDEAO couplée à l’assurance maladie.
Aujourd’hui, cette carte CEDEAO est présentée comme un document de voyage sécurisé fiable et permet de faire beaucoup d’économies autant pour le gouvernement que pour les citoyens.

Par Abdoulaye OUATTARA

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