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mercredi 22 novembre 2017
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Ce e silence qui culpabilise

 

Prompts à réagir, coup par coup, à diverses allégations à l’encontre du Président de la République, IBK ou du gouvernement, tous les porte-paroles (officiel et officieux) et défenseurs du gouvernement ont brillé par un silence accusateur, depuis l’éclatement de la sulfureuse affaire de surfacturation de l’achat de l’aéronef et des équipements militaires portant sur la bagatelle de plus de 29 milliards de FCFA.

 

Au fait, ni le Porte-parole attitré du gouvernement, encore moins celui qui s’adjuge ce titre, ou l’impulsif ministre de la Justice, Me BATHILY, n’a pipé mot à propos de cette affaire, dont l’ampleur des manquements à la loi et aux règlements, de même que les graves accusations à l’endroit de certains ministres font la Une des medias tous les jours.

Et pourtant, les Maliens se rappellent encore des sorties et de élucubrations de ces portes parole officieux et officiels du président IBK, dès lors que ce dernier a exprimé sa volonté de faire de l’année 2014, celle de lutte contre la corruption et la délinquance financière. Les nombreux tapages et autoglorifications dans l’affaire dite de l’arrestation des magistrats en République du Mali pour corruption n’est pas plus qu’un récent souvenir. Ces portes parole souvent déguisés en ‘’avocat défenseur des causes perdues’’ ont toujours été auteurs de communiqués dans les journaux, sur les antennes radios et télé, pour ‘’défendre le président IBK et son gouvernement’’.

Mais, où sont-ils passés depuis l’éclatement de l’affaire de surfacturation, portée aujourd’hui sur la place publique? Tous ont tout simplement choisi de faire profil bas! Alors même que des experts du FMI sont venus jusqu’ici pour mettre nos autorités dos au mur. Or, contrairement aux autres affaires, celle dite de surfacturation a été beaucoup dénoncée et décriée à l’avance jusqu’au dernier rapport accablant de la Cour suprême et du Vérificateur général.

En tout état de cause, de la dénonciation par l’opposition, relayée tant par la presse nationale qu’internationale en passant par la suspension de l’aide par le FMI jusqu’à la mission de cette dernière, rien n’a été fait pour une quelconque procédure judiciaire même pour l’ouverture d’une enquête.

Avec le dernier rapport de la Cour suprême et du Végal, consécutif au passage de l’équipe de FMI au Mali, l’affaire est si muette que c’est l’Association malienne des procureurs et poursuivants (AMPP) qui, soucieux du peuple meurtri, invite le ministre de la Justice à engager des poursuites judiciaires contre les auteurs ou toutes personnes susceptibles d’être impliquées dans l’affaire dite des surfacturations.

Les faits semblent être, en toute vraisemblance, d’une extrême gravité et les contours de l’achat de l’avion présidentiel, ainsi que ceux du marché des armements étaient au centre de nombreux débats publics dans notre pays.

Par ailleurs, plusieurs dispositions règlementaires ont été allègrement violées, selon les conclusions des audits. Car, le contrat a fait l’objet d’un marché de gré à gré alors qu’il devait faire plutôt l’objet d’une consultation restreinte, accuse-t-on.

Pis, l’achat de l’aéronef a été exécuté sur le chapitre «équipement d’investissement», à ce titre son acquisition ne peut pas être inopinée, mais à travers un programme.

Aussi, les 2 rapports soulignent-il que le contrat n’est pas revêtu du visa du contrôleur financier.

Par Sékou CAMARA

 




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