Search
vendredi 22 septembre 2017
  • :
  • :

CEDEAO: pour plus de prospérité er de paix

Notre pays a abrité, hier jeudi, la 10e session statutaire du Conseil de convergence du Programme de coopération monétaire de la CEDEAO.

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée, à l’hôtel Salam, par le ministre de l’Économie et des finances, le Dr Boubou CISSE, en présence du président de la Commission de la CEDEAO, Marcel A. De SOUZA ; du président du Conseil de convergence ; des représentants des Institutions spécialisées de la communauté ; des membres du Comité technique des politiques macroéconomiques de la CEDEAO …
Au cours de cette présente session du Conseil de convergence, instance suprême du Mécanisme de la surveillance multilatérale, les participants se sont prononcés sur les travaux de la réunion du Comité technique chargé des politiques macroéconomiques, tenue du lundi au mercredi à l’hôtel Salam.
Dans son allocution de bienvenue, le président de la Commission de la CEDEAO, Marcel A. De SOUZA, a affirmé que l’environnement économique international, en 2016, a été caractérisé par le recul des cours du pétrole et les incertitudes sur les impacts du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.
Selon lui, dans ce contexte, le taux de croissance réel du PIB de la CEDEAO s’est établi à 0,2%, en 2016, contre une progression de 3,3%, en 2015, et 6,1% en 2014. Il a aussi indiqué que le ralentissement de l’activité de la région ouest-africaine est principalement en rapport avec la forte baisse du taux de croissance (-1,5%) du PIB réel du Nigeria, première économie de la région.
Le président de la Commission de la CEDEAO prédit que grâce aux efforts entrepris par les autorités du Nigeria qui ont permis d’endiguer les effets pervers de la récession et d’amorcer la relance de l’économie nigériane, les perceptives économiques de la CEDEAO en 2017 connaîtront une légère embellie, avec un taux de croissance attendu qui se situerait à 2,2%.
Il a rappelé que les autorités des pays de la CEDEAO ont adopté, le 09 juillet 1987, le Programme de coopération monétaire de la CEDEAO par la décision A/DEC.2/7/87. Ainsi, fait-il remarquer, 30 ans après cette décision historique qui a, en son temps, suscité beaucoup d’enthousiasme et d’espoir, force est de constater que la Communauté peine à réaliser cet objectif majeur de son processus d’intégration économique.
« Des réalisations majeures ont été accomplies tant en ce qui concerne l’harmonisation de politiques sectorielles, la mise en œuvre du Schéma de libération des échanges (SLE) de la CEDEAO, et l’adoption du tarif extérieur commun de la CEDEAO, que dans le domaine de la bonne gouvernance politique et la libre circulation des personnes, des biens et des services », a salué le président de la Commission de la CEDEAO.
Le président de séance, le Dr Boubou CISSE, ministre de l’Économie et des finances, a souligné que les participants à la session statutaire du Conseil de convergence sont appelés à donner les orientations nécessaires et les moyens appropriés, afin de permettre l’exécution des programmes et chantiers ouverts pour le développement harmonieux des Etats, dans un espace mieux intégré et plus pacifique.
Il a instruit d’examiner, avec la plus grande rigueur, les différentes recommandations proposées par le Comité d’experts avant de les adopter si elles se révèlent pertinentes pour la réalisation de l’objectif commun, à savoir une CEDEAO plus prospère, plus pacifiée et où chaque citoyen pourra librement s’y mouvoir.
Le Dr CISSE a insisté sur la nécessité de renforcer le Mécanisme de la surveillance multilatérale tout en faisant en sorte que cette instance puisse se tenir régulièrement selon la fréquence indiquée dans les textes y afférents.
« La problématique de la stabilité macroéconomique est au centre de tous les débats. Les objectifs de croissance et de stabilité fixés depuis plusieurs années restent non atteints à cause parfois des chocs exogènes que subissent nos économies aggravés par une crise sécuritaire aux multiples facettes. Cet état de fait met à dure épreuve nos finances publiques avec de moins en moins de ressources affectées à l’exécution des grands travaux nécessaires pour la croissance, le développement et la lutte contre la pauvreté », a analysé le ministre de l’Économie et des finances.
Concernant la création de la monnaie unique, il a salué la Task force présidentielle qui a été mise en place. Un organe qui est chargé d’appuyer les chefs d’État désignés par leurs pairs pour superviser le processus de création de la monnaie unique de la CEDEAO. Pour le ministre, cette Task force doit être accompagnée à travers un suivi rigoureux de la mise en œuvre des activités de la feuille de route.
Le Dr CISSE a plaidé pour une coordination plus accrue de la CEDEAO, avec l’appui des banques centrales de la région et les institutions régionales, en vue d’accélérer le processus de création de la monnaie unique.
Il a par ailleurs déploré que malgré les acquis avec l’entrée en vigueur du TEC-CEDEAO, la levée de multiples entraves à la libre circulation des personnes et des biens et d’autres défis à relever sont encore immenses et variés, notamment la pluralité de monnaies qui freine considérablement la constitution du marché commun

PAR MODIBO KONE ET SIRA BEROU COULIBALY (STAGIAIRE)




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *