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samedi 21 octobre 2017
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Célébration du bicentenaire du Bahà’ie: la communauté du Mali déjà dans la fête

Dans le cadre des festivités commémoratives du bicentenaire de la « naissance des manifestations jumelles » (Bàb et Baha’u’llah) prévues pour le 21 octobre 2017, les membres de la communauté Bahà’ie du Mali, ont animé, hier mardi, au Mémorial Modibo KEITA, une conférence de presse, essentiellement consacrée à l’historique, aux enseignements et principes de la foi Bahà’ie, et le contexte de la célébration de cet événement, qu’ils qualifient d’unique et d’historique (une seule fois dans sa vie).

Les conférenciers étaient Me Seydou DOUMBIA, avocat ; Mme YEM Salimata KONE et Jean Jacques YEM, tous adeptes de la Foi Bahà’ie. On y notait également la présence d’autres membres de la communauté Bahà’ie du Mali, estimés à 3 000 adeptes.
Selon les conférenciers, la Foi Bahà’ie est la plus récente des religions monothéistes révélées. Son fondateur Bahà’ullàh est pour les Bahà’is le plus récent des messagers de Dieu.
Au cœur de son message se trouve la conviction que l’humanité forme une seule et même race et que le moment est venu pour elle de s’unir en une seule société mondiale.
Aussi, rapportent-ils, Dieu, affirme Bahà’ullàh, a mis en marche des forces historiques qui, renversant les barrières traditionnelles de races, de classes, de croyances et de nationalité, donneront naissance, en ce temps voulu, à une civilisation universelle. Ainsi, pour eux, le principal défi pour les peuples de la terre est « d’accepter leur unité et de favoriser la marche vers l’unification ».
Ceci, à leur avis, implique une transformation des individus et des relations qui structurent la société. D’où, sa devise : « La terre n’est qu’un seul pays et tous les hommes en sont les citoyens ».
Par ailleurs, ont-ils expliqué, les enseignements de la foi bahá’ís tournent autour de 3 principes fondamentaux, à savoir : « l’unicité de Dieu, l’unicité de la religion et l’unité du genre humain ».
Les Bahà’is du Mali se réjouissent de célébrer avec leurs coreligionnaires du monde, le bicentenaire de Bahà’u’llàh, fondateur de la foi Bahà’ie, né à Nur, dans la province iranienne du Mazanderan, le 21 octobre 1817. En effet, il s’agit d’un noble Persan qui s’est proclamé d’être le porteur d’une nouvelle révélation, un nouveau message divin, dont la finalité est d’établir l’unité des peuples de la terre, « La Terre n’est qu’un seul pays et tous les hommes en sont les citoyens ».
Et dans deux ans, sera célébré celui de Bàb, Précurseur, l’annonciateur de la Foi Bahà’ie, né le 22 octobre 1819.
Dans un monde de plus en plus divisé et meurtri par des guerres et de conflits fratricides, soutiennent les conférenciers, la Foi Bahà’ie se présente comme une porte d’espoir.
Ainsi, les Bahà’is du Mali, outre la célébration de ces jours saints, entendent saisir l’opportunité pour partager cette vision avec leurs concitoyens. Pour ce faire, ils se proposent de faire découvrir la Foi Bahà’ie et ses enseignements à la population, et ouvrir des axes de collaboration pour les activités de construction communautaires.
Les conférenciers ont profité de cette rencontre avec la presse pour rappeler quelques citations résumant l’enseignement Bahà’i qui prône l’égalité homme-femme, en droit, comme gage de l’unité mondiale.
« L’objet fondamental de la foi de Dieu et de sa religion est de sauvegarder les intérêts de la race humaine, d’établir son unité et de développer entre les hommes l’esprit d’amour et de fraternité » ; « vous êtes les fruits d’un même arbre, les feuilles d’une même branche » ; « Être un Bahà’i signifie simplement, aimer tout le monde, aimer l’humanité et s’efforcer de la servir ; travailleur pour la paix et la fraternité universelles ».
En réponse à des questions relatives à leurs rites et rapports sociaux avec les autres religions, Me DOUMBIA a fait savoir que le sens de la prière, c’est d’être en relation directe avec son Dieu. Il s’est empressé de souligner que la foi Bahà’i a ses prières, dont certaines sont circonstancielles et d’autres obligatoires. Les premières consistent à faire au moins une prière dans la journée. Les secondes sont reparties en 3 ordres : courte (matin et coucher du soleil), moyenne (matin, midi, soir), logue (avec les rites musulmans pendant toute une journée).
Quant à leur rapport, les Bahà’is s’intègrent facilement dans la société avec laquelle ils se trouvent, en célébrant avec les autres tous les évènements sociaux (baptême, mariage, décès). Aussi, n’est pas interdit à un Bahà’i d’aller prier dans une mosquée ou dans une Église. Car étant guidé par sa seule foi, celle de « l’unicité de Dieu, l’unicité de la religion et l’unité du genre humain ».

Par Sékou CAMARA




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