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jeudi 20 janvier 2022
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Centre de formation professionnelle de Missabougou: formation de 850 jeunes migrants dans 4 filières

Le Centre de formation professionnelle de Missabougou a abrité, ce lundi 15 novembre 2021, la cérémonie de lancement d’une session de formation de 850 jeunes et femmes dans les filières de l’horticulture, l’agro-écologie, la mode et l’artisanat, et les énergies renouvelables de Kayes et de Bamako. L’objectif de cette formation qui va durer 3 mois est de contribuer à la création d’opportunités d’emplois pour les jeunes vulnérables et à la lutte contre la migration irrégulière.

Cette cérémonie de lancement était présidée par le représentant du maire du district N’Gayi DIAKITE ; en présence du Président de l’Association Malienne des Expulsés (AME), Ousmane DIAR-RA ; de la Directrice générale de Centre, Mme TOURE Diahara DRAHAMANE.
On notait également la présent du représentant du Chef de quar-tier de Missaboubou, Namory Benké COULIBALY ; de la représen-tante de ActionAid Italie, Mme Aminata MONEKATA ; du repré-sentant de Plan International-Mali, du centre Tony VICTOR, etc.
Cette session de formation s’inscrit dans le cadre des activités du Projet intitulé «Avenir Brillant, Création d’opportunités socio-économiques et renforcement des mécanismes de protection de l’en-fance pour les migrants potentiels, en transit et de retour au Mali». Il est mis en œuvre par un consortium d’organisations et d’asso-ciations nationales et internationales, et cofinancé par le Minis-tère de l’Intérieur italien, ActionAid Italie et Plan International Ita-lie.
Ce projet, selon ses responsables, entend contribuer à la réduc-tion des drames de la migration irrégulière à travers notamment la formation professionnelle et l’accompagnement des jeunes dans les secteurs de l’horticulture et l’agro écologie, de la mode et l’artisanat, et des énergies renouvelables dans les régions de Kayes et de Bamako au Mali.
À travers la présente session, il s’agit d’assurer la formation de 150 jeunes vulnérables dans la filière de la mode et de l’artisanat dans le district de Bamako ; 650 jeunes vulnérables dans la filière de l’agroécologie et de l’horticulture dans les régions de Kayes et de Bamako ; 50 jeunes dans le développement des énergies re-nouvelables.
Par ailleurs, il s’agit d’accompagner 10% des personnes formées en vue de leur installation professionnelle et leur positionnement durable sur le marché de travail.
Ces dernières années, à en croire les initiateurs de cette forma-tion, la migration irrégulière est devenue un cauchemar, car elle s’accompagne en général de beaucoup de pertes en vies hu-maines aussi bien dans le Sahara que sur la mer Méditerranée.
Les nombreux drames survenus sur le trajet des migrants ont poussé les États à adopter des mesures restrictives avec pour ob-jectif de fixer les jeunes dans leurs milieux d’origine.
Malheureusement, ces initiatives ont montré leurs limites, car elles n’ont pas produit l’effet escompté. C’est dans ce contexte qu’est né le projet « Avenir Brillant » dont les activités sont con-çues pour répondre aux besoins et aux demandes d’emplois des jeunes vulnérables et en manque de perspectives.
Aussi, il ressort des différentes interventions que le Mali, avec une population estimée à près de 20 millions d’habitants, a un taux de croissance annuel de 3,6% ; la tranche d’âge de moins de 25 ans représente près de 64% de la population faisant figurer le pays parmi les plus jeunes au monde. Il dispose a priori d’un fort potentiel d’actifs qui ne l’empêche pas pourtant d’être parmi les pays les moins avancés de la planète.
Par ailleurs, il faut noter que le chômage est présenté comme l’une des causes principales du départ massif des jeunes en mi-gration. En effet, le nombre de Maliens établis à l’extérieur est es-timé à près de 6 millions de ressortissants.

Par Abdoulaye OUATTARA




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