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mercredi 19 décembre 2018
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Cercle de Bla : pas de salaire, pas d’école

Cela semble désormais être le mot d’ordre des enseignants du cercle de Bla, qui observent un arrêt de travail, depuis le 1er octobre 2018. En effet, n’ayant pas reçu leurs salaires du mois de septembre, les enseignants de Bla ont décidé de tourner dos à l’école. Face à la situation, le gouverneur de la région de Ségou a effectué des démarches pour gérer la crise. Malgré tout, rien n’est fait pour le moment et les enseignants de Bla n’ont toujours pas de salaires.

Depuis quelque temps, les enseignants du cercle de Bla constatent des retards de salaires. Ils sont les derniers à recevoir leurs salaires, dans la région de Ségou. Et voilà encore que les salaires du mois de septembre ne sont toujours pas tombés. Pourtant, leurs collègues enseignants d’autres localités de la région de Ségou ont eu leurs salaires, et pour certains mêmes avant le 22 septembre.
Le 1er octobre, jour de la rentrée, les responsables syndicaux des enseignants de Bla ont rencontré le gouverneur de Ségou pour mieux comprendre la situation. Au cours de la rencontre, le gouverneur a interpellé le percepteur de Bla, celui-ci a expliqué qu’il a fait son travail, mais que le trésorier payeur n’a pas alimenté son compte, logé à la Banque Nationale pour le développement agricole (BNDA). Devant les enseignants, le gouverneur Biramou Sissoko a appelé le trésorier payeur, celui-ci aussi a affirmé avoir fait son devoir. Dans son explication, il a dit avoir introduit le chèque de 290 millions, qui malheureusement a été rejeté.
Selon nos sources, le gouverneur de Ségou, dans ses démarches, s’est rendu ce 2 octobre à la BDM et à la BNDA. Là-bas, il a retrouvé le chèque incriminé qui venait d’être rejeté une fois de plus. Suivant les transactions bancaires, le chèque devrait être payé par la banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, BCEAO. C’est à ce niveau que les choses seraient bloquées. Toute chose qui a mis les enseignants de Bla dans cette situation de retard de salaires.
Office du Niger : Vers une carte de fertilité des sols
L’Office du Niger, sous la houlette de son Président directeur général, le Dr Mamadou M’Baré Coulibaly, en partenariat avec l’Office Chérifien des Phosphates (OCP)-AFRICA, l’ICRISAT (International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics) et l’IER (Institut d’Économie Rurale) s’est engagé dans un projet d’établissement de la carte de fertilité des sols de sa zone d’intervention qui couvre une superficie aménageable de 1.907.406 hectares, dont 1.445.000 irrigables par gravité.
La carte de fertilité des sols est un outil qui répertorie et représente les terres d’une aire géographique donnée, en les classant des plus fertiles (celles qui sont naturellement productrices) aux plus pauvres (celles qui ont besoin d’être nourries pour produire). C’est un outil d’information sur les ressources en sols et leurs principales caractéristiques, ainsi qu’un système expert interactif pour l’interprétation des données et la proposition de recommandations de formules appropriées en fertilisants pour les principales cultures pratiquées. En résumé, la carte de fertilité des sols en zone Office du Niger est une base de données scientifiques essentielle à une agriculture rationnelle et productive.
Objectif.
L’objectif principal du projet est la connaissance de la fertilité des sols de la zone, en vue d’une rationalisation de la fertilisation des cultures. Dans ce sens, une carte de la fertilité des sols permet de disposer d’une cartographie interactive de la fertilité des sols cultivés à l’échelle nationale sous forme d’un système informatique expert à interface WEB. Elle permet également d’orienter l’usage raisonné des engrais, permettant une meilleure fertilisation des cultures, de proposer des formules d’engrais adaptées à chaque zone et aux principales cultures qui y sont pratiquées ou projetées et afin de renforcer les capacités techniques des acteurs de développement agricole, chargé du conseil en fertilisation.
La carte de la fertilité des sols permet de connaître exactement les zones géographiques où il sera important d’apporter un complément au sol (des engrais), afin que les cultures se développent et celles où, au contraire, il ne sera pas nécessaire d’apporter aux sols des fertilisants supplémentaires. Ce qui présente deux grands intérêts :
– Sur le plan écologique, assurer une utilisation plus efficace des engrais et éviter une pollution des sols là où il n’est pas nécessaire d’épandre des engrais.
– Sur le plan économique, développer une agriculture compétitive grâce à une diminution des coûts de production induite par une utilisation raisonnée et efficace des engrais.
Protection civile : le Mali accueille 24.368 réfugiés
Au 31 juillet, le Gouvernement, avec l’aide du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et de l’Organisation internationale pour les migrations, a enregistré 75.351personnes déplacées, 526 505 déplacés internes retournant dans leur foyer, 67 420 Maliens rentrant de pays d’asile et 601 demandeurs d’asile. Le Mali accueille 24 368 réfugiés de divers pays, et plus de 139.573 Maliens sont toujours réfugiés dans des pays voisins. Malgré la situation sécuritaire précaire, notre pays demeure donc une terre d’accueil et de solidarité légendaire.
Fermeture d’école pour cause d’insécurité
Sur le plan scolaire, il a été établi en juin, grâce à la collaboration des autorités régionales de l’éducation avec le module humanitaire Éducation en place dans le pays, que 1 108 écoles avaient fermé leurs portes au moins une fois (pendant 20 jours d’affilée), durant l’année scolaire 2017-18, ce qui avait privé 332.400 enfants de scolarité. Pour atténuer les effets de ces fermetures, décidées sous la contrainte et pour assurer l’accès à une éducation inclusive et de qualité, conformément à l’objectif de développement durable no 4 et à ses cibles, les acteurs humanitaires sont venus en aide aux autorités et aux communautés en proposant de dispenser l’enseignement sous d’autres formes dans les régions touchées.




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