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mardi 20 avril 2021
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Chu du Point G: les internes protestent, le Directeur s’explique !

« Nous voulons notre droit » ; « les ristournes, c’est notre droit » ; « nos 500F par jour, l’incohérence, on en a marre » ; « nous comptons sur notre droit » ; « 10 mois de retard de payement de nos ristournes, c’est trop » ; « À quand nos ristournes ». Tels étaient entre autres slogans, ce 1er décembre 2020, des internes. C’était au cours d’un sit-in devant l’administration dudit hôpital. Le DG contacté par nos soins a aussi donné son avis.
L’objectif visait selon les organisateurs, à interpeler les autorités et à demander le payement intégral des 10 mois de ristournes que les internes accusent, depuis le janvier dernier.

Dans ses explications, Moustapha DICKO, coordinateur des thésards du Point g, a fait savoir que ses camarades regrettent très profondément qu’on en soit là à tenir un sit-in en cette période de covid-19. Ont-ils le choix ? M. DICKO a soutenu que les thésards sont malheureusement obligés aujourd’hui de se mobiliser pour réclamer leurs droits. Selon lui, les internes ont droit à 500 francs CFA de ristournes par personne en vingt-quatre heures.
Selon le coordinateur des internes, ces ristournes sont payées sur la base d’un mémorandum signé depuis 2007, par le ministère de la Santé, la direction régionale de la santé du district, les représentants des différents hôpitaux, ainsi que quelques membres de la coordination des internes. Dès lors, les internes des hôpitaux bénéficient de 500 francs par jour, soit 15 000 francs/mois et par personne.
Ensuite, Moustapha DICKO a fait savoir que ces ristournes permettent aux étudiants finalistes d’élaborer leurs mémoires de fin d’études. Le coordinateur Dicko a déploré que tous les hôpitaux soient à jour pour le payement des ristournes des internes, à l’exception du Point G.
Le coordinateur a dénoncé la mauvaise volonté du DG de pour le payement de ces ristournes, malgré qu’il la disponibilité des fonds. En effet, poursuit-il, 450 millions de francs CFA destinés à la prise en charge des personnes atteintes de covid-19 par l’État ont été fraichement versés à la structure sanitaire tout récemment.
De son côté, Pr Ilo Bella DIALL, directeur général de l’hôpital du Point g, a expliqué que ces internes sont des étudiants en fin de leur formation à la faculté de médecine et qui viennent auprès des chefs de service, à l’hôpital du Point g pour préparer leur thèse. Parce que selon le DG, le Point g est un centre hospitalier universitaire (CHU). Par contre, certains chefs de service laissent le travail à ces étudiants en raison souvent du manque de ressources humaines. Cela est une réalité. Face à cette situation, selon le Pr Ilo Bella DIALL, l’État avait réfléchi à un scénario de motivation pour ces jeunes. Le principe a été acquis et un mémorandum a été signé, dans ce sens, il y a quelques années. Mais le DG de l’hôpital du Point g précise qu’il avait été dit aux hôpitaux de voir dans quelle possibilité, cela pourrait se faire. Dans ces conditions, les hôpitaux, normalement, doivent les payer sur les ressources propres avant d’ajouter que les enseignants-médecins sont payés au même chapitre que les internes.
Le patron de Point g a expliqué que les 417 millions alloués à l’hôpital, depuis des années, ont été réduits à la baisse par l’Etat à 240 millions. Selon lui, ces 240 millions correspondent juste au montant payé aux enseignants-médecins. Pour le DG DIALL, il y a un manquant de 38 millions normalement qui doit arriver pour prendre en charge la situation des internes. Cela fait deux ans que les hôpitaux de Bamako ne payent plus les internes, sauf le Point G. parce que selon le DG, l’État n’avait pas coupé encore sa dotation à l’hôpital du Point G.
Aux dires du directeur général de l’hôpital du Point g, tout le processus a été clairement expliqué aux internes lors d’une rencontre dans son bureau. Ensuite, il a informé qu’une correspondance a été adressée au directeur national de budget pour lui dire que les crédits qui leur ont été alloués manquent un montant de 38 millions pour les internes.
« Le directeur du budget a répondu qu’il faut que le responsable du programme lui écrive. En effet, une autre correspondance a été adressée au Secrétaire général du ministère de la Santé en lui demandant de prendre contact avec les responsables du budget pour plaider la cause des internes. On en est à ce niveau », nous a-t-il fait savoir.

Par SABA BALLO




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