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mardi 16 juillet 2019
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Le Cikan d’IBK à la hiérarchie militaire: « nous sommes en guerre, aucune négligence ne saurait plus être tolérée ».

Le Président IBK a présidé, dans la cour du Génie militaire, ce matin 21 mars 2019, la cérémonie solennelle de présentation au drapeau national de la première cohorte (2018) du Service national des Jeunes. Saisissant l’occasion, le président IBK, par ailleurs chef suprême des armées, s’est prononcé, pour la première, depuis l’attaque terroriste contre le camp de Dioura, le dimanche 17 mars dernier.

Très choqué de cette attaque qui a fait plus d’une vingtaine de morts parmi nos FAMA, le président IBK a donné son mot d’ordre (son Cikan) aux chefs militaires : plus de négligence, plus de surprise. État de guerre oblige, chacun doit désormais être vigilant et irréprochable. Ce qui est dit est dit.

Nous vous proposons l’intégralité de son discours

« Je pense que s’il fallait se convaincre de la pertinence du retour du Service national des Jeunes, il aurait fallu assister à ce à quoi nous venons d’assister. Je vois que cela se passe des commentaires.

Pour tout pays comme le Mali qui est en guerre, qui est en guerre, qui est en guerre, il convient que nous conjuguions nos intelligences, et que nous, à la direction du pays, comprenions que la défense est une affaire collective.

On le sait maintenant, depuis….., je n’invente pas le fil à couper le beurre. Une affaire collective qui concerne tous les segments de la société et qui mobilise tous les efforts nationaux dans tous les domaines.

Il ne s’agit pas d’une affaire purement et uniquement militaire. C’est la société, dans son ensemble, qui est concernée. C’est elle, dans son ensemble, qui est agressée. Tel est le cas du Mali aujourd’hui. Et, comment ne pas comprendre alors, que la jeunesse du pays, sous formée à souhait, pour que, elle soit disponible pour le service du pays ; lorsque cela, il se souviendra que son besoin se fasse.

Donc, préparer la jeunesse à ce rôle civique, à cette mission ardente, rigoureuse, mais combien noble de défendre la patrie, de servir la patrie, est une tâche incontournable.

C’est le lieu ici de remercier ceux qui ont eu l’initiative première du SNJ. On a cité parmi le premier, me semble être le Général Marissa Traoré, que dans son repos actuel, il m’entende, la reconnaissance du pays.

Au jour d’aujourd’hui, que cela a été repensé rafraîchir dans les conditions nouvelles était de mise, était requis. Qu’il soit dorénavant ouvert à toute la jeunesse du Mali, toute celle-là, en capacité de servir, d’être prête au service du pays.

Je crois que ce qui nous a été donné de voir ce matin, ici, en cette belle place d’armes du génie, j’en profite pour féliciter la direction du génie, elle me sait sensible au moindre détail. La cérémonie s’est déroulée sur une place avenante, propre et bien ordonnancée, que cela soit dorénavant le cas. Et pour toujours et chaque jour, la place d’armes, cette place où se dresse fièrement le Drapeau national du Mali, n’est pas une place quelconque, elle doit être toujours propre, avenante, et prête à accueillir des cérémonies de cette hauteur, de cette nature.

Tous ceux qui, de près ou de loin, auront contribué à la formation de cette nouvelle cohorte que tous ceux-là trouvent ici, à travers nos mots, le sentiment de reconnaissance de l’ensemble du peuple malien qui est dans la douleur, mais qui est loin de désespérer.

Oui, se disant, j’ai au cœur, vous le savez, Dioura.

Dioura la martyrisée, Dioura la torturée, Dioura l’agressée, Dioura la violentée, Dioura la surprise.

Que non ! Que ne soit plus le cas ! Que ce ne soit plus le cas ! Que nous ne soyons plus surpris nulle part !

Messieurs les Chefs militaires, je vous y engager instamment, en le nom de la patrie. Nous sommes en guerre, aucune négligence, aucune négligence, ne saurait plus être tolérée. En tout cas, je ne la tolérerai pas, pour la vie de nos enfants, pour celle de la patrie.

Chacun doit savoir, en quel que lieu où il se trouve, que nous sommes sous les regards, qui ne sont pas des regards amicaux, que nos moindres fautes, nos moindres failles seront exploitées, hélas pour nous faire un tort pas toujours le meilleur, le plus funeste.

Que cela ne soit plus.

C’est nous qui devons apporter dorénavant la peur ailleurs, pas qu’on nous l’apporte à nous.

J’espère que mon message est bien compris. Ceci est un mot d’ordre aux forces armées. Qu’il soit compris dorénavant très clairement (applaudissement).

(Je vous en prie on n’est pas à un théâtre…)

Cela dit, je voudrais ici, encore une fois savoir gré à tous ces jeunes formateurs qui, jour et nuit, sont aux côtés de nos jeunes, de nos enfants pour les former au métier des armes, pour leur inculquer également les rudiments du devoir civique.

Le civisme est un devoir, un devoir rigoureux, de présence dans la cité, nuit et jour, pour empêcher qu’elle fût surprise cette cité-là. C’était le cas avant, ce serait le cas aujourd’hui plus que jamais.

Que chacun se le dise notre pays, je le dis encore une fois, n’est pas en paix. Nous faisons face à une guerre asymétrique, une guerre traîtresse, sans règle établie.

Il faut que chacun le sache et que nous soyons dans la posture d’une vigilance absolue, accrue. Que nul ne vienne plus jamais nous surprendre en train de faire du thé, ou en passivité à un Check point. Cela ne sera pas tolérable, en tout cas, cela ne sera pas admis, cela ne sera plus admis, c’est clair !

Je pense que, nos jeunes gens, leur vie mérite que nous fassions tout pour la sauvegarder. Nous avons devoir et mission de qualifier nos forces armées, de les équiper, de les former. En retour, nous attendons un service impeccable en les temps où nous vivons, en les temps que nous vivons, cela est de requis national obligatoire.

Chers amis,

Je ne pensais pas au-delà de l’interview. Les circonstances m’interpellent vivement et ce que j’ai dit est dit.

Merci ! »

 




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