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mardi 21 novembre 2017
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Cinéma: Salimata Tapily, l’espoir

La native de Bandiagara, Salimata TAPILY, très tôt, a été passionnée de cinéma, elle qui a trouvé dans cet art une forme d’expression pour la défense des droits de l’homme et singulièrement ceux de la femme. Qui est cette fille phénoménale promise à un avenir radieux ?

C’est sur les bancs de l’Université que Salimata TAPILY a eu un fort penchant pour le cinéma qui l’a attrapé tel un virus. Rapidement, mue par la soif de cet art, elle cherchera à en percer les secrets. C’est ainsi qu’elle pose ses valises à l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique de l’Ouest (UCECAO) qui est une organisation professionnelle créée le 13 janvier 1997 et qui regroupe des professionnels du cinéma des différents pays ouest-africains (Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée-Conakry, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo), dont le siège est à Bamako. C’était dans le cadre du Festival international de Nyamina, organisé par le célèbre cinéaste malien Souleymane CISSE.
Dans sa quête du savoir et de la connaissance, Salimata TAPILY intègre le groupe des jeunes cinéastes du Mali, dénommé ‘’Collectifs des jeunes Talents de l’UCECAO’’, initié par Soussaba CISSE, la fille à Souleymane CISSE.
Pour bien maîtriser le statut Réalisatrice, notre compatriote a dû passer par les différents corps du métier de cinéma. Elle a suivi des formations en écriture de scénario, en réalisation, en prise de vue (caméra), en scripte, etc.
Dotée du bagage nécessaire, Salimata TAPILY se lance alors dans la réalisation de nombreux courts métrages qu’elle écrit elle-même.
Avec un talent exceptionnel, Salimata TAPILY signe mon premier film ‘’Bourama Ka Dolo Ko’’ (Alcoolique) ; puis ‘’Tounka’’ (l’Exode rural), en 2012 ‘’Wodiyan’’, 2013 ; ‘’Maman m’a déconnecté’’ après la formation sur le métier du cinéma, organisée par l’UNCM en 2015 ; ‘’La leçon du jour’’, en fin 2015.
La réalisatrice qui incarne l’espoir des cinéphiles maliens a été assistante sur le film ‘’Rapt à Bamako’’ de Cheick Oumar SISSOKO ; enfin ‘’Goundo’’ (le secret), en octobre 2015.
‘’Mon histoire’’, est un projet de film documentaire en cours de production sur le combat quotidien des femmes au pays Dogon, a-t-elle témoigné.
Pour Salimata TAPILY, la reconnaissance internationale est déjà au rendez-vous. En effet elle est réalisatrice sur la série panafricaine «C’est la vie «, produite à Dakar en partenariat avec CFI depuis plus d’une année.
Salimata TAPILY qui fait déjà la fierté nationale dit être toujours en écriture de nouveaux projets de films.
Elle situe clairement le sens de son combat: la défense des droits de l’homme, précisément celui des femmes. C’est donc naturellement que la plupart de ses thématiques traitent des problématiques des femmes. Une façon pour elle, en tant que femme, de lutter pour ses causes et parler à la place de ses consœurs, car vivant toutes les mêmes drames.
Du point de vue académique, Salimata TAPILY est titulaire d’un Master en Action Artistique et Culturelle à l’ISD, en 2015-2016 ; une Maîtrise en Anglais-Allemand de la Faculté des Lettres, Langues, Sciences Humaines (FLASH), en 2013-2014 ; une Licence en gestion de ressources Humaines à l’Ecole Supérieure de Gestion (ESG), promotion 2012-2013.
Notre jeune prodige a une expérience professionnelle flatteuse: animatrice en action civique et culturelle du Centre Afrika Obota (CAO) ; rédactrice à la Revue ‘’Info-Citoyen’’ du Centre Afrika Obota ; secrétaire adjointe à l’organisation du Comité JUA (Jeunesse Union Africaine) de Badalabougou ; secrétaire à la promotion féminine et de l’enfant du club UNESCO de la FLASH et secrétaire administrative de la Coordination universitaire de Bamako ; membre des Collectifs Jeunes talents de l’UCECAO-Mali (actrice-réalisatrice) ; membre du Réseau national féminin (RENAJEF) occupant le poste de secrétaire à la documentation ; membre du Projet ‘’Demisenw joyoro pour l’effort de guerre’’.
Notre réalisatrice parle le Dogon, le Bambara, le Français, l’Anglais, l’Allemand. Comme on le voit, elle a plus d’une flèche dans son carquois, en matière linguistique.
Nous lui souhaitons un plein épanouissement dans sa carrière cinématographique.

Par Bertin DAKOUO




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