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lundi 18 mars 2019
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Climat des affaires: vers l’opérationnalisation du guichet unique

Le ministre de Développement industriel et de la promotion de l’investissement, Moulaye Ahmed BOUBACAR, a présidé ce jeudi 20 décembre 2018, l’ouverture des travaux de l’atelier sur l’élaboration du cadre juridique du Guichet unique (GUECET), permettant d’accélérer la dématérialisation des documents et l’automatisation des flux commerciaux dans notre pays.

C’était en présence de ses homologues en charge du Commerce et de la concurrence, des Transports, respectivement Alhassane AG AHMED MOUSSA et Soumana Mory COULIBALY ; du représentant de la BAD, Kaningbi NYAKI-ZANGBULA et de la coordinatrice la Cellule Technique des Réformes du Climat des Affaires (CTRCA), Mme Keïta Zéinabou SACKO.

Cette rencontre a regroupé une équipe de la CTRCA et des cadres spécialisés dans les domaines thématiques clés qui seront abordées, lors de la rencontre. Au cours de cette session, les participants se sont penchés sur les propositions d’ancrage institutionnel ; les projets de textes de création, de gestion, de fonctionnement et d’organisation du GUECET ; les propositions de tarifs de redevance, de droit, de taxe et autres ressources mobilisables pour le GUECET.

Pour rappel, en vue de l’amélioration du climat des affaires, la CTRCA a élaboré un Plan Stratégique et Opérationnel 2016-2018 (PSO), afin de se doter des moyens et stratégies adéquats pour mener à bien les missions qui lui sont assignées.

Ce document constitue également l’outil de travail du Comité mixte des réformes du climat des affaires, présidé par le Premier ministre.

Ainsi, dans le cadre la mise en œuvre de ce PSO, la CTRCA a décidé de mettre en place un Guichet électronique du commerce extérieur et des transports (GUECET), un instrument de facilitation du commerce international adopté par divers gouvernements et surtout recommandé par les Nations Unies, pour l’harmonisation des normes d’échanges et la simplification des procédures d’importation et d’exportation entrant dans les formalités du commerce extérieur.

Le représentant de la BAD, Kaningbi NYAKI-ZANGBULA, a souligné que la problématique de la dématérialisation de l’administration suscite un intérêt mondial, comme en attestent les recommandations des Nations unies, relatives à la mise en place de guichets uniques dans le but de faciliter les activités liées au commerce international.

Selon lui, la recherche scientifique empirique est unanime pour souligner le rôle éminemment positif de la technologie sur le développement. Le Mali, a-t-il dit, ne doit donc pas être en reste de cet élan mondial. Pour le représentant de la BAD, le Mali doit déployer encore beaucoup d’efforts sur la question de la dématérialisation de l’administration, en vue de l’amélioration de l’environnement des affaires. Car, a-t-il explique, le rapport Doing Business 2019 de la Banque Mondiale souligne que les performances du Mali, en matière de facilité de faire des affaires, ne sont pas très bonnes, car le pays classé 145ème pays sur 190 en 2019 est dans le lot des 45 pays devant opérer le plus de réformes.

Consciente de ces enjeux, la BAD, par le biais de son Projet d’appui à la gouvernance économique (PAGE), a décidé d’accompagner le Mali dans le cadre de la dématérialisation de l’administration. Le projet PAGE représente le plus grand projet de la BAD au Mali, dans le domaine de la gouvernance, constituant environ 50% de l’allocation du portefeuille au secteur de la gouvernance. Dans ce cadre, la Banque a financé 3 projets pour l’informatisation de l’administration malienne (dont le GUECET) pour un montant global de plus de 900 millions FCFA.

La Banque a ainsi apporté un appui financier pour le développement de l’outil informatique du GUECET, pour un coût de près de 200 millions FCFA, destiné à l’opérationnalisation effective du guichet.

A l’ouverture des travaux, le ministre Moulaye Ahmed BOUBACAR a indiqué que la tenue de cette rencontre témoigne de la volonté manifeste des différents acteurs de contribuer à mettre en place un environnement propice à l’émergence et au développement de l’activité économique, à travers l’amélioration continue de l’environnement des Affaires.

Toute chose qui s’inscrit parfaitement, dit-il, dans la vision de la politique de l’excellence prônée par le président de la république, Ibrahim Boubacar KEITA, dans sa volonté d’intensifier le Partenariat Public-Privé, aussi bien sur le plan bilatéral que multilatéral.

Par Abdoulaye OUATTARA




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