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vendredi 22 septembre 2017
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CMA-GATIA: la trêve prorogée

Le cessez-le-feu signé entre la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) d’une part et la Plateforme des Mouvements du 14 juin-2014 d’Alger, le 23 août 2017, qui avait prévu une trêve de 15 jours, a expiré le 6 septembre 2017. À la fin de ce délai, les deux protagonistes se sont retrouvés, hier jeudi, pour renouveler leurs engagements à respecter le cessez-le-feu pour une période de 30 jours supplémentaire, afin, disent-ils, de poursuivre les discussions en cours en vue de parvenir aux objectifs fixés par l’accord de trêve du 23 août 2017.

Cette trêve qui, on se rappelle, avait été arrachée au forceps, le 23 août dernier entre les deux frères ennemis à l’ex-CRES de Badalabougou, a eu le mérite de faire taire les armes dans la région de Kidal pendant une période de 15 jours.
Ces deux mouvements armés, signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger se livraient, depuis le début du mois de juillet, à des violations du cessez-le-feu pour le contrôle de la région de Kidal.
La trêve CMA/Plateforme de 15 jours, qui est arrivée à expiration hier soir, a été renouvelée pour une période de 30 jours cette fois.
Selon les termes de ce document qui vient d’être signé entre les deux parties, il est dit : « Considérant la nécessité de poursuivre les discussions en cours en vue de parvenir aux objectifs fixés par l’accord de trêve du 23 août 2017, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme des Mouvements du 14 juin 2014 d’Alger (Plateforme) exprimons notre consentement à poursuivre, dans les mêmes termes, la trêve pour une durée de 30 jours renouvelable à compter du 6 septembre 2017, date de l’expiration de cet accord. Cette décision est communiquée aux témoins dudit accord, notamment la Communauté internationale, le chef de file de la Médiation internationale ainsi qu’au Gouvernement du Mali et fait foi de notre engagement commun à tout mettre en œuvre pour créer un climat propice à la mise en œuvre intégrale de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger ».
Ont opposé leur signature en bas du document : pour la Coordination des Mouvements de l’Azawad : M. Sidi Brahim Ould SIDATT ; pour la Plateforme des Mouvements du 14 juin-2014 d’Alger : M. Harouna TOUREH ; pour le gouvernement du Mali : le ministre de la Défense et des anciens combattants ; pour la communauté internationale garante de la paix… ; pour le Chef de file de la Médiation internationale…

À noter que cette signature intervient au moment où l’ONU vient d’adopter un régime de sanctions ciblées, mardi dernier, contre toute personne ou groupe qui se rendrait coupable du blocage du processus de paix dans notre pays.

Par Abdoulaye OUATTARA




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