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mercredi 14 avril 2021
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CNPM: l’option d’un comité de crise sur la table

Pour une sortie de crise au Patronat, les responsables de plusieurs Groupements professionnels membres du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), et des Conseils des régions membres du CNPM (soit 26 au total) ont élaboré un mémorandum qui prévoit la mise en place d’un Comité de crise consensuel et inclusif de 30 membres pour diriger une transition pouvant aller de 6 à 12 mois.

Cette proposition de sortie de crise a été rendue publique ce jeudi 11 février 2021, au cours d’un point de presse qui était animé par le Président du Groupement des Commerçants Maliens (GCM), le doyen Soya GOLFA, président dudit Comité de crise, au siège des ‘’Assurances Blues’’ au quartier du fleuve. Il avait à ses côtés, Boubacar Hachimi DIALLO, Mme CISSE Fatoumata KOUYATE, présidente de l’Association malienne des agences de voyage et de tourisme ; Souleymane Baba TRAORE, président de la Fédération des transitaires, Sidi DANIOKO, président du GPAC, ainsi que plusieurs autres présidents d’organisations signataires dudit document.
Dans mot introductif, le Doyen GOLFA a insisté le sur le fait que le patronat appartient à tous les acteurs du secteur privé. Seulement, dit-il, il y a eu des incompréhensions qui sont à l’origine de cette crise préjudiciable au secteur. C’est pourquoi, dit-il, il a jugé nécessaire de trouver une solution pour sauver cette faîtière des patrons.
De son explication, il ressort qu’il y a au total 39 organisations membres du CNPM sur lesquelles 26 se réclament du camp Mamadou Sinsi.
Face à cette crise qui paralyse le patronat depuis octobre 2020, il préconise 3 solutions possibles. A savoir : la solution judiciaire, la solution de la négociation, et la solution de la mise en place d’un comité de crise pour relire les textes et organiser de nouvelles élections. De ces trois solutions, la dernière est celle qui semble être la plus privilégiée par les acteurs au risque de voir le feuilleton judiciaire traîner en longueur.
Pour ce faire, le Doyen Soya GOLFA a invité les acteurs ainsi que les autorités du pays à se mettre d’accord autour de cette solution relative à la mise en place d’un Comité de transition à la tête du CNPM et permettre au patronat de fonctionner avant que le dossier ne soit vidé au niveau de la justice.
Selon les initiateurs de cette rencontre, c’est en sa qualité de doyen des opérateurs économiques du Mali que Soya GOLFA a été désigné comme président du Comité de crise. Après lui, les autres membres seront désignés de manière consensuelle dans les deux camps.
Ce comité a pour mission d’installer une transition au niveau du patronat et de rassembler les acteurs. D’ores et déjà, il y a des négociations en cours.
Au total, 39 Groupements sont affiliés au CNPM.
Pour, Boubacar Hachimi DIALLO, il ne s’agit pas pour les groupements de défendre une équipe, mais de sauver le CNPM. Selon lui, depuis l’échec du consensus, il y a un manque de débat économique, un manque de crédibilité. Pour lui, la justice ne peut sauver le secteur privé quand les acteurs cessent d’être cohérents. Il a rappelé que la crise actuelle du CNPM est née à la suite de l’organisation des élections de renouvellement de mandat du bureau du CNPM vu que le mandat de l’ancien bureau arrivait à terme le 09 octobre 2020. Malgré toutes les tentatives de conciliation, les parties n’ont pu trouver une solution commune de sortie de crise. De fait, elles ont plongé le CNPM dans un nœud gordien avec son corollaire de feuilleton judiciaire et quelquefois de scènes de violence. Toutes choses qui ont des conséquences pour le secteur privé et qui sont loin d’honorer son.
Dans la déclaration lue par Mme CISSE Fatoumata KOUYATE, il ressort que ce sont 26 Organisations sur les 39 que compte le CNPM qui ont validé le mémorandum et la déclaration du 13 janvier à la date du 19 janvier. La liste reste ouverte, d’autres signatures sont en cours.
Selon elle, personne ne défendra le secteur privé à sa place. Personne ne réglera ce problème du CNPM mieux que les acteurs. En tout cas, elle s’est dite convaincue que les décisions de justice ne suffiront pas pour régler le problème au sein du CNPM.

Par Abdoulaye OUATTARA




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