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lundi 16 octobre 2017
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Code de protection de l’enfant: les acteurs valident le document

Le ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a présidé, hier dans un hôtel de la place, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation du projet de Code de protection de l’enfant (CPE). Ce document vise à combler le vide juridique, laissé par l’Ordonnance N°02-062/P-RM du 05 juin 2002 portant Code de protection de l’enfant, qui est devenue caduque.

La ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, SANGARE Oumou BA, était entourée, entre autres, du secrétaire général du ministère de la Justice, des droits de l’homme, garde des sceaux, Boya DEMBELE; de la Représentante résidente adjointe de l’UNICEF au Mali, Alessandra DENTICE, de la représentante du Parlement des enfants, Hawa CAMARA, et de la consultante du document CPE, DIARRA Afousatou THIERO.
Les participants sont venus des services techniques du ministère de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille ; des directions régionales de la femme et de l’enfant; des ONG nationales (GRADEM, COMADE…) et internationales, intervenant dans le domaine de l’enfance (UNICEF, Save the children…); de la Brigade de mœurs; des tribunaux régionaux de l’enfant, etc.
À travers cette rencontre d’une journée, il s’agissait pour la pléiade de participants d’apprécier le document élaboré sous la conduite de la consultante DIARRA Afousatou THIERO.
La Représentante résidente adjointe de l’UNICEF au Mali s’est réjouie de la ratification depuis 1990 par le Mali de la Convention relative aux droits des enfants.
Aussi, a-t-elle soutenu, au cours de ces deux dernières années beaucoup de progrès ont été enregistrés au Mali dans le domaine de l’enfance. Tout de même Alessandra DENTICE a regretté la persistance du mariage précoce des filles au Mali, qui a un impact négatif sur leur scolarisation.
L’émissaire de l’UNICEF au Mali a réitéré la disponibilité de son organisation à appuyer notre pays pour la promotion et la protection des enfants.
Pour sa part, la ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, SANGARE Oumou BA, a félicité tous les acteurs qui ont œuvré à l’élaboration du Code de protection de l’enfant. Et au nom du gouvernement, la ministre a exprimé sa reconnaissance à l’UNICEF, Save The Children internationale et Terre des hommes Lausanne, dont les appuis techniques et financiers ont permis l’élaboration du document, indispensable dans l’arsenal juridique de promotion et de protection de l’enfant.
Selon la ministre, les gouvernements successifs du Mali se sont attachés à développer des programmes et projets pour la promotion de l’enfant par l’adoption de mesures juridiques et institutionnelles pour assurer à l’enfant le meilleur état de santé, d’éducation et de protection possible.
«C’est dans cette optique que mon département a conduit le processus d’élaboration de la Politique nationale de promotion et de protection de l’enfant et son plan d’action 2015-2019 jusqu’à son adoption en conseil des ministres, le 16 juillet 2014» a précisé SANGARE Oumou BA.
L’élaboration et l’adoption du nouveau Code de protection de l’enfant, s’inscrivant, dans le cadre du plan d’action quinquennal, sont une nécessité dans le domaine de la protection de l’enfant.
«Il vient de combler le vide juridique, laissé par l’Ordonnance N°02-062/P-RM du 05 juin 2002 portant Code de protection de l’enfant, qui est devenue caduque pour défaut de ratification par l’organe de représentation nationale», a révélé la ministre de la Promotion de la femme.
Dans la même logique, a rappelé Oumou BA, du 15 au 19 décembre 2014, une équipe d’experts nationaux a planché sur le Code existant, en procédant à son adoption à la réalité actuelle et surtout à la prise en compte des nouvelles vulnérabilités, nées du fait de la crise sécuritaire.
«Mon département attend beaucoup de cet exercice, car il ouvre la voie au processus de l’adoption politique du nouveau Code de protection de l’enfant qui est inscrite à l’évaluation du travail gouvernemental du 1er trimestre 2015» a révélé la ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille.
Le document, soumis à l’appréciation des acteurs intervenant dans le domaine de l’enfant, comporte 300 articles, portant sur les principes généraux, les devoirs fondamentaux de l’enfant, de la responsabilité des parents, des communautés, des collectivités et de l’État.
Par Hamidou TOGO




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