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samedi 18 août 2018
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Combattants Djihadistes: d’où viennent-ils

Le camp de la MINUSMA et de l’Opération Barkhane a été la cible, dans l’après-midi du samedi 14 avril, à Tombouctou, d’une « importante attaque complexe » suivie d’échanges de tirs nourris et de l’explosion d’au moins un véhicule suicide chargé d’explosifs à proximité du camp.

Cette attaque contre l’ONU et la France, à Tombouctou, témoigne d’une évolution inquiétante: outre le fait qu’il s’agisse d’une attaque multiple et complexe (bombardement, véhicules piégés fusillade, etc), les assaillants se sont fait passer pour des militaires maliens et onusiens.
Mais les forces de la MINUSMA, en étroite coordination avec les Forces de défense et de sécurité maliennes et les Forces internationales ont neutralisé plusieurs autres véhicules des assaillants, dont certains étaient marqués d’emblèmes des Forces armées nationales maliennes (FAMa) et des Nations Unies et ont éliminé un nombre important d’assaillants munis de ceintures d’explosifs

Le bilan est lourd. Outre les 15 tués dans les rangs des assaillants, les Casques bleus ont perdu 1 soldat burkinabé et une dizaine d’autres ont été blessés. Côté français, 7 blessés ont été dénombrés. Ils ont été pris en charge par les Casques bleus suédois. Après un passage au rôle 2 (hôpital de campagne), au moins 4 blessés, les plus touchés, ont été évacués par avion vers Gao. Certains pourraient être rapatriés en France.
Cette attaque intervient après 2 opérations menées par Barkhane contre Aqmi dans le nord de Tombouctou au cours desquelles 2 importants chefs djihadistes ont trouvé la mort.
Pour rappel, Mauritanien d’une cinquantaine d’années qui a rejoint Al-Qaïda fin 2006, Ayman Al-chiunguti, l’un des dirigeants du groupe terroriste a été tué il y a une semaine dans une attaque française au nord de Tombouctou. Il a été tué avec cinq de ses élèves et un sixième a été arrêté.
Said Dagdag, alias Abu Abderrahmane Haidra (un chef d’AQMI) a été tué lors d’une opération française au nord du Mali, il y a deux semaines. Originaire de Melilla (sous le contrôle de l’Espagne), il est arrivé au Mali en 2012 avec son compatriote Abu Nur al-andalousy (tué en 2016).
Comme on le voit, les nationalités des morts dans les rangs des djihadistes, montrent la diversité de leurs sources : Mali, Algérie, Mauritanie, Tchad, Libye, Tunisie, Niger, Nigeria, Côte d’Ivoire, Gambie, Burkina Faso, Soudan, Égypte, Maroc, Sahara occidental, Espagne, etc.

Par Bertin DAKOUO




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