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lundi 19 août 2019
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Comité de suivi de l’Accord : les 4 exigences de l’ONU

Le dimanche 14 avril 2019 une délégation conduite par l’imam Mahmoud DICKO a rencontré le chérif dans sa Zawiya de Nioro. Les deux personnalités ont eu un entretien privé de 30 minutes au cours duquel il a réitéré sa volonté de combattre le pouvoir de IBK. A l’issue de cette rencontre, le Chérif a indiqué «notre combat est de sauvegarder notre religion et nos valeurs sociétales, rien au monde ne nous fera dévier de ce chemin».

Après l’accueil, a souhaité la bienvenue à la délégation. Ensuite, il a salué l’effort et la démarche de Mahmoud et tous les Maliens pour l’atteinte des objectifs, à savoir le départ du gouvernement, voire du régime.

«Nous sommes tous liés par le même sang, qui est la religion. Notre combat est de sauvegarder notre religion et nos valeurs sociétales, rien au monde ne nous fera dévier de ce chemin. Le prophète Mohamed, paix et salut sur lui nous a montré le chemin et la pratique de la religion. Malgré certaines difficultés de la vie, nous nous inscrivons l’esclave de notre destin dont le seul maître est dieu. Notre pays le Mali figure parmi les grands empires et nous avons la meilleure culture de tout le temps. Nos bâtisseurs nous ont enseigné le respect et la bonne conduite de l’humanité. Ce qui me donne le droit de vous parler aujourd’hui, en tant que fils de Cheick Hamaoula, en tant que défenseurs des personnes lésées de la société. Je rends toujours hommage à nos combattants et civils qui ont perdu la vie suite à des attaques terroristes. Notre pays fait face à une haute trahison des occidentaux en complicité avec nos gouvernants. Les preuves en sont la modification de notre code de la famille par le président ATT en 2011, l’insertion de l’éducation sexuel complète avec le régime d’IBK, etc… Tout ceci est un moyen de porter atteinte à notre religion et à nos valeurs sociétales. Mon problème aujourd’hui avec le président IBK est une question d’intérêt général, si tel n’est pas le cas, je pouvais faire comme d’autres le fait aujourd’hui, mais qui n’étaient pas avec lui quand nous on était dans les moments difficiles. En 2013 IBK n’était pas mon candidat, c’est lorsque j’ai demandé à mes compagnons fidèles musulmans de faire un choix parmi les candidats, ils n’ont pas pu, c’est la raison qui m’a poussé à choisir IBK parmi tant d’autres. J’étais là, auprès de lui bien avant 2013 quand on truquait ses voix en 2002, 2007, j’étais son seul ami d’après lui avec qui il a confiance. Ousmane Chérif Madane HAIDARA est venu me voir ce jour-là pour me dire ceci :

«Mon père, je suis avec vous, mais je ne serais jamais avec vous, si vous êtes avec l’imam DICKO».

Dès lors je me suis engagé dans ma lutte avec mes fidèles à soutenir la candidature de IBK, pour moi je pouvais imaginer tout sauf ça parce que nous avons eu à mener ensemble une lutte contre le code de la famille d’ATT en tant que musulmans et non HCI puisse que jusqu’au jour d’aujourd’hui c’est l’imam et Ousmane chérif qui sont membres de conseil islamique et non moi. Je ne vous ai jamais parlé de ça DICKO, mais aujourd’hui, c’est le moment de le dire. Mes histoires avec IBK ne finis pas.

Et puis les 111.000.000 millions que j’ai investi dans sa campagne présidentielle n’est qu’un don pour moi en sa personne, car c’est lui qui m’a dit qu’il n’a rien pour commencer sa campagne. Ma position reste toujours intacte, je suis toujours contre lui et je le mettrai hors état de nuire avant la fin de son mandat Inchallah. Je ne suis pas celui qui veut enflammer le pays, ni un terroriste, mais IBK nous a traité des terroristes lors de notre marche du vendredi passé. En disant, si vous organisez cette marche les terroristes peuvent s’associer à vous pour faire des dégâts. Qui sont ces terroristes ?

Notre Zawiya de Niaréla a été la cible d’une attaque des gaz lacrymogènes par des policiers sur instruction du Premier ministre et du ministre de l’intérieur et de la protection civile en complicité avec le maire de Niaréla inchallah nous prendrons acte. Ce même Premier ministre avait donné l’instruction à la douane de Kayes de venir intercepter mes deux véhicules jusqu’à Nioro, chose que je considère comme un abus.

Je n’ai rien dit, j’ai payé 7.000.000 pour chaque véhicule et le reste des véhicules a été stationné à Mauritanie et j’ai pris la décision de fermer toutes mes boutiques pour qu’il sache que ma vie n’est pas liée à cette activité.

Personnellement, je n’ai rien contre Boubèye, je lui ai dit quand il est venu me présenter ses condoléances suite au décès de ma femme. Je suis contre son comportement, c’est pourquoi j’ai demandé au président de ne pas lui confier le poste de PM, ministre de la Défense, ministre des affaires étrangères, ministre de l’Intérieur à part ces postes. Il peut le mettre là où tu veux. Je me demande aujourd’hui si le président jouit de toutes ces facultés à travers les actes qu’il pose. Je termine de dire une fois de plus que je suis toujours contre le président », a dit Bouyé HAÏDARA.

À 14 heures, les travaux ont pris fin par un huit clos entre Cherif et Mahmoud DICKO qui durera pendant une trentaine de minutes.

Transcription de Cheick COULIBALY, chargé de communication du Chérif.

 




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