Communales dans le district: les enjeux expliqués aux acteurs politiques

Dans le cadre des préparatifs des élections communales prévues pour le 20 novembre prochain, une rencontre a regroupé, dans la salle de conférence du district, les représentants des partis politiques du district de Bamako et les organisations de la société civile, mardi dernier.

Pour permettre à tous les acteurs du district de Bamako d’être au même niveau d’information sur les préparatifs des élections communales prochaines, prévues pour le 20 novembre prochain, un cadre de concertation a été créé. Une première rencontre a eu lieu, mardi dernier, sur initiative de l’administration pour donner les informations relatives à la gestion des candidatures des représentants des partis politiques. Elle a permis aux acteurs de comprendre la composition des dossiers à fournir, le délai de dépôt ainsi que les autres formalités à remplir pour prendre part à ses échéances électorales. D’ici à la date indiquée, le gouvernorat du district de Bamako s’est engagé à rencontrer, au moins deux fois par mois, tous les acteurs politiques et de la société civile.
À travers la tenue de ce cadre de concertations, le gouvernement entend mettre tous les acteurs au même niveau d’information afin de les permettre de mieux cerner les enjeux et éviter les supputations.
Sur la base de la révision électorale qui a eu lieu en fin 2015, nous avons au niveau du district de Bamako, au total, 2 319 bureaux de vote ; un million cent douze mille cinq cent quarante-trois électeurs (1 112 543) dont 605 145 hommes et 507 398 femmes.
En commune I, nous avons 200 807 électeurs, dont 107 647 hommes et 94 159 femmes, repartis entre 413 bureaux de vote.
En commune II, il y a 115 054 électeurs, dont 64 807 hommes et 51 247 femmes, repartis entre 239 bureaux de vote.
En commune III, on dénombre 90 430 électeurs, dont 49 555 hommes et 40 895 femmes, qui doivent voter dans 192 bureaux.
La commune IV enregistre 177 943 électeurs, dont 96 534 hommes et 81 140 femmes. Ces électeurs accompliront leur devoir civique dans 375 bureaux de vote.
Sur la rive droite, en commune V, nous avons 245 799 électeurs, dont 132 463 hommes et 113 336 femmes, inscrits dans 519 bureaux de vote.
Enfin en commune VI, les électeurs sont au nombre de 281 510, dont 155 158 hommes et 126 352 femmes, inscrits dans 586 bureaux de vote.
Pour le directeur de cabinet, le chronogramme est jusque-là respecté et l’administration a déjà pris plusieurs actes, notamment, les décisions de création des bureaux de vote, la commission régionale d’organisation des élections.

Conditions d’éligibilité
Pour être éligible au fauteuil de maire d’une des 6 communes du district, il faudra être de nationalité malienne, remplir 3 critères principaux : être citoyen malien ; être électeurs âgés d’au moins 21 ans. Pour être électeur, il a insisté sur la nécessité de disposer de sa carte NINA. Ne pas tomber sous le coup des cas d’inégalité prévue par la loi.
Au terme de la loi électorale, ne peuvent être élus dans la circonscription dans laquelle ils exercent ou dans laquelle ils ont exercé leur fonction, depuis moins de 6 mois, les directeurs de Banque d’État, les inspecteurs des départements ministériels, les représentants de l’État dans le district de Bamako, les communes et les cercles, les contrôleurs de service public et les contrôleurs financiers, les trésoriers payeurs, les greffiers en chefs, les directeurs généraux, les directeurs adjoints et les agents comptables des sociétés publiques et à caractère industriel et commercial, et les chefs de bureau des douanes, les directeurs des centres d’animation pédagogiques, les chefs et directeurs des services publics nommés en conseil de ministre ; le personnel militaire et les agents de sécurité en activités, les agents, etc.
Sont en outre inéligibles au conseil des collectivités, les fonctionnaires auxquels leur statut particulier enlève le droit d’éligibilité, comme le vérificateur général, son adjoint, les personnes placées sous assistances permanentes de la commune et des services sociaux.
Sont également frappés d’inéligibilité au terme de la loi, les comptables des deniers communaux, régionaux et du district de Bamako, les entrepreneurs des services communaux, les agentes de l’autorité de tutelle mis à la disposition de la collectivité, les agents salariés de la collectivité concernée, etc.

Par Abdoulaye OUATTARA

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