Communales du 20 novembre: la sérénité des candidates RPM

C’est dans la sérénité que les Maliens ont voté, hier dimanche, pour élire leurs maires et conseillers communaux dans les 688 circonscriptions électorales. En cette journée, notre équipe de reportage a suivi certaines candidates RPM en Communes VI et III du District de Bamako, ainsi que dans certaines localités de l’intérieur par téléphone.

Animées par un optimisme notoire, grâce aux efforts qu’elles ont abattus pendant la campagne et d’un esprit d’équipe, ces braves candidates ont su éviter tout incident malheureux pouvant discréditer cette journée électorale.
Il est 7 heures du matin. Mme Diakité Mariam Cissé, candidate RPM en Commune VI est en train de préparer le pétrit déjeuneur pour les délègues de son parti. Toujours à domicile, dans un bruit assourdissant, Mme Diakité aide certains candidats égarés à identifier leur bureau de vote, à travers les deux réseaux de téléphonie mobile.
En tout cas aucun moment, nous n’avons vu un spécimen du bulletin vote chez elle, contrairement à des candidats d’autres partis, qui ont amené hier ce document même dans les centres de vote.
Après avoir déployé tous les délégués dans leurs bureaux de vote, Mme Diakité décide alors de s’acquitter de son devoir citoyen. Il est 8 heures 40 à l’Ecole Sékotra, de Magnambougou. Là, tout était en ordre : dans la cour, les forces de l’ordre (gardes, policiers et gendarmes) très discrètes veillaient sur la sécurité des acteurs électoraux (électeurs et agents électoraux).
Les agents de la Délégation générale aux élections (DGA) orientaient les électeurs vers leur bureau de vote.
Idrissa Falaye Diarra, le président du centre de vote de l’Ecole Sékotra :
«Les bureaux de vote ont ouvert à 08 00 et aucun incident majeur n’a été enregistré jusque-là».
Signalons que le Commune VI compte 1.112 053 électeurs dont 507 398 femmes. L’atmosphère était morose, mais selon M. Diarra : «Les électeurs viennent à petits groupes, et le rythme n’est pas cassé. Il n’est que 8 heures, d’ici le soir, les électeurs vont former des files indiennes devant les bureaux de vote. Généralement c’est comme cela à Magnambougou», a-t-il déclaré.
Quant à Mme Diakité, elle dit avoir une conviction pour cette journée d’élections communales: « c’est le Mali qui gagne »
A l’Ecole fondamentale du Point G village, c’est dans un centre de vote très mouvementé que Mme Traoré Djénéba Maïga a voté. En effet, des militants d’autres partis, brandissaient les spécimens aux électeurs, les invitant à voter pour leurs partis. Pire, le Centre du Point G ne disposait pas d’agent de la DGE.
Profitant de cette situation, ces mêmes individus mal attentionnés échangeaient leur service contre la promesse de vote des électeurs qui ne savaient plus à quel saint se vouer.
Pour décanter la situation, Mme Traoré s’est abattue sur la mairie du District pour solliciter le déploiement d’agents de la DGE sur les lieux.
Mieux, Mme Traoré a ordonné son équipe de restauration de servir le déjeuner à tous les délégués, sans distinction de coloration politique.
« C’est cela le rôle de la femme en général. En tant que mère et grande sœur de tous ces jeunes-là, je ne peux pas donner à manger à certains jeunes et laisser d’autres affamés. Qu’on donne à manger et à boire pour tout le monde. C’est aussi l’objectif de mon parti. Rassembler tous les Maliens à chaque fois que l’occasion se présente. Pour ceux qui disent aux électeurs de ne pas voter RPM, on ne va pas rentrer dans leur jeu. Je suis sûre de quelque chose. C’est le Mali qui a gagné le pari de la bonne organisation ces élections communales », a-t-elle dit.
Joint au téléphone depuis Gao, Mme Seïma Issa était dans la même lancée que ses sœurs de Bamako. Selon, elle tout se passe dans la sérénité. Elle aussi trouve que le Mali a relevé un grand défi qui est celui de cette journée électorale sans incident majeur.
En tout état de cause, les femmes maliennes sont restées dans la logique de cette volonté affichée des leaders de leurs partis, qui est celle d’un Mali uni et solidaire, sans distinction de coloration politiques. C’est ce même message d’unité que Mme Diawara Lady Touré, présidente nationale des femmes RPM, a conseillé à propos de ces communales.
«C’est en restant unies que les femmes relèveront les défis qui entravent leur promotion. Les femmes connaissent de contraintes réelles pour leur émancipation politique. C’est donc à elles d’être unies et conquérantes pour surmonter les goulots d’étranglement sur les listes de candidatures », a-t-elle lancé en guise de mobilisation politique en faveur des femmes.

Par Christelle Koné

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