Communales en CIV: l’alliance PSDA/ASMA demande le recomptage des voix

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Les candidats de la liste PSDA/ASMA-CFP en commune IV du district de Bamako étaient face à la presse, le jeudi dernier à la Maison des Ainés de Bamako, pour dénoncer les irrégularités qui ont caractérisé le déroulement des opérations de vote lors des communales du 20 novembre dernier. En respect aux suffrages exprimés par les électeurs, les conférenciers ont appelé à la responsabilité de la CENI afin qu’elle puisse procéder au recomptage des voix.

La tête de liste de l’alliance PSDA/ASMA-CFP, Assétou SANGARE, était la conférencière principale. Elle avait à ses côtés plusieurs de ses colistiers, des responsables et militants de leurs partis politiques respectifs.
D’entrée jeu, elle a salué le gouvernement pour l’organisation de ces élections et félicité le chef de l’État, Ibrahim Boubacar KEITA, pour la promulgation de la loi sur le genre. Toutefois, elle a évoqué que le scrutin du 20 novembre dernier a été marqué par de nombreuses irrégularités orchestrées par certains partis politiques. Aussi, la conférencière a-t-elle décrié la mauvaise organisation du scrutin.
Cette situation a laissé libre place à la fraude et à la falsification des suffrages valablement exprimés par les habitants de la commune IV. Au regard de ce constat, elle dit que sa liste ne reconnaîtra pas les résultats provisoires proclamés par le gouvernorat.
Tout en démontrant que les suffrages annoncés ne correspondent pas aux réalités des votes consignés dans les procès-verbaux, elle a signalé que ce scrutin en commune IV a manqué de transparence et de sécurité dans les centres de vote de l’école Aminata Diop et à l’école « C » de Lafiabougou.
À cet effet, elle a témoigné que les urnes de ces centres non scellées n’ont pu être acheminées au gouvernorat que le lendemain du scrutin (le lundi 21 novembre) vers 14 heures sans aucune sécurité. Pendant tout ce temps, elle imagine les actes de fraude et de falsification qui pourraient être portés sur le vote des citoyens.
Dans tous les cas, l’alliance PSDA/ASMA-CFP a laissé entendre qu’elle ne faisait pas confiance aux chiffres annoncés comme étant ceux des suffrages exprimés à l’issue de ces élections.
Son porte-parole indiqué que les 37 255 suffrages exprimés confirmés par le gouvernorat étaient faux parce qu’à leur avis, ne reflétant pas la réalité du vote exprimé. Elle pense que la mobilisation en commune IV ne peut atteindre un tel record de vote.
« Nous constatons fortement les 37 255 suffrages exprimés en commune IV ne que mensonge et loin de la réalité.
Depuis 2004 à nos jours, la commune IV n’a jamais pu mobiliser plus de 17 000 suffrages aux élections communales, ces données sont vérifiables à l’administration territoriale. En ces temps de découragement généralisé face à la politique, quelle logique a conduit à ce suffrage de 37 255 exprimés », a fait remarquer Assétou SANGARE.
Aussi, a-t-elle informé la presse que leur huissier a fait le constat de toutes ces irrégularités qui seront consignées dans leur dossier de procédure judiciaire. En exprimant sa confiance à la justice du pays, elle espère que le droit sera dit afin de corriger des injustices et de sanctionner les irrégularités qui ont eu lieu lors de ce scrutin.
En conclusion, pour éviter une situation de tension en commune IV, l’alliance demande le recomptage de l’ensemble des suffrages exprimés pour le respect du vote des habitants de la commune IV. En outre, elle demande à la CENI de réajuster et d’agir en tant qu’autorité indépendante à défaut de procéder à l’annulation pure et simple de ce scrutin.

Par Sikou BAH

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