Commune de Bafoulabé: synergie autour des enjeux de développement

Les ressortissants de Bafoulabé, à Bamako, conscients du déficit de ressources humaines, dans leur commune, décident de mettre leurs efforts afin d’apporter leur pierre à la construction de l’édifice communale. C’est dans cette logique qu’ils ont organisé, samedi dernier, à l’hôtel Khasso, à Kalaban-Coura, un débat sur la question du développement local.

La conférence était animée par le Dr Moussa SISSOKO, professeur de l’Enseignement supérieur, en présence des responsables de l’Association, notamment le président intérimaire, Tiéfing DIABATE, le secrétaire général adjoint, Yamadou DIALLO.

Le thème retenu pour cette conférence était: «Les enjeux du développement local: cas de la commune rurale de Bafoulabé».

Ce fut d’abord le tour de Tiéfing DIABATE de souhaiter la bienvenue aux participants avant d’attirer leur attention sur la nécessité d’apporter leur contribution au développement de la commune. Cette commune, selon lui, regorge de nombreuses potentialités. Malgré tout, elle peine à se remettre sur les pieds aux enjeux de la globalisation. Toute chose qui pose, selon lui, la problématique d’un déficit de ressources humaines à la hauteur des attentes et de manque de synergie commune. Dans ce contexte, les ressortissants de la commune à Bamako ne doivent plus assister les bras croisés à cette situation, a-t-il souhaité.

«Nous devons être les éclaireurs de cette communauté afin de poser les jalons d’un développement local durable», a-t-il soutenu.

Quant au conférencier, il a mise en exergue les potentialités, les contraintes et les enjeux de développement de cette commune.

Selon lui, la commune rurale de Bafoulabé occupe une place de centrale par rapport à ses voisins. Car, entourée par, au moins cinq communes, avec le plus grand fleuve de la région et le 2ème grand dans le pays. La commune compte 29 villages pour plus de 19 000 habitants.

Zone d’agriculture par excellence, les sols tiennent encore en majorité, la pluviométrie est confortable. L’élevage y est moyennement développé contre des activités minières très denses. Des plaines aménageables, beaucoup de terres de culture, malgré une dégradation progressive en cours. Ces avantages offrent à la commune de Bafoulabé, une position confortable pour l’amorce de son développement.

Cependant, des contraintes existent, selon le conférencier. Il s’agit, entre autres, de l’insuffisance d’encadrement des paysans, la faible maîtrise des eaux de surface, l’insuffisance de matériels et intrants agricoles, l’existence des ennemis des cultures, la transhumance  mal organisée et divagation, la prévalence des maladies des animaux, du manque de dépôt de produits vétérinaires, de l’insuffisance de matériels de pêches, de la faible capacité de gestion des organisations des pêcheurs, etc.

D’autres difficultés ont pour nom la faible exploitation des ressources minières, la faible retombée économique des industries implantées dans la commune, la faible couverture sanitaire, le mauvais état des infrastructures sanitaires existantes, l’insuffisance d’infrastructures sanitaires

Face à ces contraintes, le conférencier pense qu’il y a lieu de renforcer la capacité de production, de conservation et d’écoulement des produits; de diversifier les sources de revenus; de rentabiliser l’exploitation des ressources minières;  de renforcer les liens entre les villages. Il a insisté sur le renforcement des liens avec d’autres communes (intercommunalité), de créer un cadre de concertation sur le développement de la commune avec l’ensemble des acteurs et même d’instituer une journée de la commune de Bafoulabé.

Au terme des échanges, le président a posé la problématique de la pérennisation du «Statut de Mali-Sadio». Car, développement et culture vont ensemble.

Quant à Kaourou DOUCOURE, de l’Association des ressortissants de la région de Kayes, a appelé les participants et responsables communaux à s’approprier du Code minier pour que les populations puissent mieux bénéficier des retombées des mines. Par exemple, entre deux ou trois millions de francs CFA de taxe qui tombe dans la caisse de la mairie, il préfère une route qui profite encore mieux aux populations.

Par Sidi DAO

 

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