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mardi 1 décembre 2020
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Commune IV: un compatriote sauve le Fonds social des ex-députés

Un ressortissant malien, Boubacar Sidiki SANGARE, résidant en Côte d’ivoire, a décidé de prendre en charge le Fonds social initié par les députés de la commune IV. La décision est consécutive à la dissolution de l’Assemblée nationale mettant ainsi fin à leur mandat.

L’information a été donnée le samedi dernier par Moussa MARA et Assane SIDIBE, les deux ex-députés de la commune IV qui avaient promis de verser leur indemnité parlementaire de 1,5 millions chacun à leur collectivité. C’était lors de la cérémonie de la 3e remise dudit fonds à des bénéficiaires, au siège du Parti YELEMA, en présence de Boubacar Sidiki SANGARE, des membres du comité de sélection, de l’APEJ.
Pour cette 3e opération, la Commission de sélection composée des jeunes de la commune, du représentant de l’APEJ, du Conseil communal a enregistré 94 dossiers de projets. Parmi lesquels, elle a choisi 6 projets qui bénéficieront chacun de la somme de 500 000 FCFA soit 3 millions de FCFA pour l’ensemble du fonds.
S’exprimant à cette occasion, Moussa MARA, Président du parti YELAMA, a rappelé que la mise en place d’un fonds social des députés de la commune IV a été initiée pour lutter contre le chômage et la pauvreté. « Un élu doit être esclave de ceux qui l’ont élu. Il n’a d‘autre satisfaction que de se mettre au service de sa communauté », a soutenu Moussa MARA, ex-député dont le mandat a été écourté par le coup d’Etat du 18 août. PouIls souligne qu’ils sont à l’origine de l’initiative, mais affirme qu’ils n’ont aucune influence sur le choix des projets à financer. « Ce sont des personnalités indépendantes qui font les choix », a-t-il clarifié avant de préciser que tous les résidents de la commune IV sont éligibles au projet sans aucune distinction politique.
Cette distribution correspond à l’indemnité du mois d’août et la dernière des ex-députés.
Toutefois, pour permettre à l’initiative de continuer, Moussa MARA a indiqué qu’un ressortissant malien résident en Côte d’ivoire a décidé de d’alimenter le Fonds social tous les mois. « Mon grand frère, Boubacar Sidiki SANGARE de Lafiabougou qui est maintenant en Côte d’ivoire s’est engagé à prendre en charge les 3 millions de FCFA du Fonds social », a informé M. MARA. Si c’est la première fois que des députés créent un Fonds social, c’est également la première fois qu’un ressortissant malien prenne un tel engagement.
« Nous allons prendre soin de toute ses contributions et lui faire les comptes rendus », a assuré le Président de YELEMA. Et la meilleure manière d’encourager le donateur est la bonne gestion du fonds pour donner la chance à d’autres personnes.
En outre, il a ajouté que l’APEJ aussi a souhaité soutenir l’initiative. Ainsi, la structure s’engage à former et à suivre les bénéficiaires. « Cet engagement est quelque chose de positif », a-t-il apprécié.
Selon l’autre ex-député Assane SIDIBE, la mission d’un élu c’est de « servir et non de se servir ». Aussi, il a souhaité que cet exemple puisse se transformer en un projet national qui bénéficiera à toutes les communes du pays dans le cadre de la réduction de la pauvreté et du chômage.
De son côté, Boubacar Sidiki SANGARE a expliqué que son engagement s’inscrit dans une action citoyenne. « Je ne suis pas politique. Je suis un enfant de la commune IV. Je pense que de telles initiatives doivent être soutenues et accompagnées. C’est pourquoi, j’ai décidé de prendre en charge tous les mois les 3 millions promis par les deux députés », a indiqué M. SANGARE.
L’événement a été marqué par le témoignage des premiers bénéficiaires. Grâce au fonds, ils ont affirmé développer leur projet de créer de l’emploi.

Par Sikou BAH




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