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lundi 17 décembre 2018
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Communiqué conjoint SAM-SYLMA

Les syndicats des magistrats ont appris selon des informations concordantes, que le Premier Ministre voudrait réquisitionner les magistrats à partir de demain mardi 09 octobre 2018.
Si cette information est confirmée, cela dénoterait de la mauvaise foi affichée du gouvernement dans la gestion de la crise. Un dialogue franc et constructif est la meilleure solution pour une sortie de crise afin d’apaiser notre peuple qui souffre déjà d’autres maux.
Les syndicats rappellent que le pouvoir judiciaire est indépendant des autres pouvoirs (exécutifs et législatifs ). A ce titre, et n’exercant aucun pouvoir délégué du gouvernement, les magistrats ne peuvent en aucun cas être réquisitionnés par le gouvernement, pour quelque motif que ce soit.
Les syndicats rappellent que la saisine de la cour suprême par le Premier Ministre, à l’effet de savoir si la grève des magistrats est légale ou pas, est illégale, et le Premier Ministre n’a aucune qualité pour saisir la cour suprême en la matière. Il en ressort que tous les actes subséquents à cette saisine sont donc nuls et de nul effet, notamment une éventuelle décision de réquisition des magistrats.
Par conséquent, le comité directeur du syndicat autonome de la magistrature SAM et le bureau exécutif du syndicat libre de la magistrature SYLIMA, appellent tous les chefs de juridictions et de parquets, tous les juges de paix de la république du Mali et l’ ensemble de leurs militants, à ne donner aucune suite à une éventuelle décision de réquisition des magistrats par le gouvernement et à ne poser aucun acte qui puisse mettre en cause le mot d’ordre. Les syndicats assumeront toute la responsabilité.
Les syndicats rassurent les militants de leur engagement et de leur détermination à faire aboutir les doléances. Les syndicats appellent une fois de plus les militants au respect strict du mot d’orde de grève, à la solidarité et à l’union sacrée autour de la magistrature.
Pour les présidents du SAM et du SYLIMA, et par Ordre, les porte-paroles, MAMOUDOU KASSOGUE, ABDOURAHAMANE MOHAMED MAIGA.




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