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vendredi 6 décembre 2019
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Concours de la fonction publique 2019: 29 514 candidats pour 884 postes à pourvoir

Le ministre du Dialogue social, du travail et de la fonction publique, Oumar Hamadoun DICKO, a lancé, le samedi matin, le concours de recrutement direct à la fonction publique. C’était au Lycée Bah Aminata DIALLO (LBAD), en présence du directeur du Centre national des examens et concours de la fonction publique, le Dr Ousmane MAGASSI, et certains cadres de son département.

Cette année, ils sont 29 514 candidats pour 884 postes qui sont en jeu, alors que les besoins exprimés par les départements ministériels s’élèvent à 7 646 postes.
Après avoir lancé officiellement les épreuves pour la première vague du concours, le ministre du Dialogue social, du travail et de la fonction publique a affirmé que les dossiers de plus de 29 000 candidatas ont été retenus sur l’ensemble du territoire. A Bamako seulement, souligne-t-il, il y a près de 21 000 candidats.
Le ministre Oumar Hamadoun DICKO a signalé la forte participation des femmes à ce concours. Selon lui, cette année les femmes représentent près de 58% du nombre total des candidats retenus pour le concours de recrutement direct à la fonction publique.
Il trouve que le nombre minime des postes à pourvoir, à savoir 884 places, est une préoccupation. Un nombre largement inférieur à la demande exprimée par les départements ministériels. Il justifie ce quota par des raisons budgétaires.
Pour soulager ceux qui ne seront pas retenus, le ministre DICKO a expliqué qu’il y a beaucoup d’autres corps qui sont ouverts aux recrutements. Il a cité entre autres les domaines de la sécurité, de la santé, de l’éducation et le secteur privé.
« Le concours de la fonction publique c’est pour sélectionner les meilleurs pour qu’au finish au niveau de l’administration publique nous ayons les meilleurs cadres », a affirmé le ministre DICKO, avant de souhaiter bonne chance à tous les candidats.
Le directeur du Centre national des examens et concours de la fonction publique, le Dr Ousmane MAGASSI, a noté que toutes les dispositions ont été prises pour le bon déroulement de ce concours. Il a rappelé le souhait des autorités qui est que seuls les meilleurs soient retenus au sortir de ce concours. Pour cela, a-t-il rassuré que tout le processus se fera dans la transparence, sans favoritisme pour que tous les candidats aient les mêmes chances.
Le Dr MAGASSI a appelé les candidats à être sereins et à travailler sérieusement sur la base de leurs compétences.
Ce concours de la fonction publique concerne toutes les catégories (A, B2, B1 et C) et presque tous les cadres de la fonction publique d’État : administration générale, Arts et culture, Agriculture et Génie rural, Eaux et forêts, Elevage, Industrie et Mines, Constructions civiles, Informatique, Service économique, Jeunesse et sport, Douanes, Information et audiovisuel, statistique et Santé.
Pour le premier jour, 6 763 candidats ont pris part aux concours dont 4 789 à Bamako, 195 à Kayes, 724 à Sikasso, 612 à Ségou, 341 à Mopti et 102 à Gao.
Après les épreuves du samedi 30 novembre, d’autres candidats sont programmés pour les 1er, 7, 8 et 21 décembre à Bamako et dans les centres régionaux de Kayes, Sikasso, Mopti et Gao.
Il faut noter que si les besoins exprimés par les départements ministériels s’élèvent globalement à 7 646 (y compris 1 082 besoins exprimés dans les corps dont le recrutement relève de l’ENA), seulement 12,34% de ces besoins ont pu être satisfaits compte tenu de la modicité de l’enveloppe destinée au recrutement de nouveaux agents, c’est-à-dire la masse salariale des nouvelles recrues, prévue par la Loi des finances.

PAR MODIBO KONE




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