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jeudi 22 juin 2017
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Conférence du haut conseil: pourquoi un report s’impose

Mohamed SIDIBE, ancien secrétaire chargé de la communication, ancien président de la commission statut, ancien contrôleur, ancien conseiller spécial du président Habib SYLLA, veut mettre son expérience au service du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME).

Alors que de nombreuses voix se lèvent pour dénoncer la non-tenue de la conférence du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, M. SIDIBE, lui, au contraire, trouve qu’il faut aller à un report.

De son avis, la convocation de cette conférence, par les temps qui courent, serait simplement aventureuse pour, au moins, trois  raisons majeures.

La première raison qui est plutôt technique, porte sur la nécessité de mettre de l’ordre dans les textes régissant l’organisation, qui en l’état sort de son cadre. Il rappelle, à cet effet, que le HCME qu’il est composé d’associations, de regroupements d’associations et d’amicales, existant dans les pays de résidence et déclarés auprès des missions diplomatiques et consulaires du Mali. Dès lors, les membres du Bureau du HCME qui regroupent ces structures au sommet devraient plutôt être élus

Corrélativement à cette insuffisance, l’ancien président de la commission statut montre du doigt l’absence de structure de contrôle au niveau du HCME.

La deuxième raison pour laquelle il faut surseoir à la tenue de la conférence, est que plusieurs pays limitrophes du Mali sont touchés par l’Epidémie de la fièvre à virus Ebola. Il s’agit de la Guinée Conakry, du Libéria, de la Sierra-Léone. Il existe pour ces pays des restrictions de déplacement. Ce qui pourrait les priver de participation à la conférence. Il ne serait même pas responsable de regrouper des représentants de pays touchés par Ebola lors qu’on sait la dangerosité de la maladie.

Il faut dire que le Mali également où des cas mortels ont été constatés n’est pas, en ce moment, un cadre idéal pour abriter un grand rassemblement de nos compatriotes venant de toutes les régions du Monde.

Indépendamment de la décision des responsables du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, il serait également difficile de parier que des délégués d’autres pays africains prennent le risque de venir s’exposer à Ebola en se rendant au Mali. Il faut donc s’attendre à une auto censure des participants qui serait nature à galvauder les assises.

La troisième raison évoquée est que plusieurs Conseils des Maliens de l’extérieur (CME), démembrement du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur dans les pays de résidence n’ont pas encore renouvelé leur bureau. A titre d’exemple, le mandat du Bureau du Conseil des Maliens de l’extérieur de la Guinée Conakry n’expire qu’en mars 2015. Or, les présidents des Bureaux des CME étant d’office membres du Bureau du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, le risque est grand d’assister à des tensions si l’un des présidents n’était pas réélu à la base, alors qu’il siège dans le Bureau du HCME pendant que le nouveau président n’y serait pas.

Ce n’est pas le seul cas, puisqu’il y a aussi le bureau du CME d’Arabie saoudite, présidé par l’actuel 1er vice-président du HCME, celui du Nigéria, entre autres, qui n’ont pas été renouvelés.

Un autre facteur qu’il faut prendre en compte, selon M. SIDIBE, est que la participation des pays en crise tels que la Libye ou la République centrafricaine, où l’on a assisté à un rapatriement massif, les préoccupations se situent ailleurs.  Le risque est grand, alerte-t-il, d’exclure de la conférence les délégués de ces pays du fait d’une situation qui s’est imposée à eux.

Par rapport aux insuffisances des textes, M. SIDIBE propose qu’ils soient revus et envoyés aux CME pour y apporter les amendements nécessaires. Ce qui aurait un double avantage de participer à la redynamisation du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, dans l’intérêt de tous ; mais également de gagner du temps dans la perspective de la conférence.

Au regard de ce qui précède, le report de la tenue de la conférence ne doit pas être compris comme une volonté du président Habib SYLLA de se maintenir en jouant les prolongations de mandat.

D’autre part, dans les nouvelles dispositions à introduire dans les textes, Mohamed SIDIBE insiste pour que le collège composant le Bureau exécutif soit élu en conférence. Cela, est-il convaincu, participerait du redressement du Haut conseil des Maliens de l’extérieur. Ce, dans l’intérêt même de l’organisation ; mais également de l’ensemble des Maliens.

Par Bertin DAKOUO

 




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