Congrès RPM et le défi de l’unité: l’heure de vérité a sonné

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Dans la perspective du 4e congrès du RPM, qui se profile, annoncé comme le rendez-vous de tous les dangers, au sujet duquel les prophètes de malheur ont prédit le chaos politique, des cadres du parti, dénommés les bâtisseurs de l’unité sont à la manœuvre pour déjouer ce scénario catastrophique, en s’illustrant dans la voie du renouveau politique pour le RPM. Enjeux politiques d’un rendez-vous novateur…

Il y a trois ans, le président IBK, victorieux des consultations politiques de 2013, avec le plébiscite populaire qu’on lui connait désormais, s’installait au pouvoir. Il y a trois ans, le RPM, comme la première force politique du pays, à la faveur des échéances législatives qui ont suivi, est subitement devenu l’objet de toutes les convoitises politiques avec des ralliements de tous bords politiques. La ruée politique vers la nouvelle destination prisée est devenue si forte qu’au sein du parti présidentiel, pour ne pas envenimer une situation politique potentiellement explosive, les responsables ont pris leur bâton de pèlerin, auprès des militants, en soutenant qu’il n’y a ni premiers ni derniers militants au RPM. Une bonne règle démocratique, érigée en mode de gestion politique, au sein du RPM, mettant tout le monde à la même enseigne. Autrement dit, au RPM, les nouvelles adhésions étaient célébrées, comme de vraies retrouvailles politiques où militants et nouveaux adhérents convergeaient vers les mêmes idéaux politiques ;
En tout état de cause, c’était là la règle politique admise, même, dans de nombreux endroits du pays, au niveau des sections, à l’intérieur, comme à l’extérieur, les nouvelles adhésions ont également causé quelques difficultés de cohabitation politique ; chacun des militants, nouveaux arrivants et autres voulant coûte que coûte bien se positionner dans l’appareil politique du parti. De là sont nés des soubresauts dans certaines sections avec des structures parallèles, ayant parfois considérablement affecté la cohésion politique du parti. Beaucoup de responsables du parti expliquent d’ailleurs les reports successifs du congrès RPM par des vagues politiques répétitives, nées de ces dissensions internes.
C’est bien là l’un des enjeux politiques de ce quatrième congrès du parti, qui se tient ce week-end, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba, et est annoncé comme le rendez-vous du renouveau politique. C’est en tout cas, l’action politico-diplomatique sous-marine, menée par certains bâtisseurs de la paix, déterminés qu’ils sont dans la perspective de ces retrouvailles à ne pas laisser le parti sombrer dans des querelles byzantines, partisanes, aggravées par l’exacerbation des ambitions personnelles. Ces bâtisseurs de paix, au nombre desquels on cite volontiers l’honorable Mamadou Diarrassouba, l’élu de Dioïla, et non moins questeur de l’Assemblée nationale, ne visent rien d’autre que la renommée politique de leur parti qui va aujourd’hui au-delà du cadre restreint du pays avec la grande influence politique qu’il joue au sein de l’internationale socialiste.
C’est donc au prix d’interminables rounds et conciliabules politiques, rondement menés de maitres mots, que les artisans de l’unité ont pu rapprocher de nombreuses positions divergentes au sein du parti, dans différentes structures du parti, en vue de faire gagner la cause de la paix et de l’entente au service du parti. Des points chauds du parti, comme dans les structures des communes II et III du district de Bamako et ailleurs, à l’image de Kati ou de Gao, ont pu retrouver l’accalmie politique dans la perspective du congrès du parti qui se prépare activement dans toutes les sections RPM. Grâce à la stratégie en faveur du resserrement des liens politiques qu’ils ont su mettre en place, les partisans de l’unité, tel qu’il ressort du constat d’accalmie retrouvée dans les structures locales, ont réussi là où beaucoup ne les attendaient pas. Par leur esprit fédérateur et leur volonté d’union, les partisans de la grande famille RPM, autour des idéaux du président IBK, ont réussi aujourd’hui à faire du congrès à venir, celui des retrouvailles politiques où la confiance sera au rendez-vous. Pour ce consensus politique retrouvé, au sein du parti, il n’est plus un secret aujourd’hui que certains, dans la logique du renforcement des capacités politiques du RPM à l’issue de ce congrès, appellent de tous leurs vœux à des justes promotions politiques à l’endroit de ceux-là qui ont œuvré pour cet espoir retrouvé.
Si le danger, annoncé par les prophètes de malheur, à l’issue de ce conclave politique, tant attendu, a été évité, c’est bien parce que certains s’y sont consacrés résolument, en permettant au parti de retrouver ses marques. Ces champions de la paix doivent connaître la promotion politique. C’est justement le cas de l’élu de Dioïla qui est réclamé, par de nombreuses structures et personnalités du parti, au poste de secrétariat général du parti. Même si l’intéressé lui, selon son entourage, n’est pas demandeur, arguant qu’il sera toujours en mission de son parti, là où il sera, il est évident que pour beaucoup de militants et responsables RPM la récompense du mérite politique doit passer par là, pour cet homme de devoir, au service de l’unité et la cohésion du parti.
Comme quoi au RPM, la culture du résultat n’est pas un vain mot, dans l’optique des militants à la base.

par Sékouba Samaké

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