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vendredi 20 mai 2022
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Conseil Malien des chargeurs: l’Audit des comptes réclamé

Enchantés, qu’ils sont de la convocation pour le 25 avril prochain du collège pour le renouvellement de l’instance dirigeante du Conseil malien des chargeurs, les opérateurs économiques exigent néanmoins un audit des comptes de leur structure avant toute élection. Histoire de voir clair dans la gestion et la situation financière de l’ancienne équipe dont la probité est fortement mise en doute.

C’est avec un ouf de soulagement que le monde des affaires a appris la décision du ministre de l’Equipement, des transports et du désenclavement d’aller dans le sens de la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante au sein du Conseil malien des chargeurs, à travers l’organisation d’élection consulaire, prévue pour le 25 avril prochain. Une décision qui interviendrait au moment où le CMC a fait tant parler de lui à cause de querelles de leadership, de division et surtout de positionnement entre le monde des affaires au point que l’institution a vu son image et sa crédibilité sérieusement entamées.
Par ce renouvellement des organes délibérants, c’est désormais finis tous les tiraillements entre les opérateurs économiques dont les agissements ont porté un sérieux coup au Conseil maliens des chargeurs qui n’arrivent plus à assurer les missions qui lui sont dévolues.
Et pour cause: plusieurs fois citée sur la place publique comme une école de mauvaise gestion, cette chambre consulaire, qui regroupe chargeurs, importateurs, exportateurs et transitaires agréés au Mali, propriétaires ou non de la marchandise et chargés de l’expédition maritime de celle-ci, est paralysée à cause de la fronde de la frange majoritaire des opérateurs économiques qui ne se reconnaissent plus des instances dirigeantes de leur institution dont le mandat a expiré depuis plus de deux ans.
Alors que des initiatives doivent être prises à tous les niveaux pour sortir le CMC de cette situation d’exception pour se mettre dans le sens de la légalité, à travers la mise en place des organes légitimes, l’on s’étonnait depuis plusieurs mois dans le milieu des frondeurs de constater, avec regret, que tout semblait être mis en œuvre, dans les coulisses, pour maintenir l’ordre l’ancien.
C’est pourquoi les contestataires ainsi constitués, ayant engagé la contre-offensive tous azimuts, se disaient ne pas comprendre le peu d’empressement des responsables en charge de leur secteur dans la résolution définitive de cette crise. Impatients donc qu’ils étaient, certains gros bonnets du monde des opérateurs économiques n’ont pas hésité à dénoncer ce flou artistique maintenu sur le renouvellement du bureau du Conseil malien des chargeurs dont les dirigeants actuels ne trouvent leur légitimité que dans une situation de crise qui a pourtant trouvé son épilogue depuis l’élection du Président IBK et celle des députés à l’Assemblée nationale.
En prenant cette décision de renouveler le bureau du CMC, qui permettra certainement de décrisper la situation, le ministre de l’Equipement, des transports et du désenclavement, Mamadou H. KOUMARE, selon un gros bonnet du monde des affaires, ne fait que réparer une injustice. Cela, d’autant plus que sa décision intervient à un moment où l’intégrité et la moralité des responsables du CMC, au rang desquels le président Ousmane Babalaye DAOU et toute son équipe dirigeante, sont fortement mises en doute.
Et pour preuve : dans le milieu des chargeurs, l’on avance un soupçon de «malversation» et de «détournement» portant sur un montant de plusieurs centaines de millions de nos francs.
Autre récrimination non moins importante des partisans de ces affirmations contre l’équipe actuelle de l’institution consulaire: la gestion familière et complètement individualiste de la caisse de l’institution.
Voilà pourquoi les opérateurs économiques demandent au ministre de tutelle de ne pas mettre la charrue avant les bœufs, en exigeant avant toute élection de procéder à un audit sans complaisance des comptes de leur maison commune.
Pour ce faire, ils ont souhaité la mise en place d’une délégation spéciale qui se chargera de gérer les affaires au bout d’un certain temps mais surtout de mettre à profit cette période transitoire pour décortiquer et analyser les comptes de l’équipe sortante et tirer au clair certains dossiers qui demeurent flous.
Pour les opérateurs économiques, les services de contrôle, tels que le Bureau du vérificateur général ou encore le contrôle général d’État peuvent également mettre ce temps à profit pour faire une diagnostic approfondi de la gestion de l’actuelle équipe.
D’ailleurs, cette exigence du monde des affaires n’est pas une première. Elle a été plusieurs fois réclamée dans le seul but d’assainir l’institution consulaire afin que les choses se déroulent dorénavant dans la plus grande transparence.
Par Mohamed D. DIAWARA




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