Search
mardi 20 avril 2021
  • :
  • :

Conseil national de la transition: Malick Diaw au perchoir

Le Conseil national de Transition (CNT) décrété jeudi a depuis le samedi 5 décembre son président. Il s’appelle Malick DIAW, 1er vice-président du CNSP. Son élection a eu lieu le samedi matin au CICB. Candidat de la junte et de la CMAS, seul postulant au perchoir, il a été élu sans aucune surprise, presque à l’unanimité (111 sur 118 votants pour 7 bulletins nuls) président du Conseil national de transition (CNT), lors de sa session inaugurale qui s’est tenue au Centre international de conférence de Bamako (CICB).

Présidée par le doyen d’âge du CNT, M. Djibril DIARRA âgé de 88 ans (né en 1932), cette session inaugurale avait deux points inscrits à l’ordre du jour, notamment l’élection du président et la mise en place de la commission ad hoc en vue de l’élaboration du règlement intérieur de l’organe.
Premier vice-président du Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Malick DIAW, était le seul candidat à la présidence du CNT dont les membres ont été désignés jeudi par un décret du président de la transition. En effet, lors de la déclaration des candidatures selon les articles 5, 6, et 7 du décret, seule la candidature de Malick DIAW a été reçue. Sa candidature était parrainée par 108 membres du CNT sur les 40 requis. A l’issue du vote à un seul tour, l’unique candidature de Malick DIAW a reçu 111 bulletins pour et 7 bulletins nuls sur 118 bulletins enregistrés.
Ainsi Malick DIAW a désormais le marteau symbole de son autorité et devient le Président du Conseil National de Transition au Mali pour la durée de la Transition.
Après Moussa TIMBINE, en mai dernier, c’est Malick DIAW, le Président de l’organe législatif de la Transition qui a reçu, le samedi matin, 5 décembre 2020, le marteau symbole de son autorité pour diriger le Conseil National de Transition.
Tout de bleu vêtu et coiffé d’une chéchia Yourouba, le Colonel Malick DIAW a été longuement applaudi.
Notons que parmi les parrainages par procuration en faveur de Malick DIAW enregistrés ce samedi matin au CICB (au nombre 8), figure celui de l’artiste musicien Salif KEÏTA (en déplacement en dehors du Mali) et, mais aussi, celui l’Imam Oumarou DIARRA. L’Imam rebelle en rupture de ban avec la CMAS qui avait affirmé urbi et orbi n’avoir pas déposé de candidature et rester derrière la position tranchée du M5-RFP, a bel et bien donné mandat à Malick DIAW de porter sa voix lors la séance inaugurale du CNT.
Le Colonel Malick DIAW qui a pris fonction Le samedi même a remercié ses honorables collègues pour leur confiance et promis d’œuvrer dans l’intérêt supérieur de la Nation : ”En me choisissant parmi tant d’autres pour présider le CNT, soyez sûrs que je ne ménagerai aucun sacrifice pour être à la hauteur de cette mission’’.
Selon le Colonel Malick DIAW, Président du CNT, en plus de notre mission de légiférer, il nous faudra nécessairement veiller à l’orientation et au suivi évaluation de la Feuille de route de la Transition.
Après l’élection du président du CNT, place au deuxième ordre du jour: constitution d’une commission ad hoc chargée d’élaborer le règlement intérieur du CNT.
Quinze membres tous nommés vont composer cette commission. 3 places pour les anciens députés, 3 pour les experts ayant travaillé sur la charte de la transition et 9 venant des autres composantes du CNT.
Dans cette commission on retrouve entres autres, Issa Kaou N´DJIM, DIARRA Racky TALLA, Mamadou DIARRASSOUBA, Nouhoum SARR ou encore Hamadoun Amion GUINDO.
Rappelons que le Conseil national de Transition (CNT) compte 121 sièges et regroupe des partis politiques, des représentants de la société civile, des syndicats et des militaires.
Le CNT jouera le rôle d’Assemblée nationale durant la période de transition. Ses membres ont donc un statut de député mais n’ont pas été élus. Ils ont été nommés après le feu vert des militaires.
Dernière institution dans l’architecture de la transition, le Conseil national de Transition (CNT) est attendu sur plusieurs questions brûlantes de la vie de la nation, notamment les réformes institutionnelles et constitutionnelles comme la relecture de la loi électorale, la révision constitutionnelle et la relecture de l’Accord pour paix et la réconciliation nationale.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *