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mercredi 13 décembre 2017
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Consolidation de la paix et de la démocratie: les axes stratégiques du président de l’UDD

Dans son discours d’orientation, lors de la cérémonie d’ouverture de la 2e conférence des cadres de son parti, l’Union pour la démocratie et le développement (UDD), le samedi dernier, au CICB, le président Tiéman COULIBALY, a dégagé les axes relatifs l’impulsion de la démocratie, la gouvernance économique et sociale.

Les délégués des sections de l’intérieur du pays et des six communes du district de Bamako ont pris part à ces assises qui interviennent à un moment charnière de la vie de notre nation confrontée à de nombreux soubresauts. Le thème retenu était : « Rôle et responsabilité de l’UDD dans la consolidation de la paix et de la démocratie ».

L’Honneur et le bonheur des Maliens

Le secrétaire général, Sory SILIMANA, a rappelé que le pays traverse une période éprouvante en raison d’une crise sécuritaire, économique, sociale. En ce qui est des pourparlers d’Alger, il a espéré qu’ils aboutissent à une paix véritable et durable dans le Septentrion.

  1. SILIMANA a réitéré l’attachement de son parti à la vision du Président IBK qui est l’Honneur du Mali et le Bonheur des Maliens. Toutes choses qui cadrent avec la conviction de l’UDD dont la réalisation passe par la valorisation des ressources humaines dont la conférence était l’une des occasions.

L’UDD est le parti de la colombe blanche, a souligné le secrétaire général qui n’a pas douté que la conférence serait un espace approprié et fructueux pour la consolidation de la paix et de la démocratie dans notre pays.

Son intervention a été suivie par le lancement du site web du parti : www.uddmali.org

Une alliance de 15 partis

politiques

Le porte-parole de l’Alliance des forces démocratiques, le Dr Modibo SOUMARE, a annoncé la signature d’une plateforme le lendemain (hier dimanche) entre une quinzaine de partis politiques qui entendent s’unir, soutenir et animer la majorité présidentielle pour plus d’efficience dans les actions.

  1. SOUMARE a révélé qu’il y a un mois que les partis membres de l’Alliance ont pris cette initiative avec en ligne de mire une fusion dans les prochains mois pour former un grand parti politique permettant d’atteindre une masse critique et pouvoir animer de façon intelligente la majorité.

Il a rappelé, par ailleurs, qu’il y a trois ans que notre pays est plongé dans la pire crise de son histoire. Les perspectives à Alger ne rassurent pas. D’où son appel à la vigilance.

Tiéman solde des comptes

Le clou de la cérémonie d’ouverture était le discours d’orientation du président Tiéman Hubert COULIBALY.

Très en verve, M. COULIBALY a pointé du doigt le fait que le peuple malien est contrarié dedans comme en dehors.

En ce qui de son parti, l’UDD, il s’est toujours engagé sur la base d’un patriotisme engagé et reconnu pour l’honneur du pays à tous les moments difficiles. C’est ainsi qu’au plus fort de la crise de 2012, il a adopté une position ferme par rapport à la défense de la Constitution de 1992 en étant membre fondateur du FDR. « L’histoire reconnaitra à chacun sa vérité », a-t-il martelé par rapport à cette prise de position.

Saisissant l’occasion, M. COULIBALY a soldé certains comptes. A cet égard, a-t-il mis exergue, l’objectif du FDR qui était la défense de la Constitution. Ce combat a été une réussite avec le soutien de la communauté internationale. Dès lors, la mission du FDR était terminée.

Le Front n’avait nullement pour objectif de faire la promotion d’un homme, d’un système ; mais il s’agissait de sauver la Constitution, restaurer l’Etat, a-t-il soutenu. Aucune alliance électoraliste n’était dans l’agenda du FDR. Son parti, a soutenu le président COULIBALY, a été fier d’animer le FDR.

Quant au soutien au candidat IBK, il a tenu à mettre les points sur les « i ». Il remonte aux premières heures ; l’UDD l’a soutenu dans sa candidature et il a gagné pour accomplir l’une des missions les plus difficiles après l’indépendance : sauver l’unité nationale ; préserver l’intégrité territoriale. Ainsi, le vieux parti qu’est l’UDD se retrouve à la pointe du combat pour le Mali ; il doit continuer à soutenir le Président IBK pour que son mandat soit une réussite. Tel est le projet de l’UDD a revendiqué son président.

La gouvernance démocratie

au crible

Sur un autre registre, M. COULIBALY a reconnu la persistance des attentes des populations qui s’expriment sous diverses formes. Dès lors, la mission urgente est de travailler en profondeur.

Sur le plan politique, le défi est d’impulser la démocratie. Ce qui passe par une analyse de notre démocratie née après les douloureux sacrifices de 1991. Comment a-t-il été possible que pendant qu’un coup d’Etat intervienne en 2012, pendant que le pouvoir tombait à Bamako, au Nord, le pays tombait ? Est-ce la faute à une faillite du système démocratique ? Des hommes ? De la capacité à réfléchir et à s’organiser ? Pour Tieman Hubert, ce débat s’impose aujourd’hui.

Le ministre qu’il est a soutenu qu’il y a des choses dont le Gouvernement ne discutera avec personne, en référence aux pourparlers en cours. Les propositions qui reposeront dans 10 à 15 le projet séparatistes seront rejetées.

Sur le plan économique, il a noté une croissance du PIB qui atteindra 5,6% en 2015. Insuffisant, certes ; mais pour un pays qui sort d’une crise aussi profonde, il faut reconnaitre que cela est appréciable, selon le président COULIBALY. Le Gouvernement met en œuvre plusieurs stratégies pour impulser la croissance économique, à partir de l’agriculture, la formation professionnelle…

Mais, il a proposé comme piste de réflexions aux cadre de son parti : le Budget peut-il porter l’ambition face aux défis qui se posent ? Pour lui, le pays gagnerait à être original à travers des financements innovants, alternatifs qui engagent chaque Malien en termes de contribution.

La souveraineté budgétaire

Parlant des ‘’affaires’’ qui ont défrayé la chronique nationale et internationale, Tieman a soutenu qu’il y a eu des incidents qui ne sont pas de nature à punir tout un peuple. Pour lui, le Gouvernement n’a rien à cacher comme l’atteste la publication des rapports d’audit ; il n’est pas composé de petits tricheurs. Ce Gouvernement a commis des fautes ; mais quel est le Gouvernement qui n’en commet pas, a-t-il interrogé ? Au bout de cette situation, a-t-il dénoncé, le pays se retrouve avec des contraintes insupportables et inacceptables.

La question de la bonne gouvernance économique se pose à notre pays. Aussi a-t-il exhorté à ce que les Maliens soient les acteurs de leur propre changement.

L’économie déterminant le social, sur ce dernier point, M. COULIBALY a souligné la montée en puissance des revendications catégorielles auxquelles le Gouvernement s’efforce à apporter des réponses. En tout cas, pour les revendications qui sont purement syndicales.

« Il faut accepter de faire des efforts pour la construction de la souveraineté budgétaire. Nous avons des ressources à mettre en valeur et à leur juste valeur pour contribuer au développement », a souligné Tiéman COULIBALY. Il a attiré l’attention sur le fait que la pauvreté mène à tous les vices.

L’UDD, prône le volontarisme économique qui s’exprime dans des principes. Aussi faut-il renforcer l’Etat dans sa défense, l’administration, l’école, la santé…

Tiéman a martelé à l’adresse des cadres de son parti : Nous sommes au pouvoir et nous ne pouvons pas faire comme si nous n’y étions pas. Ils doivent, s’assumer et se remobiliser.

Relativement à l’Alliance qui était en gestion, il a expliqué qu’il s’agit d’un pôle politique pour aider efficacement aux plans politique, économique et social la majorité présidentielle.

Pour terminer, il a martelé que la fièvre à virus Ebola est une réalité et qu’il faut scrupuleusement observer les consignes sanitaires.

Par Bertin DAKOUO

 




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