Construction du nouveau siège de l’INSAH: le Président IBK tient promesse

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Engagement pris par le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, devant ses pairs de construire un nouveau siège pour l’Institut du Sahel (INSAH) au Mali, est en passe de se réaliser avec la visite, hier mardi, à Sotuba, du ministre de l’Agriculture, ministre coordinateur du CILSS, sur le site devant abriter le joyau.
De l’assurance donnée par le ministre Kassoum DENON, les travaux de construction du siège, qui sera bâti sur une superficie de 4 hectares, débuteront incessamment.

Pour cette sortie sur le terrain, le ministre de l’Agriculture était accompagné par le Secrétaire exécutif du CILSS, Dr Djimè Adoum ; du tout nouveau Directeur par intérim de l’Institut du Sahel (INSAH) et de certains membres de son staff, ainsi que le Directeur de l’Institut d’économie rurale (IER).
Cette visite de terrain a pour but de donner corps à l’engagement du Président de la République de doter cette institution spécialisée du Comité permanent Inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) d’un nouveau siège à la dimension de son statut.
Cette promesse du Président IBK, président en exercice du CILSS, devant ses pairs de l’organisation commune, n’est pas un fruit du hasard. Ce d’autant plus après Ouagadougou, qui abrite le siège du CILSS, et le Centre régional AGRHYMET, basé au Niger, c’est notre pays qui a l’insigne honneur d’abriter le siège de l’Institut du Sahel. Mais il se trouve que l’INSAH, depuis plus de 40 ans, est en location. Un petit calcul vite fait, l’on se retrouve avec une somme de plus de 2 milliards de FCFA comme frais de loyers. Si le montant peut paraître insignifiant pour certains, cependant l’ambition pour les hautes autorités du pays est surtout de mettre cette institution et son équipe dirigeante dans les meilleures conditions de travail, à travers un local digne de ce nom et à hauteur des ambitions des chefs d’Etats du CILSS.
Voilà pourquoi le Président IBK, en sa qualité de président en exercice du CILSS, a décidé volontairement de construire le nouveau siège de l’INSA à Bamako. C’est dans ce cadre que le ministre DENON et la délégation qui l’a accompagné ont pu identifier les 4 hectares à Sobuba qui vont bientôt abriter le siège de l’INSAT au Mali.
«Nous sommes venus visiter ce terrain en compagnie du Secrétaire exécutif qui est basé à Ouagadougou pour mettre en œuvre de façon concrète et véritable l’initiative du Président de la République de doter cette institution sous régionale d’un siège digne de ce nom en République du Mali.
Nous avons déjà vu le terrain, le plan topographique est déjà réalisé. Les études de faisabilité vont démarrer incessamment et au bout de 3 à 4 mois nous aurons déjà un plan architecturel qui va nous permettre de démarrer les constructions. Nous avons déjà une instruction budgétaire pour 2017 », a déclaré le ministre coordinateur du CILSS à la fin de la visite.
Visiblement satisfait du début de la concrétisation de l’engagement présidentiel, le Secrétaire exécutif du CILSS a vivement salué les hautes autorités du Mali pour leur engagement sans faille pour la cause de l’organisation sous régionale.
«Cette journée est extraordinaire comme vous avez eu à le témoigner avec nous. Nous avons avec le ministre coordinateur du CILSS, qui a un programme extrêmement chargé et malgré ce programme, il a tenu à venir avec nous à l’Institut du Sahel et venir sur le terrain pour constater la parcelle qui a été allouée par le gouvernement malien à la construction du siège de l’Institut du Sahel », a déclaré Dr Djimè Adoum.
En évoquant son séjour dans notre pays, il a souligné que sa mission, en tant que Secrétaire exécutif du CILSS, c’est d’abord de prendre attache avec le service du CILSS au Mali qui assure la présidence et la coordination de l’organisation sous régionale.
«Depuis les instances qui ont eu lieu à la fin du mois de juin à Ouagadougou, nous avons mené certaines activités et l’occasion nous a été offerte pour venir au Mali pour faire un petit compte-rendu au ministre coordinateur, prendre ses instructions et continuer dans le chemin que nous nous sommes tracés pour le rayonnement du CILSS. L’institut du Sahel faisant partie intégrante du CILSS par rapport à ce changement qui va avoir lieu, l’obligation nous a été faite d’être ici avec les collègues», a conclu Dr Djimè Adoum.
Avant cette descente de terrain, le ministre DENON a rendu une visite de courtoisie au personnel de l’Institut du Sahel. Une présence qui a été mise à profit pour présider la cérémonie de passation de services entre le directeur sortant, Pr Antoine SOMÉ et le nouveau rentrant, M. OUEDRAGO ; avant d’avoir une séance de discussion avec le staff de l’INSAH.
L’objectif étant de partager sa vision du CILSS, ainsi que la démarche et la ligne de conduite qui doivent guider ses visiteurs du jour pour relever les défis qui se posent à l’institution et mériter de la confiance à eux placée par les chefs d’Etats, membres de l’organisation communautaire.
De ce fait, le ministre DENON n’a pas manqué de rappeler à ces interlocuteurs toute l’admiration qu’il avait pour l’ancien Directeur, qui vient d’être appelé à d’autres fonctions, à cause de sa pondération, sa vision des choses pour l’institution et sa qualité managériale. Des vertus et des aptitudes auxquelles il a invité le nouveau directeur et tout son staff à faire siennes afin de redonner à l’institution commune son lustre d’antan.
« C’est un soleil nouveau pour le Comité permanent Inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS). Les partenaires techniques et financiers refont de plus en plus confiance à notre institution, devenue un véritable instrument de lutte contre la sécheresse à travers le développement des projets et programmes de résilience. Il nous appartient aujourd’hui de donner à l’organisation la place qu’elle mérite. Ce qui se passe par votre capacité à être à hauteur de mission et de la confiance placée en vous », a insisté le ministre coordinateur, qui dit ne pas douter de l’expérience et de la qualité des uns et des autres à relever ces défis.

Par Mohamed D. DIAWARA

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