Contentieux électoral: les préfets et les magistrats se mettent à niveau

9

Le dimanche dernier, le ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme Sangaré Oumou Ba a lancé le projet « Gérons notre commune : cas de l‘assainissement » au terrain « Shakali » de Médine. Ledit projet rentre dans le cadre des préparatifs du sommet France Afrique que notre capitale abritera du 13 au 14 janvier 2017.

Le ministre de la Promotion de la Femme, Mme SANGARE Oumou BA, était accompagnée de M. Fatôma Coulibaly, directeur de cabinet du gouvernorat du district, de M. Gaoussou Haïdara, le représentant de la commission nationale d’organisation du sommet France -Afrique, les autorités communales, les leaders religieux et traditionnels, les organisations féminines, et des groupements de jeunes. En effet, le projet « Gérons notre commune : cas de l‘assainissement » est une action qui nécessite la participation communautaire et met chaque citoyen face à ses responsabilités sociétales. Par ailleurs, selon les coordinateurs du projet, sa mise en œuvre va permettre de faire un retour aux sources, enfin d’instaurer une culture ancestrale qu’est le travail collectif. Signalons que ledit projet va également participer à la création d’activités génératrices de revenus pour les femmes et les jeunes sur des produits dérivés de l’assainissement. Il est aussi multisectoriel, à travers son influence sur d’autres secteurs de développement, notamment la santé et l’agriculture.
Dans son allocution, le représentant de la commission nationale d’organisation du sommet France -Afrique se disait convaincu que la mise en œuvre de ce projet participerait à la réussite de l’organisation du Sommet Afrique-France. C’est pourquoi, dit-il, la commission a appuyé le département de la femme dans le cadre du lancement des activités et son appui continuera afin de Quant à M. Coulibaly, le chef du cabinet du gouverneur du district de Bamako, il a soutenu que le projet constitue une excellente opportunité pour les communes du district de Bamako de rendre à la capitale malienne sa coquetterie d’antan. Il a ainsi salué l’initiative, car selon lui, elle constitue un outil précieux pour la salubrité, l’assainissement et l’embellissement de la ville de Bamako.
Il a lancé un appel : « il est indéniable que chaque citoyen comprenne la nécessité du respect du domaine public, l’assainissement de nos cadres de vie », a-t-il dit avant d’assurer que les autorités du district de Bamako ne ménageront aucun effort pour la réussite de ce projet.
Dans son intervention, le ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, a souhaité la reprise de certaines habitudes comme le nettoyage quotidien de nos rues, des pratiques qui sont malheureusement en voie d’abandon. Selon Mme SANGARE Oumou BA, leur reprise demande l’implication de toute la population en général et des femmes et jeunes en particulier.
« Le projet veut contribuer à l’approfondissement de la démocratie locale et à l’appropriation par les populations et notamment les femmes et les jeunes dans la gestion de leur espace vital. Il est important de mener des réflexions sur toutes les opportunités en faveur de l’implication des femmes dans la gestion communale », a-t-elle dit. La cérémonie a été marquée par des sketchs sur l’assainissement. Mme Sangaré a procédé aux remises de matériels d’assainissement aux différentes communes, à la famille fondatrice de Bamako, au coordinateur des chefs de quartiers de Bamako, aux représentants du Réseau des communicateurs traditionnels du Mali (RECOTRADE), aux associations des femmes et des jeunes. Rappelons que ledit projet couvre le district de Bamako et ses environs, sur une période de 12 mois.

Par Christelle KONE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *