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dimanche 19 septembre 2021
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Contestation à la C-SCPCM: des paysans menacent de ne pas vendre le coton à la CMDT

C’est un autre feuilleton qui s’ouvre à la Confédération des sociétés productrices de coton avec la contestation de l’élection de Bakary KONE qui viole, selon certains acteurs du secteur, les textes de l’OHADA. En réaction à cette situation, ils menacent de ne pas vendre du coton à la CMDT.

Révoltés par l’élection de Bakary KONE, des producteurs venus des 42 secteurs des différentes filiales de production, des cotonculteurs, ont tenu un meeting, le 31 août 2021, à Koutiala. Lors de cette rencontre, ils ont apporté leur soutien à la Transition après le maintien de la subvention des instants et l’augmentation du prix du kilo de coton graine.
Toutefois, ils sont sidérés par l’élection, à leurs dires, en catimini, d’un président à la tête de la C-SCPCM.
Ainsi, lors de leur meeting, désormais regroupés au sein du collectif des producteurs de coton, ils ont appelé l’État à s’assumer en vue d’imposer le respect des textes. À défaut, ils menacent de ne pas faire de vente de coton à la CMDT cette année.
Que reprochent-ils à l’élection de Bakary KONE
Lors de l’élection du bureau de la coopérative de Koutiala, selon Gaoussou SANOGO, le bureau sortant apparemment vomi par les paysans impose des textes contraires à ceux de l’OHADA.
« Le jour de l’élection, ils nous ont refusé l’accès à la salle après avoir tenté de nous imposer leur schéma qui consistait à prendre cinq personnes par commune, contrairement aux textes de l’OHADA qui donne la prérogative à la coopérative d’élire le bureau », a expliqué M. SANOGO.
Conséquence : sur les 10 secteurs de la région, 5 localités en l’occurrence Yorosso, Koutiala, M’Péssoba, Kimparana, Konsèguela ont déposé de plainte. Les verdicts, dit-il, sont les mêmes. En effet, rapporte-t-il, les différents bureaux ont été taxés d’illégalité par la justice. Et, selon lui, ce sont les membres de ces bureaux invalidés qui ont participé à l’élection de Bakary KONE à la tête de la C-SCPCM.
Aussi, bien avant, le ministère des Actions sociales dans une correspondance avait appelé à surseoir au processus. Malgré tout, accusent-ils, l’autre camp a persisté pour aller mettre en place un bureau. Tout en rejetant celui-ci, M. SANOGO, au nom des producteurs de coton de la filiale de Koutiala, a demandé l’implication des plus hautes autorités pour un dénouement heureux.
« Comment comprendre, avec la place qu’occupe le coton au Mali, qu’on puisse mettre en place un bureau sans une supervision de l’APCAM, de la CMDT, du ministère du Développement et celui des actions sociales ? », s’interroge-t-il.
À Kita également, des actes d’irrégularité ont été posés soulèvent les contestateurs. Là-bas aussi, ils ont refusé la salle à 32 CPC sur 50 pour ne distribuer les cartes d’électeur qu’aux seules personnes à la solde du bureau sortant, a rapporté Moumady KEITA. Face à la situation, il a indiqué qu’une plainte en bonne et due forme a été déposée au niveau du Tribunal, dont le verdict est en attente.
Qu’est-ce qu’ils exigent
Au nom du collectif des 42 secteurs des 5 filiales, le Président du collectif des producteurs de coton, Amidou KONSOGO, a lancé un cri d’alerte à l’endroit des autorités de la transition.
« Après quatre mois d’attente, nous demandons l’application des assises sur le coton… Nous ne demandons de l’argent encore moins de postes, mais l’application des textes et des recommandations issues des assises sur le coton : la mise en place d’un bureau transitoire, le transfert de la gestion des engrais à la CMDT, la révision de la clé de répartition de la ristourne », demande-t-il.
Au cours de ce meeting d’information et de mobilisation, les paysans qui y ont pris part n’ont pas caché leur soutien au PDG de la CMDT, Dr NANGO DEMBELE, dont l’engagement a conduit de nombreux paysans à décider de cultiver le coton, après une année de boycott. Et de présenter les excuses du monde paysan au PDG, pour les coups qu’il prend à leur place.

Par Sikou BAH




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