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jeudi 22 juin 2017
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Contrôle physique des enseignants : cafouillage dans le démarrage des opérations

L’opération de contrôle physique des enseignants relevant de la fonction publique a démarré, hier mardi. Les mêmes dysfonctionnements et faiblesses annoncées lors des premières journées de l’opération se sont de nouveau reproduits. La preuve: le début de l’opération, qui était annoncé à 8 heures du matin, a finalement commencé après 13 heures.   

Le lycée Askia Mohamed de Bamako est l’un des sites retenus à Bamako pour l’opération dont l’objectif est de faire le point des emplois tenus, de disposer d’une base de données, d’appréhender la position statutaire des agents et d’engranger des éléments en vue d’une réorientation de la politique de gestion et de modernisation de l’administration publique des collectivités.

Au Lycée Askia Mohamed de Bamako, ils étaient des dizaines d’enseignants, de conseillers pédagogiques; bref, le personnel de l’éducation qui a abandonné le travail pour se soumettre à l’opération. Assis à même le sol, ces travailleurs de l’État attendaient impatiemment leur tour.

Pour ce premier jour, il a été relevé plusieurs difficultés et dysfonctionnements que des travailleurs nous ont confiés. Toute chose, ont-ils ajouté, susceptible de dénaturer l’objectif de l’opération.

À l’attente depuis plusieurs heures, Kalipha FOFANA, Conseiller pédagogique au Centre d’animation pédagogique (CAP) de Bamako-Coura, a décrié le retard dans le démarrage de l’opération. Il a expliqué que le processus, qui devrait commencer à 8 heures, a finalement démarré jusqu’à 13 heures.

Par ailleurs, il se demande comment les autorités ont planifié ce processus qui n’obéit, à son avis, à aucun principe. Il serait mieux, pour lui, que les agents recenseurs passent CAP par CAP ou d’école en école pour éviter le désagrément auquel ils sont en train d’être victimes.

Pour cela, il a interpellé les autorités de mettre les moyens à la disposition des acteurs pour la bonne mise en œuvre de l’opération afin qu’elle ne soit pas un frein au fonctionnement de l’administration et du système éducatif.

Drahamane TRAORE, enseignant à l’OPAM I CAP de Bozola, lui et certains de ses camarades ont été informés hier à midi. Contrairement à Kalipha FOFANA, il a décrié le manque d’orientation et d’indication pour situer les gens. D’un ton de colère, il résume la situation d’un désordre total.

Selon Drahamane TRAORE, les raisons de retard pour début de l’opération expliqueraient par le fait qu’un agent a du égarer l’argent de payement et certaines fiches administratives.

« Ce sont des agents de l’administration qui sont venus nous apporter cette information pour expliquer le retard accusé», a-t-il précisé.

Aussi, Souleymane GAKOU, de la direction nationale de l’éducation non formelle, furieux de même que certains de ses collègues, a confirmé de cette information.

Par Sikou BAH

 




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