COP 22 à Marrakech (Maroc): les enjeux et les priorités pour l’Afrique

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Le président du groupe des négociateurs africains sur les changements climatiques, non moins conseiller spécial du président de la République, Seyni NAFO, a animé, hier mardi, une conférence de presse sur les enjeux et les priorités de la COP 22, qui aura lieu à Marrakech (Maroc) du 7 au 18 novembre courant. C’était dans la salle de conférence du Secrétariat général de la Présidence à Koulouba.

Le conférencier a tout d’abord fait un récapitulatif de la COP 21 qui s’est tenue dans la capitale française en 2015. Selon lui, lors de cette COP 21, les 196 pays participants se sont mis d’accord sur un accord inclusif.
Pour leur part, les pays africains, a-t-il expliqué, ont retenu comme priorités l’adoption d’un accord équilibré et ambitieux ; la mise en place d’initiatives sur l’énergie renouvelable et l’adaptation à travers la recherche de moyens pour la concrétisation de leurs politiques sur le climat.
Aussi, le président du groupe des négociateurs africains sur les changements climatiques d’ajouter qu’il a été question de faire une discrimination positive en faveur des pays les moins développés qui ne dégagent que 2,5% des gaz à effet de serre.
Selon l’Ambassadeur Seyni NAFO, la mise en œuvre de l’Accord de Paris interviendra plutôt que prévue, soit à partir du 4 novembre courant. Seulement, il a regretté le fait que seuls 40% des pays africains aient ratifié ledit accord et que les pays africains les plus développés trainent toujours le pas.
Parlant la COP 22, qui se tient à Marrakech (Maroc) du 7 au 18 novembre, le président du groupe des négociateurs africains sur les changements climatiques, Seyni NAFO, a évoqué les attentes des pays africains qui sont entre autres : adopter des décisions globales, y compris les programmes de travail pour maintenir l’élan politique en vue d’assurer la mise en œuvre accélérée et efficace de l’Accord de Paris ; aboutir à des résultats concrets sur les mesures d’adaptation pour les pays vulnérables ; prendre la décision d’augmenter significativement l’ambition de toutes les parties prenantes durant la période pré 2020 ; promouvoir la mise en œuvre d’initiatives concrètes telles que l’initiative africaine sur les énergies renouvelables et de l’initiative africaine sur l’adaptation.
Aux dires du conseiller spécial du président de la République sur le climat, le gouvernement, au plan national, a adopté en conseil des ministres une communication pour conforter le leadership de notre pays au plan international et pour opérationnaliser les recommandations urgentes de la COP 21. Des recommandations qui ont pour noms : la mise en place du secrétariat de la présidence malienne du groupe des négociateurs africains sur les changements climatiques ; le fonctionnement du comité changements climatiques ; la révision des contributions prévues déterminées au niveau national ; le renforcement des capacités nationales en montage de projets ; la mise en œuvre de l’initiative africaine de l’énergie renouvelable et de l’initiative africaine sur l’adaptation, la sauvegarde du fleuve Niger et le programme de la grande muraille verte et la mobilisation des engagements financiers.
Par ailleurs, le conférencier a souligné que l’initiative de l’Afrique sur l’adaptation au changement climatique sera mis en œuvre à travers la concrétisation de quatre piliers qui sont : améliorer les infrastructures climatiques et d’observation, les systèmes d’alerte précoce et les systèmes de projection multi-décennales des changements climatiques ; soutenir le développement et la mise en œuvre de politiques nationales, régionales et institutionnelles ; faciliter la mise en œuvre de projets spécifiques sur le terrain afin d’améliorer les mesures d’adaptation; renforcer la capacité des pays africains à accéder à des ressources et de mobiliser des ressources supplémentaires à travers le plaidoyer.
Le conférencier a affirmé que le président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, participera à la COP 22 les 15 et 16 novembre. Et que dans son discours à la rencontre du Segment haut niveau, le 15 novembre, le chef de l’Etat parlera de l’opérationnalisation des initiatives et la priorisation de l’adaptation dans la mobilisation des 100 milliards de dollars qui doit être mobilisés tous les ans. Aussi, a-t-il informé, que le président de la République plaidera en faveur de la mise en place d’un dispositif global de haut niveau du suivi des engagements financiers de Paris et l’évaluation des résultats sur le terrain.
Quant à l’intervention du président de la République à la faveur du sommet africain, le 16 novembre, le conseiller Seyni NAFO, a informé que le locataire de Koulouba reviendra sur la priorisation de l’adaptation dans la mobilisation des 100 milliards (doublement du niveau actuel 16-18% à 32-36%) et abordera la mise en place d’un dispositif global de haut niveau du suivi des engagements financiers de Paris et l’évaluation des résultats sur le terrain.

PAR MODIBO KONE

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