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jeudi 13 décembre 2018
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COP24: les ambitions et les attentes du Mali

Le Mali participera à la 24è Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, plus connue sous le nom de COP24, se tiendra du 3 au 14 décembre 2018 à Katowice (Pologne). A moins de 72 h de l’événement, (vendredi dernier) les membres de la Commission nationale d’organisation de ce grand rendez-vous international sur le climat, étaient face à la presse, dans la salle de conférence du ministère des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine.

Initiée par le ministère de l’Environnement et du développement durable, cette conférence de presse avait pour objectif d’expliquer aux hommes de médias les enjeux, les particularités et les ambitions et les attentes du Mali à cette Conférence des Nations Unies sur le climat qui se tient tous les ans.

La conférence était animée par la présidente de la Commission nationale d’organisation, GOLOGO Aminata DIARRA, non moins chef de cabinet du ministère de l’Environnement. Elle avait à ses côtés le point focal de la COP au niveau du ministère de l’environnement, Drissa DOUMBIA ; le représentant de l’AEDD, le Dr Lassana COULIBALY ; le représentant de la Commission environnement de l’Assemblée nationale, l’honorable Drissa TANGARA ; du représentant de Mali-Folkcenter ; Lassana COULIBALY ; le représentant de Rand-Gold, Ilias DIARRA, etc.

A travers cette COP24, il s’agit pour le Mali de capitaliser les acquis, assurer à notre pays une bonne visibilité et nouer des partenariats pour le financement des projets innovants.

Dans ses mots introductifs, Mme GOLOGO Aminata DIARRA a souligné que la lutte contre les effets néfastes du changement climatiques s’impose à nous comme une priorité nationale. Ils déterminent de nos jours le choix des politiques de développement socioéconomiques.

Face à cette situation, le Mali ambitionne, non seulement de renforcer la mise en œuvre des actions nationales, mais également de diligenter les projets et programmes dans le cadre du financement et de la mise en œuvre de la contribution déterminée au niveau national.

Selon les conférenciers, l’une des tâches les plus importantes de cette 24è session de COP consiste à élaborer et adopter un ensemble de décisions garantissant la pleine application de l’Accord de Paris, conformément aux décisions adoptées à Paris (COP21) et à Marrakech (CMA1.1).

En outre, la COP24 inclura le «dialogue de facilitation» destiné à soutenir la mise en œuvre des engagements nationaux.

Drissa DOUMBIA, point focal de la COP au niveau du département, pour sa part, a rappelé que sur la base de l’Accord de Paris, les parties se sont engagées à réduire à l’horizon 2030 les émissions de gaz dans le secteur de l’Energie de 31% ; 25% dans celui de l’Agriculture et 21% dans le secteur de la forêt.

Selon lui, les enjeux majeurs de ce rendez-vous se situent à trois niveaux, à savoir : l’adoption de la feuille de route de Paris. Car, a-t-il fait savoir, 2018 constitue la dernière année pour les pays d’adopter ce document signé le 4 novembre 2015 à Paris.

Le deuxième enjeu de taille est relatif à l’augmentation des ambitions de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Et le troisième et dernier enjeu a trait au financement. Il s’agit, selon M. DOUMBIA, d’accélérer la mobilisation des 100 milliards de dollars annoncés à Paris.

Pour lui, l’entrée en vigueur de cet accord historique, prévue pour 2020, est intervenue le 4 novembre 2016 prenant de court tout le monde, y compris le Mali. Toutefois, s’est-t-il félicité, le Mali est aujourd’hui suffisamment avancé dans le cadre de la mise en œuvre de cet accord de Paris.

Mieux, a-t-il fait savoir, le Mali est parmi les 5 pays africains à avoir une feuille de route sur la mise œuvre de cet accord et à disposer d’un plan d’investissement.

Dans ce document, a-t-il expliqué, l’accent a été mis sur 6 points essentiels : la gouvernance, l’adaptation, l’atténuation, le renforcement de capacité et le Monitoring suivi-évaluation dans la mise en œuvre des programmes et projets liés au changement climatique, etc.

Au sortir de cette conférence, notre pays, diront les conférenciers, compte signer plusieurs contrats de partenariat afin de mobiliser le maximum de fonds pour les projets identifiés.

A Katowice, le Mali ainsi que les autres pays africains espèrent vivement que la question de financement des programmes sera enfin réglée. Et pour cause : à Paris, les pays industrialisés, qui avaient fait la promesse d’alimenter annuellement un fonds de 100 milliards de dollars, trainent toujours les pas dans le cadre du respect de cet engagement.

Par Abdoulaye OUATTARA

 




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