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mercredi 25 avril 2018
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Corruption et délinquance financière au Mali: la CPLC et le JUPREC sensibilisent sur les fléaux

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de lutte contre la corruption, la Communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption (CPLC), en partenariat avec le Projet Justice, prévention et réconciliation (JUPREC), a organisé, hier mercredi, au Grand hôtel de Bamako, une conférence-débat sur le thème : «Ensemble, luttons contre la corruption».

La rencontre était présidée par le représentant du vérificateur général, Famory KEITA, en présence de la présidente de la CPLC, Mariétou SENOU; du représentant du Projet JUPREC, Dramane Yacouba DIALLO ; du représentant du «Mouvement ça suffit», Harouna BAH ; des membres de plusieurs organisations de lutte contre la corruption et plusieurs étudiants.
L’objectif de cette conférence est d’outiller les participants issus essentiellement de la société civile pour leur participation à l’amélioration de la gouvernance financière et économique au Mali, notamment en matière de lutte contre la corruption, la délinquance financière et la mauvaise gestion.
Elle a été l’occasion pour les participants de s’imprégner des enjeux nouveaux auxquels nous devons tous faire face comme la lutte contre le terrorisme et ses manifestations multiformes.
Les conférenciers ont entretenus les participants sur quatre thèmes: ‘’ Corruption au Mali: quelle solution ?’’ ; ‘’la problématique de l’application de la loi sur l’enrichissement illicite : enjeux et perspectives’’ ; ‘’Corruption, terrorisme, paix et sécurité : quels liens et quelles solutions?’’; enfin une présentation a été faite sur le rapport annuel 2015 du Vérificateur général.
Selon la présidente de la CPLC, le 9 décembre a été instituée par les Nations unies comme Journée internationale de lutte contre la corruption.
Pour elle, le thème retenu cette année: ‘’Ensemble, luttons contre la corruption’’, est pertinent d’autant plus que nous devons lutter contre ce fléau avec toute l’énergie nécessaire. Un phénomène, qui selon Mme SENOU, est l’ennemi du développement social et économique. A son avis, la corruption est l’une des causes des mauvais résultats économiques et un handicap de taille pour la réduction de la pauvreté.
Ainsi, face à l’ampleur de la situation, Mariétou SENOU a appelé la société civile à initier des actions plus rigoureuses en faveur de la lutte contre la corruption.
Quant au représentant du projet Justice, Dramane Yacouba DIALLO, il a rappelé que leur projet intervient à travers trois axes d’interventions, à savoir l’accès à la justice, la lutte contre l’impunité et la réconciliation.
M. DIALLO a salué les efforts des autorités maliennes qui ont placé la lutte contre la corruption et la délinquance financière au centre de leurs actions prioritaires.
Il en veut pour preuve la mise en place du Bureau du vérificateur général, de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite, des pôles économiques spécialisés ainsi que des services de contrôle au niveau de tous les ministères.
Cependant, il a fait remarquer que la lutte contre la corruption et la délinquance financière est une tâche complexe qui requiert l’implication de tous les Maliens pour que les efforts aboutissent à des résultats perceptibles et bénéfiques pour l’ensemble de la société.
«La lutte contre la corruption, pour être efficace, nécessite une véritable prise de conscience de la population en général et des acteurs de la société civile engagés, en particulier. Il faut que tous soient sensibilisés à l’importance et à la nécessité de déployer ensemble les efforts indispensables pour le développement d’une vraie culture d’intégrité », a expliqué le représentant du projet JUPREC.
Pour sa part, le représentant du vérificateur général, Famory KEITA, a ajouté qu’au nombre des solutions politiques sur le phénomène de la corruption, les autorités ont imaginé en 2002 un dispositif institutionnel inédit qui s’est traduit par la mise en place d’un organisme indépendant, pouvant servir de contrepoids aux faiblesses constatées dans la gestion publique, notamment dans le cadre de la corruption et la mauvaise gestion. Un dispositif nommé le Bureau du vérificateur général.
Selon M. KEITA, aux différentes vérifications qu’effectue le bureau du vérificateur général, s’ajoute l’évaluation des politiques publiques qui consiste généralement à rechercher si les moyens juridiques, administratifs ou financiers mis en œuvre permettent de produire les effets attendus d’une politique et d’atteindre les objectifs qui lui sont fixés.
Il a soutenu que la lutte contre la corruption et la délinquance financière est un défi majeur qui se pose face à la quête d’une bonne gouvernance. Une réussite qui requiert indubitablement la participation de chacun et de tous.

PAR MODIBO KONE




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