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vendredi 20 mai 2022
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Coup de gueule de Bandjougou DANTE: ‘‘je ne crois pas qu’un apprenti dictateur peut remettre en cause la liberté de la presse au Mali’’

Le président de la Maison de la Presse, Bandjougou DANTE, en recevant les vœux du parti CNID à sa faitière a alerté, hier mercredi, contre ce qui est considéré comme une campagne de paupérisation des médias au Mali. Sans l’aide à la presse depuis 3 ans, les autres avantages dont les organes de presse bénéficient sont également menacés cette année.

Le parti CNID a tenu ce mercredi 26 janvier la 23è édition de la présentation de vœux à la presse dans la salle de conférence du Conseil national du patronat du Mali.

Occasion d’aborder les conditions de vie et de travail des journalistes. Celles-ci s’altèrent de plus en plus à cause de plusieurs facteurs.

Le président de la Maison de la presse, Bandjougou DANTE, lors de cette rencontre a rappelé les différents chantiers en cours pour rendre plus professionnels les journalistes dans le traitement de l’information.

En outre, il a indiqué que des efforts étaient en cours pour créer une loi pour régir la presse en ligne et les médias sociaux ; deux domaines en pleine expansion avec l’évolution de la technologie.

« Nous voulons indexer l’aide de l’Etat à la presse dans le budget national comme c’est le cas pour les partis politiques pour sortir de la mendicité qui dépend de la volonté du bon vouloir et de l’humeur du chef du jour», a également indiqué M. DANTE.

Pour lui, la liberté de la presse est à l’actif du mouvement démocratique, et n’est pas à placer au compte de qui que ce soit.

« Je ne crois pas qu’un apprenti dictateur aujourd’hui peut remettre en cause la liberté de la presse au Mali. Nul ne peut l’accepter », a tempêté le président de la Maison de la presse.

S’il est vrai que les journalistes, compte tenu du contexte sensible dans le pays, souvent s’autocensurent, a signalé M. DANTE, toutefois il ne sera jamais question de faire une alliance avec aucun pouvoir, quel que soit sa nature, pour remettre en cause les libertés fondamentales ; notamment la liberté de la presse.

D’un regard très menaçant, il soutient que des autorités étaient dans une approche d’affaiblir la profession.   

« Les nouvelles violations de la liberté de la presse, c’est l’entretenir savamment dans la pauvreté. On travaille à ‘’misérabiliser’’ la presse malienne. On travaille aujourd’hui à créer les conditions contre l’épanouissement de la presse pour qu’elle meurt lentement et sûrement en la privant de ses ressources », fulmine M. DANTE.

Pour preuve, argue-t-il, les choses les plus élémentaires comme les abonnements sont coupés. Cela est méchant et impardonnable, a dénoncé le président DANTE.

« C’est l’occasion pour nous d’appeler toutes les forces démocratiques à la création d’un environnement favorable permettant aux différentes structures de la presse de travailler dans l’épanouissement. Rien ne sert d’appauvrir quelqu’un pour le faire perdre sa dignité », sonne-t-il la mobilisation.

Auparavant, il avait eu une pensée aux responsables de presse décédés en 2021 et récemment.

PAR SIKOU BAH




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