Couverture du besoin national en ciment: diamont cement pour une 2è usine vers Nioro du Sahel

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La société de cimenterie Diamond Cement Mali SA (DCM) a ouvert, le vendredi dernier, les portes de son unité de broyage de Dio-Gare aux hommes de média pour une visite de sa chaine de production. Elle participe de la volonté de DCM de s’ouvrir au monde extérieur afin qu’il puisse se faire une idée de la qualité du ciment et des conditions dans lesquelles le produit est fabriqué. Aussi, va-t-elle être l’occasion pour la société de s’entretenir avec la population sur ses projets.

Cette visite au cœur de l’unité de broyage de Dio-Gare de la société DCM est le début d’une série de journées de porte ouverte de ladite société. Cette visite inaugurale s’est déroulée en deux temps.
En premier lieu, des responsables de la société, dont son administrateur général et son Directeur général, respectivement Ibrahima DIBO et Subrahmanyam KASTURI, se sont entretenus avec les visiteurs du jour. Cet entretien a été suivi d’une visite guidée de l’unité de broyage de Dio-Gare.
Avec ces responsables, il a été question de la convention d’établissement de l’entreprise, sa contribution au développement du pays, à travers la lutte contre le chômage et à la réduction significative du prix de vente de ciment dans notre pays. Aussi, il a été cas de leur projet d’ouverture d’une autre usine de ciment vers Nioro du sahel qui aura une capacité de production d’un million de tonnes de ciment par an.
D’entrée de jeu, l’administrateur général de la société a expliqué que DCM est une usine de cimenterie intégrée qui part de la clinkérisation à la production du ciment, avec un site à Astro dans la région et une unité de broyage à Dio-Gare dans la région de Koulikoro. Ces deux entités qui forment DCM, précise M. DIBO, produisent en moyenne par an environ 750 000 tonnes de ciment contrairement à la convention d’établissement de la société qui est d’un million de tonnes avec une possibilité d’extension à 1 200 000 tonnes sur un besoin national de 2 millions de tonnes.
Opérationnelle depuis 3 ans, M. DIBO a indiqué que DCM est une société de droit malien qui contribue fortement au développement socio-économique du pays, via la lutte contre le chômage, la formation de jeunes maliens, la construction des salles de classe, etc. A cela s’ajoute la réduction du prix du ciment qui, auparavant à tous les niveaux, n’était pas en dessous de 110 000 FCFA/t. Avec DCM, malgré les difficultés de sources d’alimentation en électricité, le prix du ciment a considérablement baissé entre 87 000 FCFA et 74 000 FCFA, la tonne de ciment de DCM est cédée, selon qu’elle soit achetée sur le site d’Astro ou de Dio-Gare, a précisé M. DIBO avant d’ajouter que leur ambition est de couvrir le besoin national en consommation de ciment pour que le Mali ne fasse plus recours à d’autres pays comme le Sénégal pour l’importation du ciment dans le pays.
« Avec l’expertise et l’engagement, notre pays regorge d’immense potentiel de gisements qui entrent dans la fabrication de ciment. Nous avons le gisement de ciment sur plus de 400 km dans la région de Kayes. Compte tenu de cette réalité et dans le souci de contribuer au développement de notre pays, nous voulons ouvrir une 2e usine », a dévoilé l’administrateur général.
Sur ce sujet, il a informé ses interlocuteurs qu’ils ont introduit les dossiers afférant à ce projet auprès des autorités nationales pour leur aval les autorisant à commencer les travaux de construction de cette 2e usine. Il nourrit l’espoir que celle-ci aura une capacité de production d’un million de tonnes par an et un impact certain de réduction du prix de ciment à la tonne, si elle venait à se concrétiser.
« Si cette 2e usine venait à s’ouvrir, les Maliens pourraient avoir la tonne de ciment au moins cher que le prix actuellement donné par Diamond Cement. Ce qui est un avantage certain pour les consommateurs maliens », a soutenu M. DIBO.
Il n’y a pas que ces avantages, indique M. DIBO, parce que tout comme les unités de Astro et de Dio-Gare, celle de Nioro du Sahel participera également à la lutte contre le chômage des jeunes, à la relance économique du pays, à travers à sa contribution au PIN national et à l’impôt. D’où, son appel aux autorités nationales de diligenter ce dossier pour la satisfaction totale des besoins de la population en ciment.
Cet entretien a été suivi d’une visite guidée des locaux de la chaine de production de la société. Les visiteurs du jour ont découvert la cellule de contrôle, à la chambre broyage, le site de stockage des matières premières et le laboratoire de contrôle. De tous ces maillons de la chaine, DCM affirme que leur souci est de respecter leurs engagements dans la convention, s’agissant de la qualité du produit et de son prix.
Quant à la qualité du produit, un contrôle minutieux est fait sur le produit pendant au moins 28 jours avant qu’il ne soit mis sur le marché dans l’optique de garantir un produit fini de qualité aux consommateurs.

Sikou BAH

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