Couverture électorale: le CIGMA met à niveau les journalistes

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Le Centre d’information gouvernementale du Mali (CIGMA) a organisé, le samedi 19 novembre, un atelier de mise à niveau des journalistes sur la couverture électorale. C’était au Relais touristique Timbouctou à Magnambougou, sous l’égide du directeur du CIGMA, Manga DEMBELE.

La cérémonie d’ouverture de la formation était le directeur du CIGMA, en présence du secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et de la communication, Cheick Oumar MAIGA, formateur.
Selon le directeur du CIGMA, la présente formation s’inscrit dans le cadre de la mise en place d’une relation de partenariat entre sa structure et les hommes de média. Aussi, a-t-il souligné, en cette période électorale, le CIGMA a jugé nécessaire d’attirer l’attention des journalistes sur certaines notions de base relatives à la couverture électorale.
Par ailleurs, Manga DEMBELE a rassuré qu’une série de formations à l’intention des journalistes est inscrite dans l’agenda du CIGMA. C’est dans la même lancée qu’il a sollicité l’accompagnement des journalistes pour rendre visible et lisible les actions gouvernementales.
Le secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et de la communication, pour sa part, a ajouté qu’il est important de rafraîchir la mémoire des journalistes sur les notions d’éthique et de déontologie, surtout en cette période électorale.
Aussi, a-t-il expliqué, en cette période d’élection municipale, le rôle de la presse est extrêmement important. C’est pourquoi, a fait savoir M. MAIGA, il est important que les journalistes sachent qu’à travers les informations qu’ils véhiculent, les citoyens se feront une idée sur les candidats et partiront voter.
«Les informations données par les journalistes peuvent influencer le choix des électeurs au profit des candidats qui ont de bons projets de société. Pour ce travail d’information de la population, les règles élémentaires comme le Code de l’éthique et de la déontologie doivent être observées par les hommes de média pour rester dans le jeu du véritable professionnel. Les journalistes doivent traiter les informations sans contrepartie parce que la période électorale est très sensible. Pour qui connait les contestations post-électorales en Afrique, il est important que les journalistes aient comme bréviaires le Code d’éthique et de déontologie et avoir toujours à l’esprit l’adage qui dit ‘’les faits sont sacrés, les commentaires sont libres’’», a affirmé Cheick Oumar MAIGA.
Par ailleurs, a-t-il expliqué, les journalistes ne doivent pas se laisser embarquer dans des attaques contre des personnes. Et qu’ils doivent se donner le devoir de parler du contenu des programmes des candidats en invitant les candidats à des débats d’idées. L’objectif étant d’aider les populations à mieux comprendre et à mieux choisir.
Durant toute la journée, les spécialistes de la presse et des questions électorales ont tour à tour entretenu les journalistes sur différents thèmes importants.
Notons que le thème «Règles de déontologie et d’éthique de la presse » a été exposé par Cheick Oumar MAIGA, secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et de la communication.
Le doyen de la presse, Diomanssi BOMBOTE, lui a entretenu les participants sur le traitement de l’information en période électorale.
Quant au Directeur général de l’ORTM, Sidiki N’Fah KONATE, il a développé le thème sur le rôle de la presse dans la consolidation de la paix et de la démocratie.
Notre confrère Alassane Souleymane et Yacouba BERTHE, juriste, expert électoral, ont respectivement présenté les thèmes : «Liberté de presse et responsabilité sociale du journaliste» et «Le mode de scrutin pour les élections communales du 20 novembre».

PAR MODIBO KONE

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