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lundi 30 novembre 2020
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Crise scolaire: ce que les nouvelles autorités proposent aux enseignants

Après un premier rendez-vous le vendredi dernier, à Kati, les nouvelles autorités du pays et les syndicats enseignants ont eu une autre rencontre, hier lundi, dans la ville garnison. À l’ordre du jour, l’application de l’article 39 portant statut du personnel enseignant. Il nous revient que des propositions ont été faites aux enseignants par les autorités qui ont promis d’aller voir leur base avant de revenir autour de la table aujourd’hui mardi.

La gestion de la crise de l’école, dont la reprise est imminente, depuis quelques jours focalise toutes attentions. C’est dans ce cadre qu’une importante rencontre a eu lieu, ce 31 août à Kati entre les militaires et les syndicats enseignants.
La qualité des acteurs présents à ce rendez-vous témoignait, dit-on, de l’importance de son ordre du jour. Selon des sources proches de la rencontre, il y avait, en plus de l’ensemble des responsables syndicaux des ordres d’enseignement concernés, ceux des ministères de l’Éducation nationale, de l’Économie et des finances et des cadres du trésor. Il y avait également, la Commission de conciliation nationale qui a supervisé l’accord entre le gouvernement et les enseignants après que l’ex-président ait donné l’ordre pour l’application immédiate et intégrale et immédiate de l’article 39 sous la pression du M5-RFP ; les représentants de l’Association des parents d’élèves et la Commission ‘’Une école apaisée et performante’’.
Côté CNSP, on y notait la présence de hauts responsables, dont le deuxième Vice-président, Sadio Camara et Souleymane Sangaré en plus du patron de la junte militaire, le Col Assimy Goïta.
D’entrée de jeu, c’est le Col. Goïta lui-même qui a pris la parole pour remercier les enseignants et les responsables des ministères en charge de la question pour les efforts entrepris dans le cadre de la gestion de cette crise. Pour lui, il ne s’agit pas d’une nouvelle négociation qui commence, encore moins une quelconque volonté de remettre en cause un acquis syndical, mais la nécessité d’échanger pour être au même niveau par rapport à la situation d’un bien commun qui est le Mali. Point de doute, que les nouvelles autorités ont conscience de l’importance de l’école, de la place des enseignants dont elles ne sauraient piétiner les droits. Mais selon le premier responsable du CNSP, la situation du pays est préoccupante au point qu’il serait difficile de faire face immédiatement à l’ensemble des revendications. Après son retrait, selon nos sources, les échanges se sont poursuivis avec les techniciens de l’école et des finances sur les détails sous la houlette du premier vice-président du CNSP, le colonel Sadio Camara.
Il nous revient que les techniciens des finances ont expliqué aux enseignants, les difficultés particulières du moment à cause de l’annulation des emprunts du moment, le retrait des partenaires ayant conduit à la suspension de plusieurs engagements financiers en faveur du pays. Pire, au niveau national, les techniciens ont fait cas de difficultés de mobilisation financière qui est à son niveau le plus bas.
Après des échanges fructueux, les parties ont convenu, nous a-t-on rapporté, de l’alignement et le payement des arriérés de 2020 sur les salaires du mois de novembre 2020. En deuxième point, les autorités s’engagent à payer les arriérés de 2019 en deux tranches : une première tranche en décembre 2020 et une seconde tranche qui sera payée au mois d’avril 2021.
À l’issue de ces échanges, il nous revient que les syndicats enseignants ont aussi salué les autorités du moment de leur disponibilité avant de leur promettre d’aller restituer à leur base avec de revenir autour de la table ce mardi 1er septembre 2020.

Par Sidi DAO




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